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 ❝ i want you to stay ▇ CARTER ♥

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Avery C. Standford
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MessageSujet: ❝ i want you to stay ▇ CARTER ♥   Sam 20 Avr - 18:55

❝ SOMETHING IN THE WAY YOU MOVE
MAKES ME FEEL LIKE I CAN'T LIVE
WITHOUT YOU, IT TAKES ME ALL THE
WAY. ♥
« Av. T'aime. »

La porte claqua avec violence. D'un pas pressé, tapant avec force contre le sol, l'adolescente traversa les couloirs comme une furie et attira l'attention des quelques élèves présents. Elle dévala les escaliers, manqua même de peu de finir sur les fesses, et faillit plusieurs fois renverser quelqu'un sur son passage. Mais ces mots. Ces mots à la noix qu'elle n'arrêtait pas de se répéter, et sa voix, et son intonation, et son odeur. Ces mots qu'elle avait entendu tellement de fois sans y prêter plus d'attention, ces mots qu'elle avait eu soudainement tellement envie d'entendre et ces mots qui voulaient dire tellement de choses. Elle devenait folle, folle à en chercher le sens et elle ne savait plus. Elle ne savait plus.

« Av. T'aime. »

Il était là. Il était là avec d'autres, des camarades, avec son air un peu blasé, un peu hors du monde qui le caractérisait si bien. Avery sentit son cœur manquer un nouveau battement, hésita un instant avant de foncer sur lui comme une tempête. L'adolescente lui attrapa brutalement le bras, maugréant rapidement quelques excuses incompréhensibles en traînant son comparse de toujours un peu plus loin avant qu'il n'ait le temps de protester.

Elle avançait vite mais, elle ne savait pas vraiment où elle allait. Elle ouvrit une porte au hasard et poussa l'adolescent à l'intérieur avant de refermer la porte derrière eux. Elle alluma la lumière, ferma la porte à clé de l'intérieur et se retourna vers son otage. Et elle sentit toute sa colère furieuse l'abandonner face à lui, elle sentit son cœur battre vite et fort, beaucoup trop, elle sentit ses jambes trembler comme si elles allaient soudain se dérober et le rouge sur ses joues. Il était proche, la pièce était étroite et ils tenaient à peine dans le placard à balais.

Et maintenant ? Ils étaient tous les deux dans le placard à balais et Sid qui ne devait pas comprendre. Qu'est-ce qu'elle faisait maintenant au juste ? Elle ne savait pas. Non, elle n'avait pas encore pensé son plan jusqu'à là et elle se retrouvait tremblante, démunie et à court de mots devant lui, qui attendait une explication. Elle se retrouvait avec la boule au ventre et l'esprit en bazar, sans oser faire quoi que ce soit. Elle se retrouvait à regarder leurs pieds pour ne pas le regarder lui, ses mains crispées sur sa t-shirt.

« Sid. Comment...Comment tu m'aimes ? » Sa voix vacilla, mourant au fond de sa gorge comme une bougie.
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Sidney G. Carter
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MessageSujet: Re: ❝ i want you to stay ▇ CARTER ♥   Ven 26 Avr - 21:10


We'll be falling, falling,
but that's okay, cause I'll be right here
I just wanna love

C'était une journée ordinaire, incroyablement ordinaire. Il était quatre heures, peut-être quatre heures et demi de l'après-midi, tu ne savais jamais trop quand avait lieu l'intercours. Toujours est-il que tu te trouvais comme d'habitude à l'entrée de la salle de classe, avec ces mecs qui étaient quelque chose ressemblant à tes potes, à les écouter parler. De musiques, de jeux vidéos, de filles parfois à voix basse. Tu les écoutais avec ton éternel air désabusé, glissant de temps à autre une remarque, te faisant régulièrement chambrer comme « le crétin déjà casé en mal d'amour ». Tu les écoutais et tu te sentais comme hors du monde, tes pensées valdinguant par-ci par-là sans que tu aies à commander quoi que ce soit, t'animant vaguement dès que la conversation s'élançait vers un de ces jeux que tu aimais particulièrement. Rien ne laissait présager un quelconque chamboulement des événements. Tu t'apprêtais même à rentrer en cours, pour une dernière heure harassante.

Mais elle était arrivée. Les cheveux en bataille, le souffle un peu court, les yeux pleins d'une colère qui te paraissait totalement incompréhensible. Tu n'avais rien fait de mal ces derniers temps, si ? Tes lèvres s'entrouvrirent comme pour émettre une objection, mais la tempête Avery t'emportait déjà, sans que tu aies eu ton mot à dire. Peu importait.
Elle tenait ta main.
Tu la laissas t'emmener - te bringuebaler plutôt - dans les couloirs puis te pousser sans ménagement dans l'ouverture béante laissée par une porte. Une seconde, tu te demandas si elle comptait te planter là sur un « cap ou pas cap de rester enfermé toute une journée ? », et puis elle entra à son tour et referma le battant avant d'allumer la lumière et de tourner la clé restée miraculeusement dans la serrure. Tu levas la tête vers le plafond étrangement bas et observas un temps avec curiosité les balais entassés autour de toi jusqu'à te lasser. Alors tu laissas tes yeux sombres retomber sur Avery. Avec ses joues rouges et ses jambes un peu tremblantes. Il n'y avait plus de colère chez elle, juste quelque chose de particulier, d'indéfinissable, que tu n'arrivais pas à saisir. Peut-être parce qu'elle ne te regardait pas en face comme elle en avait l'habitude. Tu te demandas encore une fois si tu avais fait un truc de travers. Tu te retournas l'esprit autant que possible à la recherche d'un événement qui aurait pu susciter l'agacement de la jeune Standford, mais rien ne te vint. Juste une suite de rencontres inopinées, de « hey tu vas bien ? » et autres désaccords à propos des morceaux du répertoire officiel des Banana Graffiti. Ou alors elle t'en voulait à cause des modifications que tu avais fais à l'une des partitions sans lui demander son avis ? Au point de te régler ton compte dans un placard au milieu des serpillières ? Au point de te crier sa rancœur à quelques centimètres à peine de ton visage ? Tu ne savais pas. Tu ne comprenais pas. Tout ce que tu savais c'était qu'elle était immensément proche. Tu aurais pu coller ta joue sur la sienne.
Tu aurais aimé coller ta joue sur la sienne.

