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 ▄ Lula; tu sais quand t'es pas là, tu sais, moi, j'fais n'importe quoi.

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E. Lula Marshall
 Préfet
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Messages : 39
Date d'inscription : 14/09/2012
Âge du personnage : quinze ans
Section : étincelle
Classe : classe f

MessageSujet: ▄ Lula; tu sais quand t'es pas là, tu sais, moi, j'fais n'importe quoi.   Sam 15 Sep - 23:53

Fiche d'identité
Nom : Marshall
Prénom : Ebony Lula mais appelez-la juste Lula parce qu'est Ebony c'est moche. C'est laid. C'est vieux et qu'elle voit toujours la petite vieille courbée.
Âge / Anniversaire : quinze ans - quatre juillet
Nationalité : britannique
Section : étincelle
Don : Protection Lula, elle pourrait vraiment vous sauver un jour: elle peut former dans un espace un champs de protections contre les attaques. Évidemment, plus l'espace est grand (plus il y a de gens à protéger quoi), plus cela lui demande de la concentration et de l'énergie. Elle a besoin de faire le vide dans son crâne, si elle faisait attention à autre chose, son bouclier s'affaiblirait voir disparaitrait complètement. De plus, cela lui demande un effort assez considérable pour que cela ne dure pas éternellement et la fasse tomber de fatigue. Inutile de préciser, que la plupart du temps, elle l'utilise plus pour elle-même que pour les autres. ♥


physique
Taille : un mètre cinquante cinq et demi
Poids : quarante-sept kilos
Couleur des yeux : bleus, comme sa tante.
Couleur des cheveux : châtain à l'origine, teint en blond.
Signe distinctif : a souvent des accessoires dans les cheveux, fait petit fille sage. Depuis, la mort de sa mère, elle a commencé à s'éloigner de plus en plus de sa famille, poussant l'idée jusqu'à se teindre les cheveux en blond couleur blé. A des lunettes de vue pour lire.


caractère
Qualités : studieuse, intelligente, travailleuse, déterminée, pas si mauvais fond, ambitieuse.
Défauts : prude, madame je-sais-tout, hautaine, méprisante, mauvaise en relation sociale, paumée, naïve, gamine, fière, envieuse.

