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 le dos glacé, les yeux fermés

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Sandy J. Rivendell
 Etincelle
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Messages : 20
Date d'inscription : 24/06/2013

MessageSujet: le dos glacé, les yeux fermés    Mar 23 Juil - 21:16


a slice of wonderbread
avec romeo harry walker



un flot de poussières d'étoiles devant ses yeux, une vague amère de sentiments sur sa langue, l'esprit qui semblait s'embrumer de jour en jour, sandy s'égarait dans une marée de paradoxes. elle n'était plus sûre de ses actions, de ses pensées, de ses désirs et un grésillement sans fin tambourinait dans sa tête et chamboulait tout son quotidien.
sandy, cette nuit, déambulait dans les couloirs, le pas titubant et les talons qui claquaient à un rythme irrégulier ; elle faillit trébucher dans les escaliers à plusieurs reprises et perdre un bras au tournant d'un couloir mais il lui semblait que son énergie était inépuisable tant elle désirait courir et réveiller toute l'école dans un vacarme assourdissant avant qu'une marche d'escalier ne l'en dissuade. une folie évanescente résidait, cette nuit, sous sa peau fébrile, mais piégée par la fatigue qui s'accumulait à une heure du matin, elle était incapable de s'exprimer, et tant mieux pour sandy, car dans cet état là, elle ne s'entendait plus très bien réfléchir, tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle devait rentrer dans sa chambre, et dormir. une petite voix inaudible, le peu de raison qui restait éveillé au fond d'elle lui murmurait difficilement qu'elle ne devait commettre aucune bêtise, qu'elle ne devait surtout pas s'étaler sur le parquet glacé et s'endormir.

sandy était ivre.

c'était beverly qui, après l'avoir invitée dans sa chambre cet après-midi pour une lecture profonde de magasines de mode devant supernatural (parce que jersen ackles et jared padelecki sont très prometteurs), lui avait proposé quelques bouteilles de bières et un ou deux verres de vodka ou de malibu à défaut de chips ou de pop corn. cette lecture ne s'est terminée qu'après minuit ; et une sandy saoule a quitté beverly pour essayer de retourner dans sa propre chambre.
elle s'est égarée.

cette nuit-là, l'école s'est changé en labyrinthe. jamais sandy n'a trouvé le chemin du retour aussi long et laborieux, tous ces virages, ces portes, ces escaliers, sans aucune âme qui vive. elle avançait, la vue trouble, et cette silhouette si familière se tenait là, cette silhouette qui est apparue plus d'une fois dans son sommeil, cette silhouette que tous les jours sandy espérait apercevoir, cette silhouette qui était responsable de son dérèglement interne se tenait, en pleine nuit, à quelques mètres d'elle.
sandy oh sandy ne savait que trop bien à qui appartenait ce pantalon trop bas, ce bout de boxer choisi minutieusement, cette posture nonchalante, ce dos qui se voulait une courbe parfaite, ces cheveux d'un blanc laiteux, sandy aimait encore mieux sa voix d'enfant mûr, son regard fier, sa poitrine gonflée d'orgueil et l'éclat aveuglant de ses flammes magiques. ses flammes ont toujours été les plus belles.
elle s'avança alors, le pas plus régulier qui tintait dans le silence nocturne, et elle accélérait, plus vite, plus vite ; sandy, étais-tu consciente ?
car sandy dans son élan enveloppa romeo dans ses bras.
sa tête vint naturellement se blottir entre ses omoplates, et l'étreinte se resserra encore.
romeo romeo, oh si tu savais, ton parfum est de loin le meilleur. à cette fragrance intime, ses joues rosies par l'ivresse s'empourprèrent davantage, tout son corps frémit de contentement à cette chaleur inattendue ; romeo est ce nom qui résonnait bien trop souvent dans son coeur, ce sont ces trois syllabes qui interrompaient sans cesse le cours de ses pensées, romeo est cet ami responsable de sa confusion démesurée.
romeo laisse-moi te sentir contre moi.

