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 ••• un bouquet d'asphodèles

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Sandy J. Rivendell
 Etincelle
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Messages : 20
Date d'inscription : 24/06/2013

MessageSujet: ••• un bouquet d'asphodèles   Jeu 11 Juil - 0:26

sandy juliet rivendell



the birth of us all



sandy juliet rivendell ▬ dix-sept ans ▬ 16 février ▬ d'origine anglo-suédoise ▬ étincelle ▬ classe g ▬ un mètre soixante-trois ▬ cinquante et un kilogrammes ▬ des yeux rouge silencieux ▬ les cheveux rose pastel ▬ hiver sa saison ▬ une couleur plum ▬ jamais nulle part ▬ hérisson héricendre ▬ à romeo tout son être

invocation d'humain ▬ il suffit que sandy pense à quelqu'un, pense très fort, pense assez fort à lui pour qu'il apparaisse devant elle en chair et en os, encore confus de la téléportation soudaine. mais sandy ne peut invoquer qu'une personne à la fois et s'épuise rapidement après deux invocations. elle n'a aucun contrôle dessus. elle n'en a rien à faire.

the death of a dream



sandy sandy sonne et résonne et bourdonne dans ton oreille comme une douce symphonie au souffle saccadé. sandy danse sur l'immensité infinie de l'univers, sandy pour qui la vie n'est qu'une histoire, sandy qui voit le monde comme une peinture, sandy critique et sandy blesse, mais sandy ne sait pas et sandy ne veut pas savoir.

sandy est toujours seule.

son coeur de cristal s'essouffle dans son insouciance désarmante ; elle glisse, ignare, sur les moeurs de notre société d'une frivolité naturelle presque révoltante, et se balance, l'esprit léger, sur la balançoire de tes sentiments, elle pointe, en toute honnêteté, tes qualités, tes défauts, peu importe ton état, ton âge, ton statut, qui tu es, sa voix fluette résonnera, et sandy sera seule.

mais sandy n'a jamais souffert de sa solitude. il fut un temps où cette solitude était son seul ami, le seul qui écoutait les cris étouffés de son coeur, le seul qui entendait ses larmes silencieuses tomber dans les profondeurs abyssales de son âme, le seul qui s'était rendu compte que sandy, sous ses airs de sage petite fille, n'a jamais été consciente de sa propre souffrance. sandy écrase et transcende toute logique humaine, sandy a détruit l'union entre son âme et son esprit ; alors que son âme hurle et agonise, son esprit respire à plein poumons la vie ; sandy n'est plus qu'une coquille vidée par ce paradoxe.
et sandy, sandy aujourd'hui a besoin de toi, besoin de tes rires, besoin de tes pleurs, besoin de ta colère, besoin de tes souffrances, besoin de tes désirs pour remplir son coeur glacé, sandy a besoin de toi pour se sentir vivre, car sandy manque terriblement d'émotions. l'émotion, oh l'émotion est un bien joli mot qui te caresse le palais et perle sur ta langue, l'émotion est l'expression du coeur, il donne au monde et aux gens ces couleurs extraordinaires qui scintillent et pétillent dans la pénombre de tes peurs, il leur confère cette beauté fascinante si commune et pourtant si singulière que sandy ne possède pas et que finalement sandy désire.

à chaque instant, à chaque seconde, sandy essaye, sandy tend sa main vers le ciel parsemé de nuages, le regard vide mais suppliant, ce pâle petit sourire un peu timide, un peu amer accroché à ses lèvres rosées, les joues blanchies par la glace de son coeur et un bouquet d'asphodèles aux pieds, sandy, dans toute son indifférence exubérante, tente de saisir, du bout de ses doigts graciles, le bonheur incertain qui s'étend au-dessus de son être.  