« Sid. Comment...Comment tu m'aimes ? »

Tu clignas des yeux. Une fois, deux fois. Peut-être encore trois ou quatre fois, quelle importance ? Tu fixais Avery sans mot dire. Et tu te demandais pourquoi. Comme toujours avec Av'. Pourquoi. Pourquoi te posait-elle cette question, pourquoi t'emmenait-elle dans un endroit pareil pour en parler, pourquoi ne l'avait-elle pas évoqué avant, bien avant, quand tu ne sortais avec personne et que tu étais libre de faire n'importe quoi, pourquoi était elle aussi indiscutablement belle. Avec ses yeux scrutant le sol à la recherche d'une sortie, ses doigts agrippés de toutes leurs forces à son tee-shirt et ses mèches claires tout autour de son visage, ce visage que tu pourrais tenir entre tes mains si facilement. Et ta gorge qui s’asséchait d'elle-même, et ton cœur qui s'emballait sans demander la permission. Tu te penchas lentement. L'obligea à te regarder droit dans les yeux, si près que vous auriez pu loucher. Et puis avant de ne plus avoir le courage, tu embrassas la commissure de ces lèvres face à toi, ces lèvres pâles un peu trop fines, une fois, doucement. Quand tu te reculas, tu essayas de te dire que ce n'était pas grave. Ce n'était pas vraiment un baiser. La commissure de ses lèvres. Ce n'était pas ses lèvres. Tu ne faisais rien de mal.
Tu voulais tellement plus.

« Au moins comme ça. »

Ce ton boudeur que tu utilisais déjà à sept ans. Pour ne pas montrer comme ton cœur battait fort. Pour ne pas montrer à quel point cette fille te rendait dingue. Pour ne pas paraître aussi déboussolé que tu l'étais.
Pour ne pas avoir l'impression d'avoir trahi qui que ce soit.
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Avery C. Standford
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MessageSujet: Re: ❝ i want you to stay ▇ CARTER ♥   Dim 28 Avr - 10:25

❝ WHEN ALL THOSE SHADOWS ALMOST
KILLED YOUR LIGHT, I REMEMBER YOU
SAID « DON'T LEAVE ME HERE ALONE ♥ »
L'adolescente releva les yeux vers lui, se plongeant dans ses yeux sombres. Elle sentit son cœur battre plus fort, si fort qu'il lui faisait presque mal, ses doigts se crisper un peu plus, l'air rester bloqué dans sa gorge et les protestations s'y mourir lentement. Les secondes devinrent des siècles. Mais, elle ne bouge pas, elle ne fit rien pour l'arrêter alors que dans sa tête, sa raison hurlait qu'il ne fallait pas, son corps semblait s'être tout simplement déconnecté. Ses yeux se perdirent sur un épis brun.

Un instant. Ce fut l'histoire d'un instant, ses lèvres effleurant timidement la commissure des siennes, à se demander ce que c'était vraiment. Ce fut l'histoire d'une seconde, d'un battement de cœur, d'une expiration chaude sur sa peau, d'un battement de cil, de son front contre le sien, du goût de lui sur ses lèvres. Ce fut l'histoire d'une seconde et il était parti, la laissant éperdue. Eperdue dans l'obscurité de ses yeux, dans les boucles de ses mèches, le cœur en vrac et un morceau de lui au creux de ses lèvres roses. Un minuscule morceau de lui.

« Au moins comme ça. »

Elle porta un doigt à ses lèvres, osant à peine les toucher de peur de faire disparaître le peu qu'elle avait de lui. Le temps de réaliser, ses joues de s'enflammer et son cœur de sombrer.

« IDIOT ! N-NE FAIS PAS CE GENRE DE CHOSES SANS PRÉVENIR ! T'ES VRAIMENT...vraiment...vrai- » Elle porta son doigt à ses yeux. Oh, elle pleurait. Des perles en cristal qui roulaient sur ses joues toutes rouges. Elle ne pouvait pas les retenir. Elle posa son autre main sur sa joue, les lèvres tremblantes. C'était des larmes silencieuses avec un goût amer qui brouillaient le goût de lui. Le tout petit peu qu'elle aurait de lui parce qu'elle n'avait pas le droit d'en avoir plus. Idiot de Sidney. Abruti de Sidney. Embrasse-pour de vrai putain, embrasse-moi comme tu l'embrasses elle qui restent coincés dans sa gorge. Et aussi, que ça fait mal.

C'était le chaos, le bordel, c'est les ruines dans sa tête : ce qui devrait être au-dessus est en dessous, rien n'est plus à sa place. C'était flou, entremêlé, déformé. Elle ne savait plus vraiment ce qu'elle ressentait, plus vraiment non, elle se sentait juste soudain un peu vide, un peu cassée. C'était ce qu'elle voulait, ce qu'elle avait cherché sans vraiment l'être. Comme si elle s'était juste perdue au milieu. Avery se mit sur la pointe des pieds, dix centimètres, dix stupides centimètres, avant de toucher ses lèvres et de l'embrasser. Pour de vrai. Lèvres contres lèvres, pas de petits tours de passe-passe pour se faufiler, pas sur le coin, pas détourné, pas de peut-être en l'air selon l'humeur. C'était doux. Doux comme un poison qui fait mal.

«...vraiment...con hein. » Av éclata de rire mais, ça sonnait faux de l'intérieur comme si quelque chose clochait. Elle fit volte-face pour ne pas voir son visage, ses yeux qui ne comprennent pas, ses lèvres qu'elle a envie d'embrasser avec tout l'amour du monde. Elle déverrouilla la porte, pressa la poignée et sortit en s'essuyant les yeux de la manche. C'était vraiment con.
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Sidney G. Carter
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MessageSujet: Re: ❝ i want you to stay ▇ CARTER ♥   Sam 18 Mai - 20:21


Did I did I did I ever tell you
That I love to love you

Tu ne savais pas pourquoi tu avais fait une chose pareille, Sidney.
Tu te répétais inlassablement que ce n'était pas un baiser, que ce n'était pas une mauvaise chose, que tu aurais fait ça pour n'importe quelle amie ; mais quelle drôle d'amie, alors. Avery était cette drôle d'amie. Pas vraiment ton amoureuse, pas vraiment une simple copine. Elle était beaucoup plus et beaucoup moins, plus salée et plus sucrée. Un entre-deux doux-amer qui te laissait perplexe. Tu ne pouvais pas coller d'étiquette sur cette relation. Avery c'était Avery.
Et que tu veuilles l'admettre ou non, tu venais d'embrasser Avery.
Ou au moins, tu venais de l'inviter à t'embrasser.
Ridicule geste de ta part. Tu savais déjà sa réaction. Tu savais déjà qu'elle ne voudrait pas de tes lèvres sur les siennes. Tu la regardais effleurer sa bouche de ses doigts fins, ses yeux noisettes écarquillés de surprise, de stupeur, de peur peut-être même, tu ne comprenais plus trop. Tu ne lisais plus en Avery comme tu faisais quand tu étais petit. Un clin d’œil et vous étiez partis. Sur la même longueur d'ondes. A présent vos branchages avaient été mélangés, certains câbles avaient été déconnectés sans que vous ne vous en rendiez compte. C'était l'erreur du système. C'était le silence radio.
Jusqu'à l'explosion massive.