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Romeo H. Walker
 Etincelle
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Date d'inscription : 29/06/2013

MessageSujet: Re: le dos glacé, les yeux fermés    Mar 23 Juil - 23:07

JE T'AIME TELLEMENT QUE J'HALLUCINE
Les interminables couloirs de l'établissement, les portes fermées, les classes vidées et juste le bruit régulier de ses pas contre le sol pour lui tenir compagnie, silhouette fébrile se perdant dans la clarté lunaire qui traversait les quelques fenêtre qu'elle rencontrait : Romeo avait le pas lourd, la tête qui tournait et la main un peu tremblante, fiévreuse comme malade. Il était malade. Malade par le goût de l'alcool sur le palet mêlée au goût amer de la cigarette, sa chaleur au fond de la gorge, son cœur au bord des lèvres comme s'il allait vomir toutes ces cochonneries, ces daubes dégueulasses qu'il ingurgite comme les autres. Parce que c'est marrant, parce que c'est drôle d'avoir les idées en vrac et de sentir le sol se dérober sous ses pieds et qu'il en rit, qu'il en abuse jusqu'à finir dans un sale état sur un vieux canapé, jusqu'au matin.

Mais, pas ce soir. Ce soir tout ça  le rendait malade, ce soir ça sonnait comme Céleste et ses yeux de ciel, ses cheveux d'ange et sa voix poison synonyme de mort, de fin. Ce soir, ça lui soulevait l'estomac et le bruit lui faisait seulement mal à la tête, ce soir, il n'avait pas envie. Alors Romeo Walker, connu comme l'un des plus grands fêtards de son année, connu pour être l'un des derniers encore debout s'était traîné en dehors de la salle, dans les rues désertes pour rejoindre son dortoir. Nous étions dimanche, il était une heure du matin, et tous les étudiants étaient libérées pendant la période estivale puisque de toutes façons, aucun d'entre eux ne pouvait rentrer chez eux. L'adolescent se demandait même s'il avait envie de rentrer, de retrouver Papa et sa nouvelle femme ou Maman et ses amants, toujours entre deux côtés à faire n'importe quoi pour tuer l'ennui. Ici ou là-bas, c'était pareil. Sauf qu'ici, il y avait des gens qui comptaient vraiment.

Pourtant si le jeune Walker ne faisait pas la fête, il ne se sentait pas fatigué et se laissait déambuler dans l'enceinte de l'établissement plutôt que de se retourner interminablement dans son lit, au risque de se faire prendre. Au pire, il y perdrait deux heures de sa vie en colle où il injurierait mentalement toute l'équipe enseignante, ferait un tapage impossible, soupirait avec force, regarderait souvent le pendule, s'allongerait sur son bureau et s'endormirait eut-être, finalement, avant de quitter la salle de son habituel pas traînant. Parce que Romeo parfois, il avait l'impression qu'il n'en avait rien à faire, que rien n'était important et qu'il pouvait tout envoyer en l'air comme ça : il avait ce vague sentiment de pouvoir regretter et se repentir beaucoup plus tard, dans ses vieilles années d'une jeunesse exaltée, désordonnée à transgresser les interdits avec un plaisir non dissimuler, juste pour le plaisir de faire ce qu'on lui interdisait de faire.

Mais, des bras enlacèrent son buste affaissé, un front se nicha dans son dos courbé, des doigts le saisirent dans sa marche vagabonde comme pour l'en arracher de façon si soudaine qu'il sentit ses muscles tressaillir. Avec lenteur, l'adolescent pencha sa tête pour apercevoir dans son dos une chevelure rose qu'il ne connaissait que trop bien et dont le nom bondit dans son esprit, dans sa poitrine. Sandy. Sandy. Sandy a l'air soudain fébrile cachée dans son dos qui s'accrochait inexplicablement à lui, Sandy sortie de nul part, dans l'air lourd de la nuit pour se serrer contre lui. Et son cœur qui manqua un battement, son esprit qui s'embrouillait, s'enfonçait, déjà en vrac, tellement qu'il se demanda s'il ne rêvait pas éveillé. Un rêve qu'il ne pourrait jamais admettre parce que le petit con Walker ne pouvait pas tomber amoureux de la glaciale Rivendell, parce qu'elle était tout l'opposé, le contraire, l'antagonique de Céleste. Son antithèse. Et pourtant.