the world in a cage



sandy avait toujours apprécié ce petit éclat de la vie, cette petite étincelle qui luisait faiblement dans le coeur de chaque enfant, ces rires qui respiraient la sincérité et ces regards à l'honnêteté enfantine. elle était cette enfant qui venait à l'école dans une grande voiture noire ornée d'un petit jaguar et accompagnée d'un grand monsieur en costume, sandy était celle qui aurait pu avoir tous ses camarades à ses pieds grâce à l'or qui coulait à flot entre ses doigts d'enfant, mais sandy critiquait déjà. elle balayait la cour de son regard candide, admirait la joie qui émanait de leurs sourires, mais lorsque ces mêmes enfants venaient l'inviter à jouer, sandy avait ce besoin irrépressible et incompréhensible d'étaler tous leurs défauts sur le parquet de la voix la plus innocente qui put exister. et ils partaient, ils la laissaient, l'enfant lambda n'avait pas la patience d'approcher sandy, sandy était cette enfant un peu à l'écart.

enfin un jour, il eut beverly.

beverly beverly aux boucles dorées, beverly et son sourire naïf, beverly si gentille, beverly.
- hé, tu veux qu'on construise un château de princesse ensemble ?
beverly as-tu vu ses yeux briller à tes paroles as-tu senti son coeur se serrer face à ta douceur as-tu perçu ce sourire fuyant se tracer sur ses lèvres veloutées, dis beverly, as-tu remarqué ?
- je crois que ma grand-mère a la même robe que toi. c'est moche.
beverly beverly était trop sensible, beverly s'est effondrée en larmes, beverly t'en voulait, oh sandy.
elle aurait dû lui tendre la main, lui dire désolée, elle aurait simplement dû lui sourire et rendre sa douceur.
mais sandy est restée immobile comme un piquet à observer ces larmes perler le long de ses joues rosies par la honte, sandy ne comprenait pas pourquoi ces quelques mots lui avaient fait tant d'effet. et elle s'est dit que cette petite tignasse blonde ne voudra plus lui adresser une seconde fois la parole. sandy avait quatre ans et sandy était bête.
une semaine plus tard, beverly était déjà dans le bac à sable, régnant sur ces cailloux usés et fière de la masse informe qu'elle avait amassée. le pas hésitant, les mains moites et la détermination incertaine, sandy s'est approchée avec cette même expression placide sur son visage d'enfant, et sandy s'est installée en face de beverly, elle pensait si fort à sa mère et les douces paroles qu'elle lui avait susurrée à l'oreille, sandy n'a pas vu beverly détourner le regard.
- désolée.
c'était la première fois que quelqu'un avait pleuré face à ses paroles, alors sandy a tout raconté à sa mère, et voilà qu'elle suivait sagement les conseils maternels et espérait très fort, inconsciemment, que beverly ne la détestait pas.
- tu vois, aujourd'hui ma robe est jolie hein ?
- hm.
elle hocha doucement la tête, tassant un peu de sable de sa main hasardeuse, et vit beverly rayonner encore plus fort, le sourire vainqueur. beverly tu es belle.
- mais t'as plein de sable dans les cheveux.
et ses joues rosirent de plus belle, les larmes lui montèrent aux yeux mais cette fois-ci, beverly n'a pas pleuré. elle a juste quitté le bac à sable.
sandy a senti son coeur se réchauffer ce jour-là.

doucement, sandy s'est mise à espérer de plus en plus fort que beverly vienne lui montrer sa nouvelle robe, sa barrette préférée, ses petites ballerines, sa nouvelle coupe de cheveux, ou sa poupée reçue à noël, et sandy a fini par s'installer tous les jours à ses côtés, écouter ses petits chagrins concernant les quarante-deux calories en trop qu'elle a mangé aujourd'hui ou sa mère trop stricte, ses éloges de justin timberlake et ses longs discours sans queue ni tête qui affirment son admiration inégalée pour ryan gosling.