« IDIOT ! N-NE FAIS PAS CE GENRE DE CHOSES SANS PRÉVENIR ! T'ES VRAIMENT...vraiment...vrai- »

Oui, vraiment. Et elle pleurait, Avery. Et tu avais envie de lui crier d'arrêter de pleurer ; parce que ça te rendait tellement mal à l'aise. Ça t'enfonçait six pieds sous Terre, te donnait envie de te gifler et de lui supplier d'oublier tout tout tout tout pitié Av oh Av n'y pense plus je ne recommencerai plus plus jamais mais s'il te plaît ne pleure pas. Ne pleure pas.
Tu n'avais jamais su sécher les larmes des filles.
Tu n'avais jamais su sécher les larmes de cette fille.
Tu te rappelais d'une journée d'été, une fois quand vous aviez huit ans. Vous étiez allés à la foire et vous aviez essayé tous les stands un par un. Tu avais gagné le tir à la carabine ; elle avait gagné la pêche aux canards avec vingt points d'avance. Vous aviez mangé de la barbe-à-papa jusqu'à en être malades. Vous aviez regardé un jongleur se débattre avec dix quilles, peut-être un peu plus ; à travers vos yeux candides il paraissait en lancer cent. Et puis vous aviez décidé d'un commun accord de rentrer, surtout parce que la permission de sortie n'excédait pas les vingt heures et qu'il était déjà vingt-et-une heures passées. Vous aviez emprunté le raccourci que vous preniez toujours. Mais il faisait noir. La nuit, le chemin, il n'était plus pareil. C'était effrayant, un peu, même si toi tu étais un garçon, presque un homme à huit ans oui un homme fort et courageux. Vous aviez avancé vaillamment. Jusqu'à ce qu'Avery tombe. La nuit, le chemin, il n'était plus pareil. Les pavés, on ne les voyait plus bien. Et puis tu étais peut-être un homme, mais tu avais peur, très peur, parce que tu n'aimais pas vraiment l'obscurité. Et Avery, elle avait commencé à pleurer fort. Tu avais essayé de lui dire quelques mots pour la réconforter, tu avais tenté de lui tapoter le dos comme dans les dessin-animés. Mais Avery pleurait. Finalement, tu n'avais pu que pleurer avec elle.
Aujourd'hui il ne faisait plus noir et tu étais grand. Pourtant aucun mot ne passait la barrière de ta langue. Tu n'osais pas la toucher. Tu te permettais tout juste de la fixer. Encore encore encore. Oh Avery ne pleure pas.

C'était tellement la fin du monde sous ton crâne. Le cataclysme intergalactique, la tornade sur-dimensionnelle, le tsunami d'un kilomètre de hauteur menaçant de te submerger. Oui, c'était tellement la folie, tellement l'apocalypse, que tu ne la remarquas même pas. Lorsqu'elle s'approcha de toi, lorsqu'elle se mit sur la pointe des pieds ; pour franchir ces centimètres, ces quelques stupides centimètres entre tes lèvres, tes lèvres à toi, et puis les siennes. Et ce fut magnifiquement bon. Et ce fut magnifiquement court. Mais ce fut surtout magnifiquement inattendue.

«...vraiment...con hein. »

Tout d'un coup elle riait. Tu te demandais s'il te fallait rire, toi aussi. Tu n'avais pas envie de rire. Tu avais envie de lui dire merci pardon ou peut-être s'il-te-plaît. S'il-te-plaît, Av. Encore. Encore une fois.
Tout d'un coup elle partait. Tu te demandais s'il te fallait partir, toi aussi. Tu n'avais pas envie de partir. Tu voulais rester là, dans ce placard à balais, à embrasser Avery et à ne plus te soucier de rien. Le goût de ses lèvres si parfaites que tu avais imaginé des milliers de fois. Maintenant tu savais. Pour de vrai. Et il y avait ce bruit de pas dans le couloir, qui s'amenuisait de plus en plus, qui te criait qu'elle s'en allait loin de toi ; et toi tu restais planté là comme un con parce que tu étais un con même que c'était Avery qui l'avait dit Avery Avery Avery elle t'avait embrassé Avery elle avait franchi la barrière Avery elle avait pleuré et puis elle avait rit. Est-ce qu'elle t'aimait, Avery ?

Tu t'étais mis à courir comme jamais tu n'avais couru de ta vie.

Tu t'étais jeté en dehors de ce placard, tu n'avais pas fermé la porte derrière toi, tu avais sprinté dans ce couloir s'étendant sous tes yeux noirs. Tu avais suivi cette silhouette à quelques mètres. Tu avais fixé ces cheveux clairs se balançant doucement - tellement doucement comparé au rythme de tes pas - et tu ne les avais pas lâché une seule seconde. Tu te fichais du bruit que tu pouvais faire. Tu te moquais des heures de cours, tu n'en avais rien à faire de déranger. Tu avais continué à courir jusqu'à pouvoir te ficher devant elle. Tu avais posé ton regard dans le sien et c'était tellement étrange, et tu te sentais à bout de tout. Plus de souffle plus de tête plus de cœur. Ça tambourinait, ça tournait, ça tanguait. Elle pleurait encore. Tu aurais voulu lui demander quoi faire. Tu aurais voulu lui dire quelque chose comme « et maintenant ? ».
Tu aurais voulu avoir huit ans et pleurer aussi.
Mais tu étais un homme, Sidney.
Alors tu ne pleuras pas.

« Pourquoi t'es aussi belle et conne, Avery Standford ? »

Non tu ne pleuras pas. Tu passas juste ta main sur sa joue, presque du bout des doigts. Tu la pris juste dans tes bras. Pour réussir à faire ce que tu n'avais pas su accomplir en étant gosse. Pour lui montrer ce que tu pensais tous les jours de tous les mois de ta vie. Pour lui expliquer comme tu pouvais avec tes bras maladroits.
Oh Avery, ne pleure pas.
Je suis là.

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Avery C. Standford
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MessageSujet: Re: ❝ i want you to stay ▇ CARTER ♥   Sam 1 Juin - 11:45

❝ STOP ME. SAY YOU WANNA STOP ME.
SAY YOU WANNA STOP ME NOW BUT
I'M LEAVING. YEAH I'M GONNA LEAVE
YOU.
Il ne suivait pas. Il ne suivait pas. Il ne suivait pas. Il ne suivait pas. Il ne suivait pas. Il ne suivait pas. Il ne suivait pas. Il ne suivait pas. Il ne suivait pas. Il ne suivait pas. Il ne suivait pas. Il ne suivait pas. Il ne suivait pas. Il ne suivait pas. Il ne suivait pas. Il ne suivait pas. Il ne suivait pas. Il ne suivait pas.
C'était mieux comme ça.

Alors, d'un pas rapide, Avery s'était élancée dans les couloirs comme si elle craignait que finalement il ne puisse changer d'avis. C'était mieux comme ça. C'était MIEUX. Peu importe pourquoi, comment, c'était juste la meilleure chose à faire au final. Sûrement. Ou quelque chose comme ça. Au final, peu importait et tout importait. Elle avait le crâne vide et trop rempli en même temps de bêtises, de conneries, de questions inutiles, de pensées qui ne servent à rien, de souvenirs. Elle avait embrassé Sidney et elle s'était enfuie. Elle avait le cœur en vrac, en miette, les sentiments éperdus en débâcle qui s'entrechoquaient dans un vacarme intérieur assourdissant, déchirant. Et à mesure que ses pas la portaient un peu plus loin, elle sentait de nouvelles larmes dégoulinaient sur ses joues sans qu'elle ne puisse les arrêter.