Lula, t'es pas la plus jolie, t'es pas la plus grande, pas la plus forte ou la plus sportive, toi, t'as plutôt l'air de glisser, tituber sur tes deux jambes comme si tu chaussais des talons un peu trop hauts. Mais, tu relèves la tête, tu fais comme si, comme tu penses. T'as l'air de t'envoler au premier coup de vent, tu t'effondres comme un château de cartes au premier obstacle. Et toute ta forteresse se brise par terre, y a tout qui se barre, tout qui fout le camps.
Mais t'es la plus intelligente, t'es précoce, au-dessus de la moyenne, des pauvres gens lambdas du bas peuple sans intérêt. Alors, comme une gamine qui veut jouer au grande, tu t'élèves, tu bombes fièrement le torse et déjà tu poses une couronne sur ta tête. T'es la reine, on sait pas trop de quoi, pas trop de qui mais, t'es la reine du monde. La meilleure élève, celle qui a toujours son nom associé à un vingt sur vingt, celle qui réussit tous les tests, tous les examens avec les félicitations. Toi, tu sais toujours tout sur tout, les formules de maths, tu connais ça par cœur, l'histoire géographie tu la fais sur une jambe, les sciences, tu fais ça les yeux fermés. T'es toujours la première, à lever la main, à être meilleure que tout le monde. T'étales ton savoir encore et encore, qu'est-ce que t'en es fière. D'être la fille qu'on envie, qu'on regarde d'un mauvais œil envieux d'être tellement forte, en toutes les matières. Toutes sauf deux : le sport et les relations sociales.
Et là t'as un double zéro bien rouge, qui fait bien mal au cœur. Parce que t'as toujours la tête dans tes livres et tes cahiers à réviser, à travailler plus que n'importe qui, à apprendre, à étaler ton savoir. Parce que t'y crois, qu'en savant tout, tu vas vraiment dominer le monde. Mais, dés qu'il faut parler aux gens, dés qu'il faut gérer les relations sociales t'es la pire, tu t'essouffles en à peine quelques secondes. Ah, c'est facile de dire que les autres sont des êtres stupides qui ne pensent qu'à s'amuser, que les autres sont cons, sans intérêt. Ils sont normaux, ils ne t'apportent rien, ils sont futiles. C'est beaucoup trop facile de se cacher derrière des excuses comme ça, d'afficher un air blasé et méprisant quand l'on vient te demander ton exercice de maths, de prend un air profondément exaspérée comme si t'avais que des idiots en face de toi. La vérité, c'est juste que tu sais pas t'y prendre.
Tu les prends de haut, tu te moque d'eux et tu les rabaisses comme s'ils n'avaient aucun intérêt et pourtant. Qu'est-ce que tu donnerais cher pour être comme eux, pour accoster les gens comme si de rien n'était. Mais, toi, personne peut te voir parce que t'es qu'une garce, qu'une peste quand tu veux. Tu sais pas comment être gentille, comment rire de tout, tu sais pas comment saluer les gens normalement. Tu te sens plus bête que tes pieds, les autres, ils te font peur. Parce que c'est pas une histoire de logique, une règle qu'on apprend par cœur, les gens. C'est pas aussi simple que deux plus deux fait quatre. Et toi, t'as beau être la plus intelligente, t'as pas encore compris comment on faisait pour parler aux autres. Tu sais pas dire je t'aime, tu sais pas faire des compliments ou compatir, t'es pas très à l'aise quand il faut toucher les autres.
Alors tu les rejettes, c'est un peu plus facile à faire que de jouer la funambule. T'es encore qu'une enfant, la tête dans les nuages, les yeux pleins d'étoiles des histoires de princesses en haut d'une tour et des princes au cheval blanc qui défient le méchant dragon. T'es naïve, t'as aucune expérience dans la vie. Même si tu prends un air sûre de toi, que t'as l'air d'en connaître un rayon avec ton petit air fière, au fond, tu n'y connais rien au monde. T'es facile à embobiner, facile à faire tourner comme une danseuse jusqu'à te faire perdre la tête.
En fait, t'es juste un peu paumée comme fille. Tu sais pas trop quoi faire de toi-même, pour plus tard, maintenant. On te parle de choses d'adultes mais, t'y comprends rien, tu sais pas vraiment. Oui ou non, c'est qu'une pile de peut-être et de on verra, tu dis que t'as le temps. T'es juste perdue et pas très bien dans tes baskets : t'aimerais bien être quelqu'un d'autre, plus grande, plus jolie, plus autre chose. Tu te sens mal sur tes échasses imaginaires alors tu prends ton petit air sérieux pour te battre contre le monde. Même si t'en as pas la moindre idée. Et au final, tu fais un peu n'importe quoi.


Si elle était...
Une saison : l'hiver, parce qu'il y a pas plus froid 8D
Un animal : le lion parce que c'est le roi des animaux.
Une couleur : blanc parce qu'elle a la tête dans les nuages.
Un endroit : quelque part où elle pourrait dominer le monde.