• • •

- sandy.
elle dormait.
- sandy.
négatif.
- sandy !
- quoi ?
une voix endormie, un regard désagréable. mais beverly n'en tint pas compte. ou plutôt, beverly ne s'en rendit pas compte. elle ne s'est probablement jamais demandée pourquoi sandy ne restait qu'avec elle, pourquoi sandy ne parvenait pas à se rapprocher des autres et pourquoi sandy n'avait pour seule amie que beverly.
- regarde la fille là-bas, elle porte des sandales ET des chaussettes à pois vert ! c'est dégueulasse.
- ouais.
- et ses cheveux t'as vu ça ?
- et ses collants t'as vu ça ?
- houlala. tu crois qu'on devrait lui offrir de jolis collants ?
un pâle sourire se dessina sur ses lèvres rosées lorsqu'elle entendit beverly proposer cela d'une voix on ne peut plus sérieuse, il semblait que la vie de cette inconnue reposait entre ses mains, et qu'il fallait l'aider à être plus montrable ou le monde lui tomberait sur les épaules.
beverly avait un sens des priorités peu commun.
ses études ne représentaient rien du tout face au poids des calories qu'elle consommait et dépensait ; les magasines vogue et les nouveaux parfums dior valaient beaucoup plus que les livres de mathématiques tout neufs achetés en début d'année ou la calculatrice à cent euros l'unité ; ses chips au vinaigre et ses brocolis surpassaient de loin les grecs et les raclettes.
et c'était ça qui donnait l'éclat de beverly.
c'était cette particularité qui a enchaîné sandy à bervely.
car sandy aime ce qui brille.

• • •

elle courait, le souffle haletant, elle courait encore et ses jambes vacillaient ; le vent ne s'est jamais montré aussi espiègle, caressant son visage tordu d'anxiété ; son coeur mourrait doucement à cette découverte ; ses poings se refermèrent plus fort et ses doigts se crispèrent davantage dans cette course furieuse ; les petites maisons blanches sans goût et sans odeur défilaient à côté, jamais elles ne lui avaient parues si anodines ; et sa vue se troublait, ses pieds fatiguaient et plusieurs fois déjà, elle faillit trébucher ; oh sandy, sandy n'avait jamais autant paniqué.

beverly.

dis-moi beverly, dis-moi pourquoi, explique-moi pourquoi, pourquoi tu n'as pas répondu à mes messages pendant une semaine entière, pourquoi m'as-tu ignorée ces sept jours ces cent soixante-huit heures, dis-moi beverly, pourquoi ai-je si mal ?
j'étais furieuse, j'ai eu peur, je n'y comprenais plus rien, je me suis dit que peut-être, ton portable était tombé dans la cuvette, puis une semaine, une semaine sans nouvelle de ta part, une semaine qui m'a parue horriblement longue. jamais jusqu'à ce jour je n'avais réalisé ton importance dans mon monde. alors je suis sortie, mes jambes m'ont menée devant ta petite maison, j'ai marché vite, j'ai couru et quand je suis arrivée moitié morte devant ta porte, ta mère m'a accueillie, les paupières gonflées et les yeux rougis.

- beverly est partie.

partie ? ces deux syllabes résonnaient inlassablement dans son crâne vide, elle sentait son coeur se délecter des dernières gouttes d'espoir qui s'étaient logés en son sein, elle voulait pleurer, crier, hurler sa peine qui l'étouffait, alors sandy, sandy commença à courir, courir, et encore courir.

beverly.

le souffle saccadé, ses jambes ne la portaient plus, sandy s'est effondrée sur son lit, et comme trop épuisée par cette course endiablée et l'esprit trop confus encore pour accepter cette vérité, sandy n'a pas pleuré. les larmes voulaient couler à flots sur ses joues blanches mais sandy n'a pas pleuré. elle portait cette même expression placide qui la caractérisait si bien, les bras étendus, les poumons comme meurtris, un vide démesuré dans sa poitrine.

et puis il y a eu cette lettre à la blancheur trop suspicieuse, ce seul numéro inscrit.
esplumoir ?

tout semblait redevenu normal.

panlyptoney



ALICE je suis un panda eucalyptus poney ninja DIX-SEPT ANS venue de lointaines contrées fleuries et je suis nulle pour les histoires alors scusi hihi le seul mot italien que je connais je crois
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