« Hey Rivendell, tu m'as prise pour un poteau ? Qu'est-ce q'tu fous ? » Il essaya de lancer dans l'air, arrogant, un peu moqueur pour cacher ses joues qui rougirent, son cœur qui s'emballa et ses jambes encore plus tremblantes. C'est comme s'il se sentait sur le point de tomber. Il était bien malade ce soir.
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Sandy J. Rivendell
 Etincelle
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Date d'inscription : 24/06/2013

MessageSujet: Re: le dos glacé, les yeux fermés    Ven 9 Aoû - 21:17


nearer to heavens
avec romeo harry walker



on raconte qu'une amitié ne tient qu'à un fil ;

et que l'ivresse rend le coeur honnête.
sandy ce soir ne se sentait plus du tout. il lui semblait qu'une partie d'elle-même était extérieure à la scène, loin des frissons que son corps tout entier subissait, loin de ce plaisir insensé qui réchauffait sa poitrine, loin d'une réalité qui n'avait l'air que d'un rêve absolument aliénant. et pourtant, pourtant, malgré l'incompréhension totale qui s'opérait dans le peu de conscience qui lui restait, sandy espérait ne jamais se réveiller. était-ce possible, dites, d'arrêter un instant le temps, profiter de cette situation, de ces sensations, de cette vulnérabilité pour lui crier mes sentiments, est-ce possible, puis-je essayer, dites.

et elle souriait, le visage enfoui dans ce dos réconfortant, entre ces larges épaules plus solides qu'elle ne pensait ; ses bras qui priaient doucement pour ne jamais lâcher prise ; et lorsqu'elle entendit sa voix d'enfant mûr résonner dans le silence presque religieux du couloir nocturne, il lui semblait que la réalité l'arrachait furieusement de son doux songe ; elle eut le vertige.

romeo
romeo
romeo
dis, romeo
écoute, romeo
regarde, romeo
romeo romeo romeo, savais-tu
romeo sais-tu que ta voix ta voix oh ta voix m'a manquée
mais romeo
« ta gueule »
elle lançait sans réfléchir du même ton glacial ces deux syllabes dans le silence nocturne tandis qu'elle se sentait exploser à l'intérieur, grillée par la chaleur de romeo, rongée doucement par d'innombrables paradoxes ; cette douleur à la gorge tant elle suffoquait ici par ses sentiments qui l'étranglaient, le trouble qui l'envahissait, et pourtant sandy appréciait encore ce contact apaisant, cette situation inattendue, ce rêve impossible ; sandy souffrait et sandy était heureuse.

« romeo » soufflait-elle entre deux battements ; elle ne savait quoi faire, le plaisir éphémère qui s'était logé en son coeur s'écrasait lentement contre la froide limite entre rêve et réalité ;
elle lâcha prise et l'ampleur de ses conflits internes semblait s'évanouir.
les yeux rivés sur ce dos familier ;
ses bras glissèrent le long de son torse, comme incompris, abandonnés, perdus ; insatisfaits.
mais sa tête restait chaude, et ses pensées bouillonnaient anarchiquement ; elle n'y comprenait rien rien rien, rien du tout.
sandy qui réfléchissait vite, ce soir, n'a pas su réfléchir.
c'était à peine si elle savait parler, elle voyait défiler dans son esprit un mélange anarchique de couleurs criardes et il y avait ce même nom qui ne cessait de tambouriner comme un cinglé.
et pourtant, ses yeux pétillaient de bonheur.

