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 ❝ Je sais plus si je rêve encore.

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E. Lula Marshall
 Préfet
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Messages : 39
Date d'inscription : 14/09/2012
Âge du personnage : quinze ans
Section : étincelle
Classe : classe f

MessageSujet: ❝ Je sais plus si je rêve encore.   Sam 22 Sep - 17:49


je ne sais plus si c'est ta voix qui me donne la
nausée au réveil ou si c'est le gris au dessus
des toits, et si c'est le gris c'est pas pareil.
L'après-midi touchait lentement à sa fin, le ciel courrait se cacher derrière les nuages dans sa chute brutale, exilé de son trône et de son royaume par la valse du temps. La bibliothèque de l'établissement était encore éclairée par la lumière du jour, dans un coin de la large salle impeccable se tenait la bibliothécaire le nez plongé dans on ne sait quel livre aux passionnantes aventures. Avec ses cheveux argents coiffés en un soigneux chignon et ses lunettes qui lui donnaient un air sévère, son attitude de sévérité et le regard meurtrier qu'elle menaçait de lancer dissuadait quiconque de la déranger. Seuls les respirations et le bruissement des pages blanches que l'on tourne troublait le calme exigé dans la pièce. Un lieu de travail où Lula semblait trouver son bonheur.

L'une des rares présences humaines, petite silhouette courbée sur sa feuille quadrillée qu'elle remplit de son écriture bleue fine et appliquée, son nez retroussé et ses sourcils froncés avec son petit air concentrée, ses lunettes sur les yeux. Parfois, elle relève les yeux vers le manuel ouvert en grand à côté d'elle, parfois elle replace une de ses mèches blondes en arrière et parfois encore, elle se redresse pour tourner la page, inspirant comme de l'air comme si elle était en apnée depuis le début de son exercice.

Les autres ont dû prendre leurs cahiers et leurs livres pour les jeter dans un coin au bout d'une demi-heure et profiter de leurs temps libre. Mais, Lula, cette studieuse élève à l'air sérieux a pris ses affaire, s'est trouvée une chaise et s'est installée. Petite princesse arrogante qui lançait un regard à vous faire tomber à la renverse à qui oserait s'asseoir à sa table et troubler sa douce quiétude sucrée. Lula, elle n'a pas le temps de courir dehors, elle n'a pas de temps à perdre à bavasser de sujets sans intérêts avec des filles qui n'en ont pas plus. Des cerveaux de limaces, des paysannes, des roturières face à la future reine du monde qu'elle est. Ah, qu'elle rigole doucement de sa supériorité. Et puis, surtout la gamine n'a jamais été douée nie en sports, ni en relations sociales. Alors, elle prend son air de peste et elle s'y accroche comme à une bouée.

Soudain, la reine s'agite, elle prend son air méprisant et agacé. Il n'y a plus d'encre, alors elle fouille d'une main rapide dans sa trousse, à la recherche d'une cartouche. Aujourd'hui, Lula se sent profondément embêtée, irritée par un peu tout et n'importe quoi. Depuis, ce matin comme si un nuage la suivait depuis qu'elle s'était levée. Elle peste, insulte, maudit et enrage comme une lionne en cage, une furie. Certains diraient qu'elle s'est juste levée du mauvais pied, qu'elle est juste à fleur de peau, que c'est l'occasion de lui faire tourner la tête jusqu'à la rendre folle.
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Arlem S. Sweeney
 Etincelle
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Messages : 13
Date d'inscription : 08/11/2012