histoire
Le quatre juillet, il faisait chaud, vraiment trop chaud qu'on faisait cuire des oeufs sur les capots des voitures et qu'on suait à grosses gouttes dés qu'on mettait le pied dehors. Putain de canicule pensaient les gens, sauf ceux qui allaient à la plage : eux, ils étaient même plutôt contents. Et toi, t'es née ce jours-là, dans la maternité de banlieue, avec ton Papa qui fait un sourire soleil en tenant ton frère aîné dans ses bras et ta Maman qui en pleure de joie. Et ça aurait pu commencer par il était une fois, ça aurait pu être le plus beaux des contes de fées : une vie avec des hauts et des bas mais, surtout beaucoup beaucoup d'amour. Des litres d'amour et de tendresse. Même si t'as toujours été difficile comme fille, entre nous Lula, vous étiez tous bien partis pour le vivre votre conte de fées. Votre petite vie parfaite, dans votre petite maison de banlieue avec ses chambres roses, beiges et jaunes. Son petit jardin d'herbe verte. Sa boîte aux lettres avec vos quatre noms alignés les uns en dessous des autres. Et votre tonne de bonheur.
Souvent vous alliez au parc, main dans la main pour pique-niquer et Maman faisait le meilleur gâteau au chocolat de l'humanité. Ensuite, vous jouiez dans l'herbe au foot, vous vous rouliez par terre et vous rigoliez bien. Puis, souvent, vous vous battiez pour monter sur les épaules de Papa au retour. Parfois, pendant les longues nuits d'hiver vous vous serriez dans le lit parental pour se tenir chaud. Maman vous racontait souvent des histoires avant de dormir, parce que Papa ne disait que des bêtises. Vous alliez au cinéma aussi mais, personne n'arrivait jamais à se mettre d'accord sur le film. Et puis, certains étés, vous alliez à la plage et vous construisiez les plus grands châteaux de sable du monde, vous ramassiez des coquillages pour en faire un collier à Maman.
T'as toujours été vive d'esprit, un peu plus intelligente, en peu en avance par rapport aux autres. T'étais la première à savoir lire, celle qui comprenait presque toujours tout en première, qui posait un milliers de questions et qui voulait tout savoir. T'aimais bien ça, apprendre de nouvelles choses. Tu as été découverte comme intellectuellement précoce, un terme un peu compliqué à prononcer juste pour dire qu'en fait tu réfléchis juste un peu plus vite. Sur le coup, t'as pas vraiment compris en quoi ça consistait, tu te sentais un peu comme tout le monde mais, à la fin ça avait l'air d'être drôlement bien alors tu te sentais toute fière. Tu relevais un peu la tête et tu essayais de faire des pas un peu plus grands pour jouer à la grande.

Et ça aurait pu durer toute la vie, pour toujours et à jamais. Tu te souviens bien de ce jour, c'était une samedi plutôt froid d'hiver. Tu étais allongée devant la télé quand le téléphone a sonné. Une voix d'homme, un peu robotique qui demandait si Papa était là. Alors, tu t'es mise à l'appeler pour qu'on t'entende dans toute la maison. Il a dit qu'il arrivait mais, toi t'as cru bon d'ajouter que c'était l'hôpital, tu pensais que c'était un jeu. Papa, il est venu tout de suite un peu plus vite. Il avait l'air un peu surpris mais, il t'as fait un grand sourire soleil comme d'habitude avant que tu lui donnes le combiné. Parce que, un appel de l'hôpital même si c'était toujours un peu inquiétant, il n'y avait pas de raisons qu'il se soit passé quelque chose. Pourtant. Pourtant t'as vu le sourire soleil se transformer en une mine plus grave, plus sombre et ça t'as fait bizarre, sa bouche légèrement entrouverte et ses yeux soudain vides. Il a raccroché le téléphone alors qu'on entendait encore la voix robotique dans le combiné. Et il a posé les yeux sur toi, qu'est-ce que tu voulais qu'il fasse ? Il t'a souri. Il a dit qu'il fallait attendre Jason, pour parler de quelque chose et il t'a dit de regarder la télé, de monter un peu le fond. Il est remonté et tu l'as bien entendu, même s'il a fermé la porte derrière lui, frapper contre le mur. Frapper de toutes ses forces.
Mais, Papa, il n'a jamais pleuré. Quand, il est redescendu pour vous annoncer la nouvelle, quand il a organisé les funérailles et même quand tu as éclaté en sanglots. Il vous a pris dans ses grands bras, en vous serrant aussi fort qu'il pouvait et il disait en souriant que tout allait bien se passer, que tout ne pouvait que bien se passer. Il répondait que c'était des choses qui arrivaient, qu'on ne pouvait pas rien y faire et que Maman serait très triste de les voir malheureux. Mais, tu sentais bien qu'il n'avait toujours pas réalisé, que des trois, c'était bien le plus dur pour lui. Alors, il répétait qu'ils allaient s'en sortir sans la fille la plus extraordinaire du monde et de l'univers. Il l'aimait comme un dingue, comme un fou, que si vous n'étiez pas là pour le retenir, il se serait déjà jeté sous les roues d'une voiture, parce que son cœur se serre jusqu'à suffoquer à chaque fois qu'il voit une photo d'elle, qu'il arrête de respirer quand il parle d'elle. Il n'a même pas versé une larme lors des funérailles, dans son beau costume noir jais tout neuf, quand on a mit le corps sous terre. Il n'a pas pleuré quand Tatie Joyce l'a pris dans ses bras ou Tata Alice. Non. Et puis vous êtes rentrés. Et il a pensé à son tout petit corps dans son grand cercueil, à quel point elle allait se sentir eu le et à quel point elle allait avoir froid dedans. Sa toute petite Lucresia. Pour qui, il aurait donné sa vie. Ses yeux se sont humidifiés. Il a commencé à pleurer, avant de sangloter pour de vrai comme un gamin. Vous êtes venus le prendre dans vos bras d'enfant mais, tu t'es dit que Maman, elle allait beaucoup lui manquer à ton idiot de Papa.
Et c'est à partir de là, que tout a commencé à foutre le camps.