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Romeo H. Walker
 Etincelle
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MessageSujet: Re: le dos glacé, les yeux fermés    Lun 12 Aoû - 12:38

C'EST JUSTE QUE CA ME HANTE QUE TU ME VOIS ETRANGE
«  Ta gueule » s'était élevé comme seule réponse dans les airs d'un ton aussi froid qu'un matin de décembre alors que ses bras frêles restaient accrochés à lui comme s'ils ne voulaient pas partir, indécis. Les mots glaciales résonnaient sans qu'elle ne lâcha prise, le laissant éperdu comme jeté là sans comprendre, toujours le cœur en vadrouille et la tête lourde et le monde qui tournait autour d'eux. Il restait là, les lèvres entrouvertes sans que les mots ne puissent s'en échapper, le regard dans l'horizon et le corps comme incendie. Il se sentait brûlant, fiévreux de l'intérieur, dans le creux de ses doigts, le long de sa colonne vertébrale, au fond de sa poitrine, dans chaque partie de ses jambes, chacun de ses muscles qui semblaient se consumer dans des flammes. Il aurait voulu fuir ce cœur qui n'en pouvait plus de battre, cette chaleur qui l'étouffait et cette tête en vrac qui l'étreignait. Il aurait voulu fuir dans les couloirs, fuir dans le lointain ces sentiments qui lui serraient la poitrine et ce plaisir enfoui dans les bas-fonds. Fuir cette délicieuse chaleur dans son dos qu'il aurait voulu étreindre comme si c'était le dernier jour de sa vie.

Mais, il restait là, statue impuissante qui ne comprenait pas. Sa voix de glace lui criait que non alors que son corps semblait lui murmurait que oui et alors, alors, il se demandait si ce n'était pas l'alcool qui lui était monté à la tête, si ce n'était pas son esprit qui s'était égaré dans quelques songes ancrés dans une réalité altérée. Et alors, il se demandait si tout n'était pas qu'un simple mensonge, une illusion de ses désirs cachés qu'il se refusait à accepter. Parce que Sandy, Sandy, Sandy n'était pas la belle ou la plus jolie, Sandy n'était pas la plus aimable, pas la mieux habillée. Sandy était froide, glaciale, tranchante. Sandy faisait mal, mal de partout comme une lame. Mais, Sandy avec ses longs cheveux roses bonbons, ses yeux amarantes, ses mots qui blessent, sa mine détachée, cet air toujours sérieux, Sandy toujours là, toujours près. Et il n'y avait plus eu qu'elle, que Sandy, Sandy, Sandy pas aussi brillante que Céleste, pas aussi brillante que les autres mais, dont il ne pouvait plus se défaire, qu'il ne pouvait plus oublier. Sandy, comme ancré dans sa peau, dans sa tête.

Sandy qui sentait l'alcool. Sandy qui puait l'alcool et l'ivresse. Sandy qui n'avait finalement plus toute sa tête, plus toute sa raison et l'envie, vicieuse, de peut-être en profiter parce qu'elle aurait tout oublié, parce qu'elle n'en saurait jamais rien. Juste lui, lui, malade, qui se souviendrait de cette chaleur dans son dos, dans ses bras peut-être, de l'odeur de ses cheveux, du goût de ses lèvres. Comme un rêve fou, un rêve à demi éveillé qui le saisissait à la gorge. Et alors Romeo sut, il sut qu'il ne pouvait pas se retourner parce qu'il se retournait, oh s'il se retournait, il se sentait comme incapable de la laisser à nouveau partir.

« 'tain, combien t'as bu ? » Il lâcha dans un soupire qui se voulait agacé, qui se voulait embêté. « Viens, j'te ramène, sinon l'autre blonde sera encore plus relou que d'hab....vous êtes casse-couilles. » Pourtant, il ne pouvait pas bouger, pas bouger d'un centimètre, juste glissa sa main sur son poignet fin. Parce que Romeo était un petit gamin égoïste, parce que Romeo en voulait encore un peu, toujours un peu plus de ce qu'il lui semblait si lointain, si inatteignable. Parce que finalement Romeo était lâche et qu'il se cachait derrière des airs agacés, qu'il se déguisait sous des prétextes sans valeur pour rester un petit peu. Encore un petit peu et l'instant d'après ça serait fini. Mais, l'instant d'après ne vient jamais. L'instant d'après est toujours le prochain. Parce que Sandy, Sandy dans son dos. Sandy dans sa tête. Sandy dans son coeur.
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Sandy J. Rivendell
 Etincelle
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MessageSujet: Re: le dos glacé, les yeux fermés    Mer 1 Jan - 0:57