Elle ne pensait pas que ça ferait si mal. Tellement mal que c'était à se tirer une balle dans la tempe, bordel. Pourtant c'était ce qu'elle voulait ? Tout ce qu'elle voulu depuis que Sid s'était trouvé une copine, depuis que les voir se dévorer des yeux avec amour lui avait retourné l'estomac et la rongeait de jalousie. Depuis que ça la rendait malade de se dire que Sidney en aimait une autre et qu'elle n'était plus rien. Plus rien que la meilleure amie. La sœur. La confidence. La complice. Mais, elle aurait jeté tout ça au feu pour être un peu plus. Pour être Effy un peu. Juste un peu et puis elle en aurait voulu plus. Toujours plus. Beaucoup plus, trop même et ce n'était pas bien. Ce n'était pas comme ça que les choses devraient se passer normalement, tout aurait dû juste continuer à aller pour le mieux dans le meilleur des monde parce que. Parce qu'avec lui, tous les deux, leur vie c'était comme un magnifique conte de fées sans problèmes, sans histoire, sans peur de rien. C'était le plus bel endroit sur Terre.

C'était le Paradis, mieux que celui dans le ciel parce qu'avec Sidney, elle se sentait vivante. Un paradis à se damné pour l'éternité si on pouvait y rester quelques années de vie humaine.

Sidney était là. Les cheveux dans tous les sens, l'air un peu perdu, haletant comme s'il lui avait couru après mais, que finalement elle ne l'avait jamais entendu, elle ne l'aurait pas attendu. C'était une histoire triste encore. Une histoire qui fait mal et qui fait pleurer toutes les larmes de son cœur. Et elle en a marre de pleurer, tout le temps mais, elle ne peut pas s'en empêcher. Tout est si confus.

« Pourquoi t'es aussi belle et conne, Avery Standford ? » Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. JE NE SAIS PAS.
Elle a oublié comment elle était avant, comment elle était quand rien n'importait plus.
Elle a fermé les yeux et un jour ça a disparu, c'est parti.
Envolé.

Il essaye de la prendre dans ses bras mais. Elle ne veut pas. Enfin si. Mais, non. C'est la panique encore. Et elle déteste tellement quand il lui fait cet effet là. Elle déteste tellement quand il la rend comme ça, elle a l'impression qu'elle devient folle. Mais, il ne faut pas. Ils ne doivent PAS. Dedans, ça hurle, ça hurle, ça hurle à lui en ouvrir le crâne. Il ne faut pas, Sid, il ne faut pas. Arrête d'être tellement toi parce que c'est beaucoup, beaucoup trop dur de t'en vouloir, tellement dure de ne pas t'aimer. Mais, il ne faut pas. C'est comme une évidence, ou du moins pas ici, à la vue de tous. Ils sont bandits et hors-la-loi parce que c'est mal de L'aimer, c'est le plus grand crime de sa vie peut-être : AIMER Sidney beaucoup trop FORT.

Elle se dérobe avec ses petits bras de gamine déjà fatigués et finalement, elle abandonne, elle ne veut plus lutter et elle s'agrippe à lui de toutes ses forces. Elle enfonce ses ongles dans son dos, elle a les doigts crispés et elle laisse sombre sa tête contre son torse. Et chaque instant est comme un coup de poignard dans la poitrine, un magnifique coup de poignard qui l'emplit de bonheur et lui tord le corps de douleur. Aimer à en crever. Puis, elle pense aussi dans sa tête trop vide et trop peine. Au petit garçon qui lui a marché sur le pied.
A Sid.
Sid et ses grands yeux sombres.
Disneyland.
Dis, dis Sid tu me boudes ?
Je te ferai un bisou si tu veux.
On deviendra célèbre un jour, hein Sid ?
On sera les rois du monde.
Tu viens Sid ?
Sid, Sid, Sid, Sid, Sid, Sid, Sid, Sid, Sid, Sid, Sid, Sid, Sid, Sid, Sid, Sid, Sid, Sid, Sid, Sid. SIDNEY.
Cap ou pas cap ?
Pas cap.

« I-I-I-IDIIIIIIIOT ! » C'est tout ce qu'elle arrive à formuler à peu près correctement dans le néant de son esprit et elle le serre encore plus fort. Elle aimerait ne jamais le lâcher, l'embrasser encore et encore, le frapper de toutes ses forces, le secouer comme un prunier. Elle aimerait. Elle aimerait que tout soit plus facile parce que non, elle ne peut plus. Elle ne peut définitivement plus tenir. C'est le moment où les jambes craquent et tout s'effondre, le putain de moment où on se dit qu'on n'est plus assez fort pour tenir. Sid l'est, Sid il est devenu fort et il ne pleure plus. Mais, elle pleurniche encore comme une gamine et gémit, impuissante. Inutile.

Alors, elle ne veut plus combattre. Elle ne veut plus se demander ce qui ne TOURNE pas rond dans sa petite tête, ce qui peut bien déconner à ce point chez elle.
Elle n'a plus la force pour le faire, plus le courage. Plus rien.
Elle rend les armes.
Elle rend tout, elle a perdu la partie.

« J'abandonne Sid. »

Game over.


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Sidney G. Carter
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MessageSujet: Re: ❝ i want you to stay ▇ CARTER ♥   Dim 9 Juin - 20:45


But there's hope out the window
So that's where we'll go

Tu la sentais entre tes bras, là, contre toi ; et tu la sentais hésiter, aussi. Ses bras frêles qui se battaient un peu autour d'elle et de toi, petits soldats à peine armés. Tu te demandais s'il te fallait la lâcher. Tu te demandais si tu avais encore fait une erreur. Interpréter les signes. C'était toujours une histoire comme ça. Dans les livres ou les bande-dessinées ou les films au cinéma. La fille disait quelque chose de complètement tordu. Et c'était au mec de comprendre qu'elle voulait qu'il l'embrasse. Le délire absolu.
Avec Av, c'était complètement et irrémédiablement la même chose.
Alors, tu aurais dû abandonner. Ça t'avait toujours emmerdé, de toute façon, les énigmes et autres devinettes. Avery était un putain de casse-tête chinois. Tu n'avais décidément rien à foutre avec elle. Petite gamine sous ses grands airs, hein, n'est-ce pas ? Pourtant tu étais là, à la tenir comme un noyé se tiendrait à une bouée de sauvetage. Non non non Avery ne pars pas Avery ne me laisse pas pourquoi tu veux me quitter Avery moi je ne souhaite que toi que toi que toi ENCORE toujours toi pour la vie à jamais. S'il te plaît. C'était dingue.
Finalement, elle enfonça ses ongles roses dans ton dos et t'en avais rien à foutre. Qu'elle te déchire, qu'elle te tue, qu'importe ? Elle était avec toi. Avery Chance Standford. La gamine à la robe bleue, aux cheveux clairs qui chatouillent les joues, au rire explosif, aux idées révolutionnaires, aux yeux noisettes qui font battre ton cœur à deux cent battements minute. Avec toi.
Tu étais Sidney Gabriel Carter.
Tu étais interminablement heureux.