T'as commencé à te regarder dans le miroir, t'as commencé à déconner, à te sentir mal dans ta peau, pas bien dans ta tête. Ebony, c'est moche. C'est laid. Et ça fait tellement vieux. Tu vois juste la petite vieille courbée sur sa canne branlante, ça fait antiquité d'un monde révolu. Toi, tu fronces les sourcils et tu dis que t'es Lula. Juste Lula. Un jour, t'as juste pris une paire de ciseaux et t'as coupé tes longs cheveux, t'as pris une teinture blonde blé, blonde doré, une connerie qui se voit à des kilomètres. T'as dit que tu t'ennuyais, que t'en avais marre de voir cette tête, que t'en avais marre de ressembler à une gamine. Un peu plus, et tu te serais fait tatouer le nom d'un inconnu en gros, en gras dans le dos, t'aurais pris de la poudre blanche et t'aurais fumé comme un pompier. En fait, en grandissant, t'as fini par te rendre compte que tu savais pas quoi faire de toi-même. T'en sais rien, t'en sais rien. Merde. T'en as marre de les avoir sur le dos, tout le temps à te poser pleins de questions. T'as commencé à te sentir irrité par le sourie idiot du paternel qui l'attendait ta maman pour un millier d'années, t'avais envie de lui dire que si c'était un conte de fées, elle serait toujours là avec lui. T'as commencé à avoir envie de vomir, de le voir ton frère avec son air discret et réservé, t'avais envie de le secouer comme un prunier aussi. Tu vas vraiment pas bien. Tu veux plus leur ressembler. Tu veux être forte, toi. T'as commencé à dire des choses méchantes, des choses plus blessantes que ce que tu pensais.
Et puis, t'aimerai être un millier de choses parce que rien ne te va : plus grande, plus mince, plus classe, plus jolie. Tu sais pas quoi, mieux. Non, il a fallu qu'on te refile la taille minuscule, la carrure d'une poupée et la tête de gamine du paternel. Tu te sens pas bien le matin, alors t'es méchante. Avec les autres. Tu les as jamais compris, t'as jamais su comment faire. Personne ne t'as donné un mode d'emploi à toi, pour comprendre comment tournait le monde. T'as loupé quelque chose et tu sais pas quoi. Qu'est-ce que ça t'énerves. Tout t'agace, t'irrite. Alors tu plonges la tête dans tes livres, alors tu rêves et tu dis à ce stupide pincement au cœur, que toi t'en as pas besoin. Que toi t'es bien mieux qu'eux.
C'est sûrement pour ça que t'as débarqué ici.




Et toi t'es...
Pseudo : En vrai, j'en ai plus so call me (maybeee) Rebby ♪
Âge :
Qui c'est qui t'as parlé du forum ? : Jason 8D
T'en penses quoi du principe ? (que c'est bien évidemment 8D) J'ai jamais compris l’intérêt de cette question sérieux 8D
Le code.. ah non y'a pas de code.

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Jason Marshall
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MessageSujet: Re: ▄ Lula; tu sais quand t'es pas là, tu sais, moi, j'fais n'importe quoi.   Dim 16 Sep - 15:23

L'histoire est trop triste. Ca m'a brisé le coeur. D':
Mommy Lucresia. Argh. Bref. C'est Ok piou quand même tout ça. ;^;


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