the stars are burning out
avec romeo harry walker



elle était parfois triste ;
toutes ses journées semblaient grisâtres, dénuées de chaleur, nuageuses et froides, elles passaient en un clin d'oeil, comme des collines quasi mortes à la fenêtre d'un train roulant à toute allure, et pourtant, pourtant tout lui paraissait affreusement long. le réveil, le chemin jusqu'au réfectoire, le chit chat quotidien de tous les élèves, le tintement incessant des cuillères contre les bols de céréales, la marche jusq'aux salles, les cours auxquels elle assistait ; peut-être est-elle juste ennuyée, mais le temps prouva que sandy était simplement incapable de bouffer à plein poumons la vie à portée de main, et ça la rendait triste.
parfois encore, elle se disait qu'elle pourrait tout lâcher, tout foutre en l'air, faire ses petits bagages et partir à l'aventure, parce qu'avec tous ces pouvoirs on se sent un peu capable de tout, abattre un ours, chasser les lapins, rôtir le sanglier :  vivre comme un sauvage. parce que ce serait certainement plus ludique que de s'asseoir sur une chaise toute la journée et jouer le scribe.
et puis il y a eu walker. romeo qui vivait sa propre aventure loufoque dans ces couloirs grouillant d'élèves, romeo qui riait comme un crétin à la moindre connerie, romeo qui de son éclat lui mettait des étoiles plein les yeux.
elle n'avait jamais rêvé être une princesse ou une sirène, les contes de fées faisaient écho dans son conduit comme de grosses blagues ; mais aujourd'hui elle veut vivre une belle histoire avec romeo. sa bulle avait éclaté, les couleurs envahissaient son petit monde, elle cherchait continuellement son plus joli sourire, les mots les plus gentils à lui offrir, mais en vain. il rythmait ses journées, et son coeur tapait contre sa cage thoracique comme un do trop bas, ce coeur un peu capricieux qui palpite où romeo respire ; ce coeur qui a fait monter tout l'alcool au cerveau ; les neurones court-circuités et sa raison bousillée sandy ne savait pas quoi faire, vraiment pas, collée contre le dos trop chaud de romeo, et serrant ce crétin de ses bras bien trop sûrs d'eux.

« 'tain, combien t'as bu ? »
pourquoi ne partait-il pas, aurait été la question qui lui traverse l'esprit, mais dans cet état sandy ne pensait pas aussi loin, le bonheur lui bouffait bien trop les méninges.
« Viens, j'te ramène, sinon l'autre blonde sera encore plus relou que d'hab....vous êtes casse-couilles. »
ah ah, l'autre blonde, l'autre blonde. ah, bev.
« hmm. veux pas. »
c'était pas bev que sandy voulait voir. c'était pas bev que sandy voulait embrasser. c'était pas à bev que sandy pensait. c'était pas bev. « c'est toi l'casse-couille. » qui balance l'écho de ses doutes endormis par-dessus bord, qui remplit nonchalamment le vide immense de son coeur, qui a rendu son monde si fragile, puisque ses couleurs ne tiennent probablement plus qu'à toi. imbécile. mille scènes et milles images prenaient forme dans sa tête engourdie, un vrai petit théâtre malsain qui se déroulait sous le joug de son imagination incontrôlable, oh si ces illusions restaient dans sa mémoire, elle aurait honte sandy à son réveil.
l'alcool allongeait étrangement chaque seconde, et pourtant tout se passait si vite. son monde a changé mais rien n'a vraiment bougé. cette main qui se posa sur son poignet, sa surprise et ce bond en arrière, ses bras qui glissèrent doucement et qui fléchirent sous l'hésitation, ses doigts qui s'agrippèrent sur son t-shirt, peur que ce romeo et ce souvenir tout entier ne lui échappe, son petit théâtre inhabituel qui se remit en route, ses pupilles qui se dilatèrent comme sandy voyait mieux romeo, et elle se figea une seconde fois face à ces cheveux en bataille, ce garçon au dos un peu voûté, cet ami qui sème anarchie et confusion, cet homme à l'éclat magique, c'était romeo.
elle fit claquer deux fois ses talons, les yeux avides de rencontrer les siens, de caresser sa mine d'enfant et son rictus habituel. « haha, romeo. » souffla-t-elle comme satisfaite, un sourire candide se dessinant d'un bout à l'autre de ses joues rosies lorsqu'elle vit ces deux orbes noisettes ;
car c'était romeo qu'elle voulait voir.