« I-I-I-IDIIIIIIIOT ! »

Sa voix était trop forte, trop proche de ton oreille ; mais tu voudrais capturer ces décibels, là, maintenant. Pouvoir te souvenir toute ta vie de cette proximité. De ce souffle dans ton cou. De ce poids, léger sur ton épaule. De cette pression de plus en plus forte dans ton dos.
Oh comme tu l'aimes.
Avery, est-ce que tu sais comme il t'aime ?
C'est à en devenir fou. Il pourrait faire le tour du monde, s'avancer sans défense face à une armée entière, sauter d'un toit pour toi. Cap. Cap de tout. Lance-lui n'importe quel défi, Av, il le fera. Il hésitera, ronchonnera peut-être parce qu'il est comme ça. Il s'arrêtera peut-être en chemin pour jouer à Doodle Jump ou boire un Dr Pepper. Mais il ira jusqu'au bout si c'est toi qui lui demande.
Si c'est toi qui lui demande.

« J'abandonne Sid. »

Abandonner, abandon. C'est encore un signe à interpréter ? Encore un mot à comprendre dans le bon sens ? Qu'est-ce que ça veut dire, hein ? Tu ne sais plus espérer. Mais là c'est plutôt clair, non ? Non. Est-ce qu'elle abandonne juste pour aujourd'hui, ou pour toute la vie ? Est-ce que ça veut dire qu'elle en a marre de se débattre pour quitter tes bras, ou est-ce que ça veut dire qu'elle t'aime t'aime T'AIME comme toi toi tu l'aimes tu tu Sidney tu quoi ? Abandonner lâcher prise oublier tout depuis le début tu n'es plus rien si ce n'est un petit garçon qui veut dire à sa meilleure amie que c'est son amoureuse. Son amoureuse la seule de toute l'univers. Même que tu veux lui montrer les étoiles et la mer et le soleil, voir comment c'est grand et beau et l'embrasser sous un arbre. Comme dans les films. Les films au cinéma.

Tu la prends par la main oh. C'est Avery. Sa main. Avery Chance Standford. Oui c'est ça, son nom, son nom à elle. Tu t'en fous d'être un connard, tu t'en fous d'avoir une petite amie. De toute façon, ta petite amie, ça a toujours été elle. Dans tes rêves et tes souvenirs et tes espoirs. Tant pis. Tu fous tout en l'air. Tu as huit ans maintenant. Tu es Disneyland. Et tu vas emmener ta princesse au pays des merveilles.

Tu cours dans les couloirs et tu l'entraînes derrière toi et tu as envie de rire alors tu ris et c'est bizarre ton rire c'est comme si pour une fois c'était vraiment vraiment vraiment le tien. Tu cours tu cours et tu l'entends courir derrière toi et elle ne s'arrête pas et elle te suit et c'est tellement dingue que tu ne sens plus tes jambes. Tu n'es pas fatigué tu n'es pas triste tu n'as pas envie de dormir ou de te cacher. Tu as juste envie de continuer ainsi toute ta vie. Tu cours et tu quittes cette académie, tu es dehors VOUS êtes dehors, c'est beau dehors le soleil brille ; enfin à peine en fait, tant pis, pour toi il fait beau. La pluie on s'en fout. Les nuages on s'en fout. Tu veux qu'il fasse beau. Alors il fait beau. Toi tu cours et t'emmerde le vent. Parce que tu es accompagné de la personne la plus formidable que la Terre aie jamais créée. La seule qui existe réellement dans ton monde à toi de crétin fini. Tu cours tu cours. Tu l'entraînes, tu sors. Tu emmerdes le vent. Tu hurles.

« AVERY. AVERY CHANCE STANDFORD. AV. AV JE T'AIME. JE T'AIME. »

Tu hurles et tu cours et tu ris et tu continues tout droit il y a des arbres et il pleut, un peu, tant pis tant pis tu cours tu cours tu ris tu cris.

« JE T'AIME A EN CREVER AV. »

Tu pourrais le répéter à l'infini.
Si ce n'est que tu n'as plus de souffle. Et plus de jambes.
Et qu'il pleut.
Alors tu t'arrêtes et tu souris comme si tu avais vraiment huit ans pas dix-huit non oh tu te tournes et tu la regardes comme elle est belle. Av Av Av. C'est elle. C'est toi.

« Et toi tu m'aimes ? »

Tu veux juste être sûr que ces signes, tu les as bien interprété pour une fois.
Oh. Comme au cinéma.
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Avery C. Standford
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MessageSujet: Re: ❝ i want you to stay ▇ CARTER ♥   Jeu 13 Juin - 13:01

❝ AND AS THE WORLD COMES TO AN END, I'LL BE HERE TO HOLD YOUR HAND 'CAUSE YOU'RE MY KING AND I'M YOUR LIONHEART ♥
Elle pleure encore, toujours, elle s'étrangle avec ses sanglots qui lui bloquent la gorge. Elle s'effondre, elle tombe, elle sombre et elle rend les armes. Elle attend, elle attend juste que cette douleur se déloge, qu'on lui dise quoi faire parce qu'elle n'a plus la force de rien. Et il lui prend la main. Sa main qui tient chaud. Et il court. Et elle court avec lui. Elle entend leurs pieds qui tapent dans les couloirs et les portes battantes qui s'ouvrent, elle entend le boum boum de son cœur dans sa tête, elle entend le rire de Sidney. Le rire de Sidney. Alors, même si elle ne voit rien avec ses larmes, elle presse juste sa main aussi fort qu'elle peut. Oh, s'il te plait, ne me laisse pas, emmène-moi où tu veux mais, reste. Reste toujours là, près de moi. J'ai besoin de toi.

« AVERY. AVERY CHANCE STANDFORD. AV. AV JE T'AIME. JE T'AIME. » Besoin de lui, lui, lui, lui juste lui. Lui et ses cris qui font comme des explosions à l'intérieur, lui et son rire qui sonne comme la première fois, lui et ses mots qui la font courir encore plus vite. Lui qui lui donne envie de tout balancer, tout envoyer se faire foutre parce que rien n'importe. Il pleut. Il fait froid. Ils sèchent les cours. Ils ne sont même plus dans l'établissement mais, ils s'en foutent ? Ils s'e foutent. Parce qu'il y a Sid qui lui tient la main, qu'ils courent dehors, qu'ils pourraient courir comme ça pour toujours et qu'il lui dit qu'il l'aime. Sid et tout son amour, son joli amour qui réchauffe, qui fait sourire. Parce qu'il n'y a que Sid, Sid, Sid, toujours Sid. C'est clair, maintenant. Il n'y a que lui, il n'y a toujours eu que lui.