MessageSujet: Re: ❝ Je sais plus si je rêve encore.   Ven 7 Déc - 21:52




faut mieux en rire que prendre froid.
Il savait pas vraiment où il allait, vagabondant plus qu'autre chose dans les couloirs. Il voulait juste oublier qu'il avait cramé le lit d'un Aerial qui l'avait fait chié et les problèmes qui allaient lui tomber dessus dans peu de temps. Arlem errait dans les couloirs en silence, les semelles lisses de ses converses épousant parfaitement le sol sous ses pieds. Seule la musique qui s'échappait de ses écouteurs venait fragiliser le calme des lieux déserts. Il avait glissé un écouteur dans son oreille, l'autre pendant autour de son cou. La voix du chanteur d'Imagine Dragons se heurtait au silence des longs couloirs et l'australien enfonça ses mains dans ses poches, savourant la mélodie rythmée que lui chuchotait son iPod. N'écoutant qu'à moitié les paroles de la chanson que passait l'appareil électronique, il continua d'avancer droit devant lui, tournant seulement quand les murs l'y obligeaient. Sans réellement sans rendre compte, il se stoppa devant la bibliothèque de l'académie. Hésitant un instant – parce que les bouquins, c'est pas vraiment son truc – il finit finalement par faire un choix et entra dans la pièce. L'odeur du papier emplissait la pièce et une douce chaleur réchauffait la pièce. La bibliothécaire, quand à elle, lui jeta un regard mauvais en l'entendant débarquer. De un, parce que le volume de sa musique était – à peine – trop élevé et de deux, parce qu'il était connu pour être Pyro. Et les tendances pyromanes de monsieur, elle s'en passerait bien. Surtout dans sa précieuse bibliothèque. Il arqua un sourcil, augmenta le son de son iPod et la défia du regard. Les orbes azures brillèrent d'un court éclat métallique et la vieille dame n'osa rien dire. Il conclut l'échange silencieux d'un petit sourire satisfait et baissa le volume de manière à ce que seul lui l'entend. Arlem jeta un coup d’œil circulaire à la pièce pour repérer une présence autre que cette vieille mégère de bibliothécaire. Oh tiens, Lula la pétasse était là.

Un sourire carnassier s'esquissa sur ses lèvres tandis qu'il s'étirait comme un chat. L'australien fit mine d'ignorer la blonde – qui l'avait à coup presque sûr remarqué vu sa précédente entrée – et se dirigea vers les étagères remplies de livres en tout genre. Il slaloma dans les allées, promenant ses doigts sur les couvertures des livres en rythme avec sa musique. Il avait remit ses deux écouteurs en place, et aucun son extérieur à son monde ne filtrait. I'm waking up, i feel it in my bones. Pourtant, il observait toujours la petite blonde du coin de l’œil. Il avait entendu des éclats de voix tôt ce matin dans le dortoir des Étincelles et rien qu'avec ça, il savait que la miss Marshall était de mauvaise humeur aujourd'hui. Encore plus que d'habitude, en fait. Love to make my systems go. La chanson continuait de déverser son flot de paroles dans les oreilles et Arlem se stoppa dans son errance littéraire. Il fit demi-tour – sans aucun livre à la main – et s'approcha de l'adolescente de sa démarche féline. L'ex brun enleva un de ses écouteurs pour le glisser autour de son cou et le laisser pendre tranquillement. La mélodie chantait désormais à voix basse mais légèrement audible pour quiconque se tenait assez prêt de Pyro. Welcome to the new age, to the new age. Le jeune homme attrapa la chaise voisine à celle de la studieuse petite Lula et la retourna dossier face à la table pour s'installer dessus, coudes croisés sur le haut du dossier et tête qui reposait sur le tout. Sa voix passa la barrière de sa bouche. Hé Marshall, c'est faux. Et il appuya sa remarque d'un tapotement irritant du doigt sur la soit-disant faute. Parce qu'elle avait sûrement écrit un truc juste, c'était même quasiment sûr, mais il avait juste eu envie de la faire chier. Alors il s'était amusé et vu la bonne humeur dont faisait preuve actuellement la blonde, elle risquait de vite répliquer. La chanson continuait de filtrer à volume bas et les paroles firent apparaître un rictus au coin des lèvres de l'australien. Whoa, whoa, i'm radioactive, radioactive.
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E. Lula Marshall
 Préfet
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MessageSujet: Re: ❝ Je sais plus si je rêve encore.   Dim 9 Déc - 17:05


when you're around me i'm radioactive.
my blood is burning, radioactive. i'm
turning
RADIOACTIVE.
Lula écrivait plus vite, balançant en vrac les tâches d'encre sur sa feuille d'un geste agacé et continu que rien ne semblait pouvoir arrêter, comme si sa main savait parfaitement la danse à exécuter. Des mots et des mots, des chiffres, des suppositions et des conclusions qui se mélangent, s'entremêlent dans sa tête alors qu'elle fronçait encore, toujours les sourcils sous son masque de froideur glacée. La porte s'ouvrit, et aussi discrète qu'elle aurait pu l'être, dans le silence quasi total qui enrobait le sanctuaire littéraire, on ne pouvait que le remarquer de toutes façons. Surtout quand l'insolant importun se montre aussi discret, avec sa musique qui lui hurlait dans les oreilles.