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Romeo H. Walker
 Etincelle
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MessageSujet: Re: le dos glacé, les yeux fermés    Ven 7 Fév - 19:19

WHEN I'M WITH YOU, ZERO GRAVITY
Ce fut le temps d'un clignement de paupière, d'un battement de cœur qui se perd, d'un coup d'aile d'oiseau, d'un pas dans l'inconnu: la seconde la plus longue et la plus courte de toute son existence. Et sur tes lèvres roses, il avait vu un sourire. Sandy, Ô Sandy, pour cette seconde, Romeo il aurait fait l'impensable, l'inimaginable, juste pour ce sourire, il aurait vendu son âme au diable, il aurait porté le poids du monde sur ses frêles épaules, juste pour ton sourire. En une seconde, Sandy tu avais balayé son monde entier, tu avais tout envoyé valser contre le mur et il n'y avait plus rien, plus rien que toi et lui. C'était comme si l'espace d'un instant tu lui avais dévoilé la porte du Paradis, le trésor caché et inavoué du monde, celui-là même qui fait courir les hommes depuis des siècles.

Romeo avait la tête en vrac et le cœur en course, tapant comme un marteau contre ses os thoraciques, il avait la bille au fond de la gorge et le sol qui tournait, roulait comme des vagues sous ses pieds, le corps à vif. Ses doigts, ses lèvres, son cou, chaque muscle, chaque infime partie de son être le brûlaient : c'était une plaie béante qui hurlait, criait ton nom. C'était une douleur qui le lançait, venait, s'estompait pour revenir plus fort grincer aux creux de ses articulations. Parce que ce soir, ô ce soir, Sandy tu venais de le perdre dans le coin de tes lèvres roses, dans l'infinité de tes pupilles cinabres.

La nausée le reprenait et l'adolescent sentait ses muscles fébriles, tremblants parce que Sandy, tu étais si près, et si loin. Tu étais dans le flou. Et il aurait suffi d'une seule seconde, d'un seul instant de plus pour qu'il puisse goûter à tes lèvres et les embrasser jusqu'au sang, sentir la courbe de ton corps contre lui et t'y serrer jusqu'à en laisser une marquer indélébile sur sa chair, finir de s'enivrer dans ton parfum candide, te serrer à t'en briser comme du cristal, t'aimer à s'en crever. Il aurait suffi d'une seconde pour que tu disparaisses, toi et ton poignet fin entre ses doigts, il semblait suffire de cet instant pour que tu te volatiles dans les abysses de cette nuit et que tu laisses, le cœur à demi-arraché par ton souvenir. Ton illusion.

Et Romeo, il avait saisi cette seconde, ou du moins, avait-il fait mine en sentant son corps tomber, tomber délicieusement vers toi avant de se redresser sur le départ pour empêcher l'inévitable. Ô Sandy tu ne savais pas, hein Sandy, tout l'effet que tu pouvais lui faire, tous les soirs, tous les jours mais, surtout ce soir quand c'était le désordre à l'intérieur. Tu ignorais les nuits à penser à toi, à rêver tes courbes et tes rires, à se noyer dans tes cheveux roses. Tu l'ignorais mais ce soir, il t'aurait emmené au bout du monde, Sandy, juste pour un signe.

« Va te faire foutre Rivendell. » lâcha-t-il dans un demi-sourire. Va te faire voir Rivendell par la terre entière d'être tellement toi. Parce que toi, tu rendais tout comme des montagnes russes, toi tu rendais tout dingue et surtout lui. Il était malade, malade de toi. Il attrapa ton autre bras.

« Qu'est-ce que j'vais faire d'toi la frigide ? » Il eut une expression moqueuse mais, Romeo ne ferait rien, parce que Romeo ne pourrait rien faire à sa reine des glaces. Il venait juste de remettre son masque de sale gamin, de roi du mon en pacotille, pour te cacher les battements de son cœur ou le nœud dans son estomac.
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