« Et toi tu m'aimes ? » Ils ne courent plus. Elle a le souffle court, elle est fatiguée d'avoir tellement couru mais, elle aimerait courir encore. Elle a les cheveux trempés qui lui collent au visage, elle a la chair de poule et elle tremble un peu. Elle a le cœur qui tambourine et les mots qui ne veulent pas venir. Non. Ils n'arrivent pas à venir, elle ne peut pas parler. Mais, ce n'est pas grave parce qu'elle est heureuse. Parce que cette fois, ils vont faire les choses bien comme il faut, que cette fois, elle ne va pas prendre ses jambes à son cou et s'enfuir. Cette fois, elle a compris. Cette fois, elle a envie de le serrer fort fort, fort, plus fort encore et de l'embrasser pendant des heures. Cette fois, elle ne veut plus le lâcher.

Elle se jette à son cou, un peu trop fort. Elle attrape ses cheveux avec sa main et elle l'embrasse. Elle l'embrasse parce qu'elle a le droit. Et ils tombent, ils tombent dans l'herbe mouillée. Elle rit. Elle pleure. Un peu des deux, elle est un peu perdue. Mais elle caresse sa joue, son nez, elle passe sa main dans ses cheveux sombres, dans son cou. Elle embrasse ses lèvres, son nez, son front. Elle frisonne quand elle sent son souffle chaud sur sa peau glacée, elle mémorise son odeur. Parce qu'il a dit qu'il l'aimait parce qu'il n'a toujours pas lâché sa main. Et puis, elle plante ses yeux dans les siens. Si doux, si sombres. Elle colle son front contre le sien.

« Je t'aime. Je...Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime PUTAIN ! » Je te le jure, je t'aime vraiment beaucoup Sid alors. Alors serre-moi juste contre toi, serre moi fort, embrasse-moi, partout, dis-moi que je suis la seule et l'unique qui compte, dis-moi encore que tu m'aimes, joue avec mes cheveux, regarde-moi dans les yeux, dis que tout ça c'était des conneries, dis que ça ne compte plus, souris-moi, ne lâche pas ma main, ris encore s'il te plait, prends-moi dans tes bras, faisons-le tour du monde, fuguons tous les deux, allons dominer le monde, chante moi une chanson, dis-moi que je suis jolie aujourd'hui, rassure-moi, dis-moi que ça ira, dis-moi que tu resteras toujours, jure-le, ne me laisse jamais, sois là, juste sois-là et aime-moi, ne pars pas, fais-moi rire, presse ton front contre le mien. Tu entends là-dedans comme ça fait boum ? Tu entends ? C'est parce que toi, Sid. Promets-moi qu'on sera heureux comme ça pour toujours.

« ...Vraiment vraiment vraiment beaucoup. Tellement que je suis même pas sûre que tu puisses l'imaginer. Je...veux que tu restes avec moi pour toujours. Cap ou...pas cap ? » Parce qu'il n'y avait que lui. Que elle. Que eux. Deux gamins de huit ans allongés sous la pluie qui tremblent de froid, qui vont attraper un autre rhume et finir malade pendant une semaine, qui vont se faire gronder mais, qui ne se seront toujours pas lâché la main. Avery, elle a un peu peur aussi parce que c'est bizarre, parce qu'elle se sent soulagée, parce que ça fait tellement chaud de partout. Elle a envie de pleurer , mais, pas parce que ça fait mal. Elle a envie de pleurer à cause de tout ce bonheur qu'elle a au creux de la poitrine.


Dernière édition par Avery C. Standford le Sam 29 Juin - 17:43, édité 4 fois
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Sidney G. Carter
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MessageSujet: Re: ❝ i want you to stay ▇ CARTER ♥   Jeu 27 Juin - 20:19



my life would suck without you

Elle a ses cheveux qui sont trempés, et qui collent, qui s'accrochent à son visage comme des milliers, des millions de filaments dorés. Et elle tremble ; elle a froid ? Toi tu n'as pas froid. Tu la fixes de tes yeux sombres et ton souffle court, dans l'air frais de cette journée d'été, fait comme des nuages minuscules et d'un blanc cotonneux. Pourtant tu n'as pas froid. Tu attends. Comme toujours, tu attends, et tu es tellement occupé à attendre que tu ne te préoccupes pas du reste. Tu guettes le moment où elle ouvrira ses lèvres roses et où elle répondra à ta question. Tu te demandes ce qu'elle va dire. Tu ne sais plus trop, d'un seul coup. Tu étais sûr, tout à l'heure, quand tu l'as entraînée dehors. Maintenant tu doutes, un peu. Elle t'a toujours montré que c'était « non ». Elle t'a toujours fait sentir que ce que toi tu pensais d'elle, elle ne le pensait pas de toi. C'était toujours de travers, différent, pas pareil. C'était toujours, toujours, toujours « non ». Alors pourquoi aujourd'hui, ce serait « oui » ? Tu te demandes. Tu te demandes encore, interminablement.
Tu te demandes jusqu'à ce que tu sentes ses mains autour de ton cou et dans tes cheveux.
Tu te demandes jusqu'à ce qu'elle plaque ses lèvres contre les tiennes.
Tu te demandes jusqu'à ce que vous tombiez dans l'herbe et que tu la sentes sur toi, contre toi ; au bout de ton nez, au creux de tes joues.
Et même là, tu te demandes encore bêtement. Est-ce que c'est « oui » ? Est-ce que ça veut dire « oui » ? Hein, dis ?
Elle place son front sur le tien – c'est froid, parce qu'il pleut – ; tu vois ses yeux si proches, tu sens son souffle – désordonné. Oh. Le sien aussi. Le sien aussi il fait des petits nuages. Des petits nuages minuscules et cotonneux. Comme toi. Tout comme toi. Oh.
A cet instant seulement. Tu souris.
Et tu cesses de te demander.

« Je t'aime. Je...Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime PUTAIN ! »

Oui. Oui, tu sais. Tu sais maintenant. Elle hurle dans tes oreilles et ça te fait rire. Toi aussi tu voudrais hurler. Leur dire à tous. Vous avez vu ? Vous avez entendu ? Avery, elle est amoureuse de moi. De moi et de personne d'autre. Vous pouvez tous me haïr, vous pouvez tous me faire la guerre, j'en ai rien à foutre. Parce qu'elle, elle m'aime.
Elle t'aime.
Tu fermes les yeux et tu t'en balances, parce que tu sais que quand tu les rouvriras, elle sera toujours là. Encore, encore.
Dis-moi encore que tu m'aimes.
Tu sens son cœur qui bat, là, tout près, et ça te rend fier. Bêtement fier. Ce cœur il bat pour toi. Pour elle aussi. Mais surtout pour toi. C'est comme le tien. Qui rythme ta vie. Ne continue pourtant de battre que grâce à Elle. Boum boum boum. Vous pourriez en faire une musique.