L'adolescente, dans un geste assassin, releva les yeux pour envoyer deux boulets de canons sur l'énergumène : un garçon de taille moyenne, à l'apparence assez svelte, filiforme et à la chevelure remarqua par sa couleur bleue. Une connerie, énorme, béante qui se voit à des kilomètre. Comme ce matin où elle est descendue prendre son petit déjeuner, ses cheveux coupés courts et teints d'une couleur lumineuse de barbie plastique pour leur dire d'aller se faire voir. Tous. Mais, Sweeney c'était juste un petit con arrogant, Sweeney c'était sûrement pas vraiment une grosse bêtise, Sweeney, c'était bien celui qui pouvait le moins lui ressembler. Bon Dieu ! Cette pensée lui créait un haut-le-cœur. Il sembla se glisser vers les étagères croulantes d'ouvrages aux impeccables couvertures et aux titres en grosses lettres.

Aujourd'hui, de par son humeur tout à fait massacrante et sa diligence coutumière et quotidienne, elle n'était le moins disposée du monde à se laisser distraire par des futilités, particulièrement quand ces futilités s'appelaient Sweeney. Alors, la benjamine Marshall reporta son attention sur son particulièrement intéressant exercice de mathématiques, elle se replongea dans les chiffres et les expressions littérales, les courbes qui n'en finissent pas. Elle tourna la page si gracile qu'elle semblait sur le point de se déchirer au moindre mouvement qui aurait été un peu brusque. Encore cette page. Et ensuite ? Ensuite, il lui restait l'histoire à revoir une énième fois, une période à redécouvrir une nouvelle fois jusqu'à inscrire chaque information jusqu'au plus profond de sa chair. Mentalement, elle planifiait, calculait chaque information, chaque détail de sa minutieuse petite vie aussi ordonnée qu'une horloge. Tout devait être absolument parfait et la reine ne tolérerait pas la moindre bavure, même infime. Ce serait le châtiment de mort.

« Hé Marshall, c'est faux. » Un doigt vint tapoter de manière insistante sur sa feuille, avec ce bruit de tapotement et cette voix qui sonnait goguenarde qui l'irritèrent presque immédiatement. L'adolescent s'était installé sur la chaise voisine, sa tête reposant sur ses avants-bras comme la jolie pomme rouge, luisante qui attendait qu'on dire dessus lors d'une fête foraine. Et de ses écouteurs s'échappaient cette chanson, encore et encore qui l'empêchait de se concentrer, l'agaçait au plus haut point comme une douleur lancinante, qui part et revient aux grés d'oscillations aléatoires. Lula s'était redressée, l'avait fixé un instant comme hébétée, avant de brandir ses armes de guerre branlantes, prête à lancer la prochaine vague, rafale de balles à laquelle il répondait à coup sûr.

« Et qu'est-ce que t'en sais Sweeney, t'as arrêté d'être plus con que tes pieds pendant la nuit ? » Son regard se posa sur la faute, furtif, rapide, à peine un cou d'œil pour vérifier qu'elle n'avançait pas ce qu'elle ne pourrait pas rattraper par la suite. Elle avait relevé la tête, le menton dans une expression fière, les lèvres pincées et elle le jaugeait du regard comme s'i n'était rien alors qu'il devait bien faire une bonne tête de plus qu'elle, alors qu'elle l'incendiait du regard comme s'il avait pu se consumer sous ses yeux instantanément. Elle le haïssait. Elle n'aurait pas pu mettre précisément le doigt dessus : ses yeux railleurs ou ses rictus moqueurs peut-être mais, tout en lui l'exaspérait, l'insupportait avec violence.

« Et ta musique de sauvage est trop forte, enfin vu la taille de ta cervelle je me doute que tu dois pas arriver à écouter quelque chose de plus évolué...mais, elle insupporte. En clair, bouge. Je ne te souhaite pas une bonne journée. » Si la froideur était habituelle de la part de l'adolescente, sa voix semblait battre des records de condescendance, vibrant sous la pointe de colère qu'elle n'arrivait pas à étouffer alors qu'elle lutait pour ne pas exploser, rassemblant tout le peu de calme dont elle était incapable. Elle était indifférente. Indifférente. Indifférente. Et lui, n'était rien, rien de plus qu'une gêne un peu trop collante.
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