« ...Vraiment vraiment vraiment beaucoup. Tellement que je suis même pas sûre que tu puisses l'imaginer. Je...veux que tu restes avec moi pour toujours. Cap ou...pas cap ?
- Hmmm, j'sais pas. »

Tu rouvres les yeux et tu te sens sourire. Comme tu es con, Sidney. Tu aurais pu lui dire tout un tas de choses. Tu aurais pu lui détailler comme tu la trouves belle, par exemple, tout ce que tu penses tous les jours sans lui dire. Tu aurais pu lui faire un discours, lui expliquer que bien sûr que si, tu pouvais l'imaginer. Tu aurais pu lui répéter combien tu l'aimes, à en crever ; jusqu'à la fin des temps. Tu aurais pu divaguer sur un tas de jolies tirades qui t'aurais montré comme le mec bien, le mec cool, le mec romantique et tout le bazar. Mais tu es juste un imbécile. Tu vois ces yeux noisettes à quelques centimètres de toi qui s'agrandissent de surprise, et toi tu te marres comme une dinde. Sidney Gabriel Carter.
Tu es une DINDE DEBILE.
Tu rigoles toujours quand tu te relèves pour t'asseoir dans l'herbe – ton sweat est trempé. Et tu as un sourire jusqu'aux oreilles quand tu la contemples et que tu la vois te fusiller du regard. Pour une fois que c'est toi. Toi qui ris et elle qui fait la gueule. Tu tends ta main et tu touches sa joue. Et tu te dis que ça n'a rien d'étrange. Tu te dis que si elle te repousse, ce n'est pas parce qu'elle ne t'aime pas, mais juste parce que tu es un con.
Ça te fait démesurément plaisir.

« Je t'ai laissé me couper les cheveux dans les toilettes des filles. Je t'ai laissé m'habiller d'un tutu et me faire marcher dans toute la ville. J'suis même entré dans ce jardin là, avec le chien qui faisait flipper, putain. Alors tu crois. Tu crois vraiment. Que j'serai pas cap de faire ce que j'ai envie de faire depuis que je suis gosse, Av ? »

Et puis tu penses à tout cet amour que tu as. Tu penses à ce trop plein qui va enfin pouvoir se déverser. Et tu penses aussi à un autre amour d'un coup, autre part, si près et pourtant si loin.
Alors tu n'as plus envie de sourire du tout.
Tu réalises, Sidney, ce que tu es en train de faire.
Tu tombes.

« Il faut que je parle. A Effie. Tu sais. »

Soudain la pluie redevient de la pluie, soudain Avery te donne le tournis, soudain tu aimerais pouvoir être celui osant dire « serre-moi fort ».
Soudain tu as froid, Sidney Carter.
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Avery C. Standford
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MessageSujet: Re: ❝ i want you to stay ▇ CARTER ♥   Mar 9 Juil - 20:12

❝ NEVER GIVE UP LOVING UNLESS YOU MUST 'CAUSE IT WILL HAUNT YOU IN THE FUTURE, IT'LL TRY TO CRAWL IN YOUR BAD AT NIGHT ♥
« Hmmm, j'sais pas.  » Elle a les lèvres, les yeux qui s'entrouvrent avec surprise alors qu'il sourit, un grand sourire comme s'il avait dit quelque chose d'idiot, il rigole. Oh, ce n'est pas drôle comme blague, elle pourrait se sentir mourir, tout de suite s'il lui disait ça. Mais, il ne sait pas. Non, il n'a pas l'air de savoir combien de fois il pourrait l'achever en le faisant ainsi douter parce que ça n'avait été aussi fort, jamais de cette façon. Avant c'était juste amis à la vie, à la mort et maintenant, maintenant c'était j'ai besoin de toi, ne me laisse pas. J'ai besoin de toi pour faire briller le soleil dans mon ciel quand il pleut, faire chanter les oiseaux en hiver et mettre un peu de couleurs quand il fait trop gris. Maintenant, c'était un peu fou, complètement dingue, c'était le monde à l'envers.

Carter se relève d'un coup et Standford se sent qui tombe en arrière, elle se retient avec les mains et tente de se redresser avec un tant soit peu de dignité, lui décochant un regard accusateur, les lèvres boudeuses. Elle boudait comme une gamine, une gamine désespérément folle amoureuse du plus grand idiot que la Terre ait porté et pourtant, elle en avait connu des idiots et il venait de prendre la première place. La place la plus importante, la place tout en haut de tout. Et il rit, il soutit avec insouciance. Il caressa sa joue avec sa main trempée, elle est froide, glacée et tellement chaude en même temps. Elle hésite, Avery, entre le jeter parce qu'il l'agace, parce qu'elle a décidé de bouder et le laisser aire. C'est un peu bizarre d'être aussi proches maintenant, d'être comme des amoureux dans les films. Oh, elle se sent vraiment comme une petite fille qui n'a jamais eu de petit amoureux avant. Oh, elle n'aime pas quand il lui fait cet effet-là, quand il lui renverse la tête et le cœur dans tous les sens. Et pourtant, il n'y a rien qui la rend plus heureuse.

Alors elle le laisse faire, elle attrape sa main dans la sienne, elle emmêle leurs doigts, toujours en regardant sur le côté de son expression boudeuse. Il n'est pas totalement pardonné, il ne le sera pas tant qu'elle n'aura pas vu son sourire et senti son cœur bondir dans sa cage thoracique. Ah, il ne sait pas à quel point il est capable de lui faire tourner la tête. Il est comme un ouragan, il met la pagaille et plus rien n'a de sens alors qu'elle a toujours été la tempête qui l'entraînait avec elle, lui était l'ouragan qui lui donnait la force cette tempête. Sans Sid, elle n'aurait jamais été qu'une simple fille mais, Sid, il la rendait spéciale, il la rendait belle et brillante, il la rendait vivante, avec Sid, elle était Avery et c'était comme si elle était la fille la plus unique au monde, la personne la plus formidable de l'Univers.

« Je t'ai laissé me couper les cheveux dans les toilettes des filles. Je t'ai laissé m'habiller d'un tutu et me faire marcher dans toute la ville. J'suis même entré dans ce jardin là, avec le chien qui faisait flipper, putain. Alors tu crois. Tu crois vraiment. Que j'serai pas cap de faire ce que j'ai envie de faire depuis que je suis gosse, Av ?  » Oh, A ne put s'empêcher d'éclater de rire parce qu'à eux deux, ils en avaient fait des choses et elle lui en avait demandé des folies à coups d'expressions boudeuses, de supplications boudeuses, vendant mots et promesses pour qu'il la suive. Mais, tu étais unique avec ta coupe mais, tu était très mignon dans ton petit tutu et ce gros chien n'était pas si méchant finalement. Elle ne boude plus. Elle recolle son front contre le sien, leurs bouts de nez comme les bisous eskimos quand ils étaient gamins et elle lui fait son plus grand sourire.

« Et tu as envie de rester pour toujours? » Oh, elle sait, elle sait qu'il le veut. Elle veut juste l'entendre un peu pour être parfaitement sûre d'une chose dont elle est absolument certaine, pour se rassurer sur quelque chose dont elle n'a pas besoin. Il fallait juste qu'il mette des mots dessus, des mots bien définis, bien jolis dont elle pourra se souvenir même dans quarante ans et qui lui feront toujours autant de papillons au cœur. Comme son regard sombre et doux, comme son sweat mouillé, la sensation de froid mais, que rien n'importe et de la pluie qui continue à tomber, le bonheur au creux de la poitrine et les joues rosies.

« Il faut que je parle. A Effie. Tu sais.  »  Effie. Effie. Effie. Ce nom somme, résonne dans sa tête comme une chanson agaçante, encore et encore, en boucle. Effie. Effie. Et son sourire, ses joues roses, ses robes à fleurs, son parfum délicat, ses longs cheveux d'or. Effie. Trop parfaite, trop bien, trop pure. Effie qui tape dans sa tête comme des coups de marteaux et qui brise son bonheur. Son bonheur à elle qui lui donnait envie de pleurer parce qu'elle n'arrivait pas à tout contenir en elle. Son bonheur. Effie qui est là, toujours et Avery se sent à des kilomètres de Sidney parce qu'il y a Effie, toujours, encore. Parce que c'est Effie qui sort avec Sidney et pas Avery, parce que ce n'est pas bien ce qu'ils font parce que, d'un coup, elle a peur. Elle n'est pas sûre qu'il va la choisir elle. Elle a peur parce qu'il est triste maintenant et c'est sa faute, sa faute de lui faire faire ce qu'il ne faut pas. Elle a peur parce qu'elle ne sait pas combien de temps ça va prendre.

Oh Sid. Elle le voit bien que ça le rend malade, que ça va pas, elle le voit bien qu'il n'est plus heureux comme avant, que ça lui pèse. Elle aimerait pleurer encore, une nouvelle fois comme toutes les autres fois et qu'il la console comme à chaque fois. Elle aimerait pleurer parce que Sidney est triste. Av lâche sa main, tout doucement et puis elle a passé ses bras autour de son cou, elle a enfoui son visage dans son cou en fermant les yeux.

« J'attendrai.  » Avait-elle réussi à prononcer d'une voix un peu fébrile, c'était tout ce qu'elle arrivait à répondre : oui. Oui tu dois parler à Effie. Oui. Je sais. Oui. C'est dur. Mais, Oui, je t'attendrai, j'attendrai le temps qu'il faudra. Ne mets juste pas trop de temps, j'en deviendrais malade.

« On rentre ? »
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Sidney G. Carter
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MessageSujet: Re: ❝ i want you to stay ▇ CARTER ♥   Lun 19 Aoû - 21:08



the bible didn't mention us.
Tu avais prononcé ce nom, cet unique nom, et tu sentais maintenant le poids de celui-ci peser sur tes épaules comme s'il s'agissait du monde entier. C'était si lourd. C'était si difficile, à cet instant, de s'appeler Sidney Carter. Tu aurais voulu être un autre, tu aurais voulu avoir un autre prénom, tu aurais voulu pouvoir te dire que celui qu'Effie aimait, ce n'était pas toi. Un inconnu. Tu aurais voulu pouvoir aimer Av' comme tu en avais envie, sans penser à qui que ce soit en la serrant dans tes bras. Mais au fond de toi tu étais incapable de te le cacher. Tu n'étais pas comme ces mecs capables de tromper leurs copines allègrement, sans le moindre scrupule, juste comme ça. Tu avais beau te traiter de connard, tu étais un gars bien, Sid. Tu voulais faire les choses comme il faut. Tu voulais être honnête et courageux. Si tu devais sortir avec Avery, tu voulais dire à Effie que tu la quittais, lui expliquer pourquoi, lui dire que tu t'excusais – une fois, deux fois, un million de fois s'il le fallait, pourvu qu'elle ne souffre pas. Si seulement ça avait été si simple. Si seulement il avait suffit de s'excuser pour éviter la douleur d'être quitté par quelqu'un qu'on aime. Ton expérience dans le domaine était limitée, mais tu te doutais bien que ce ne serait pas aussi facile.
Ça te faisait trembler d'avance.
Avery qui lâchait ta main, Avery qui glissait ses bras autour de ton cou, Avery te glissant un « j'attendrai » à l'oreille d'un ton de promesse inviolable ; ça aurait dû te rendre heureux. Oui, tu aurais dû être le mec le plus heureux de la Terre, Sidney. N'étais-ce pas ce que tu avais toujours voulu ? L'entendre te dire des je t'aime et des je serai toujours là pour toi, la sentir contre toi et pouvoir te dire que c'était plus, beaucoup plus que de l'amitié. Avoir ses cheveux le long de ta joue, son nez contre ton cou, ses lèvres sur ton oreille. Pourtant tout ça, tout ce que tu avais enfin, après avoir tant attendu, avait un goût d'amertume qui t'empêchait de sourire. Tu étais là, avec Avery, dans l'herbe humide. Mais tu te sentais des centaines de mètres plus loin, à genoux, suppliant Effie de te pardonner, de comprendre, de ne pas te haïr malgré tout.  

« On rentre ? »

Oui. Oui. Tu hochais la tête comme un enfant, perdu dans l'herbe, si grand et pourtant si petit. Avery sentait bon son parfum préféré, ce parfum que tu connaissais par cœur et qui te rendait dingue d'habitude. Ce jour-là, tu te sentais juste étrangement nauséeux. C'était toi qui l'avait suivie puis entraînée au-dehors, c'était toi qui lui avait gueulé je t'aime le premier, c'était toi qui avait essayé de la faire t'aimer encore et encore et encore, c'était toi qui avait tenté de l'oublier toujours et toujours et toujours, c'était toi qui l'avait gardée dans ta tête et dans ton cœur sans pouvoir t'en empêcher. Et à présent, c'était toi qui te sentais coupable. Infiniment et misérablement coupable.

Ô Av. Tu aurais voulu qu'elle te prenne la main. Tu aurais voulu qu'elle te dise que tout allait bien se passer. Mais elle ne pouvait pas faire ça. Elle ne pouvait pas te promettre l'impossible. C'était évident qu'il y aurait des problèmes, des larmes, des colères, des doutes – partout. C'était à toi d'avancer le plus précautionneusement possible pour éviter le pire, à présent.

Tu avais senti une dernière fois son cou et ses mèches claires, tu avais embrassé ses lèvres roses encore. Et puis tu t'étais relevé, l'avait aidée à en faire de même. Avais mis tes mains dans tes poches. Ensemble vous vous étiez mis en marche vers votre salle de classe. Comme deux amis un peu triste.

Deux amis qui savaient qu'ils n'en étaient plus vraiment.
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