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 i could wait a thousand hours ▬ pv avery [end]

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Sidney G. Carter
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MessageSujet: i could wait a thousand hours ▬ pv avery [end]   Lun 29 Oct - 11:13



I'll never be the same
if we ever meet again
Tu sais pas pourquoi t'es là, Sidney.
Tu dois être un peu con. Ouais, tu dois l'être. Tu pourrais être à tellement d'endroits différents... Tu devrais être à tellement d'endroits différents. Mais non, t'es là, assis devant la salle de spectacle, à attendre. T'oses même pas jouer à Doodle Jump tellement t'attends. Pathétique.
Tu devais voir ta copine aujourd'hui, non ?
Si. Alors qu'est-ce que tu fous ? Qu'est-ce que tu fous, Sid ? Dis.

« Av devrait passer par-là. »

Tu parles tout seul, les quelques personnes passant par-là se retournent sur toi. Rien à foutre. T'as mis le doigt sur ton attente. Avery. Encore, encore, encore et toujours elle. Elle t'a rien demandé pourtant cette fois. Pas d'appel désespéré, pas de message devant ta porte te priant d'aller à tel endroit à telle heure tapante sinon-tu-payes-la-boisson. Rien du tout. Tu sais même pas si elle va vraiment venir ici, en fait. Pourtant t'es là, et t'espères. Ça fait longtemps que tu l'as pas vu. Tu sais plus trop si c'est toi ou si c'est elle qui fuit. Un peu des deux peut-être. Mais aujourd'hui... Aujourd'hui se doit d'être différent.
Tu t'es réveillé en te disant que cette fois, tu ne pouvais plus reculer. Il y a trop de choses. Trop de choses qui n'ont pas été dites. Et ça te bouffe, Sid. De plus en plus. Tu te dis que tu aimes ta copine, et tu l'aimes oui, tu crois vraiment que tu l'aimes, mais quoi qu'il arrive, où que tu sois, Avery est toujours là. Et ça ne peut plus durer. Alors ce matin en te levant, tu as appelé ta petite amie. Tu lui as dis que tu étais désolé, vraiment désolé, mais qu'aujourd'hui ce n'était pas possible de se voir. Il y a eu un silence, et puis elle a dit « d'accord. » avant de raccrocher. La tonalité du téléphone t'a fait mal au cœur. Tant pis. Tant pis.
Aujourd'hui, tu allais parler à Avery.
Tu t'es préparé en silence, vite fait. T'as pris ta basse, et ton Ipod, et ton portable. T'as balancé tout ça dans tes poches ou sur ton dos. Et puis t'es parti. Tout en marchant, tu te demandais où pouvait bien être Av' un lundi de vacances. Rapidement, tu as eu ta réponse.
Partout.
Avery pouvait être partout. Il ne lui en fallait pas beaucoup pour s'amuser. Elle devenait amie avec tout le monde. Elle s'incrustait dans n'importe quel groupe.
Alors t'as passé toutes les salles de l'établissement en revue. Et t'as dû croiser tous les élèves, Sid. Tous les élèves. Mais pas la plus importante. Elle... Elle, elle n'était pas là.

Donc voilà. Tu t'es arrêté devant la salle avec la grande grande scène, parce que tu t'es dis qu'Av passerait peut-être. La scène, pour vous, c'est important. C'est votre passé, votre futur. C'était votre présent, avant. Alors oui, peut-être. Peut-être qu'elle passera là. Tu pries pour qu'elle passe là. Il faut que tu lui parles. Il faut que tu la vois. Tu es prêt à attendre des heures pour ça. Pour ses cheveux, et ses yeux, et sa voix. Tu as passé ta vie à l'attendre, après tout. Quelques heures de plus ou de moins, peu importe.

« Av devrait passer par-là. »

Tu répètes ça, encore, comme si ça pouvait la faire apparaître.
Tu t'étais pourtant juré que tu l'attendrais plus jamais.
Tu croyais t'en être débarrassé.
Mais non. Tu veux toujours autant qu'elle soit là, à côté de toi.

Tu n'es qu'un con, Sidney Carter.


Dernière édition par Sidney G. Carter le Lun 31 Déc - 10:52, édité 1 fois
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Avery C. Standford
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MessageSujet: Re: i could wait a thousand hours ▬ pv avery [end]   Lun 29 Oct - 21:52

❝ i heard that you're settled down, that you found a girl and you're married now , i heard that your dreams came true. guess she gave you things i didn't give to you
Sincèrement, Avery ne savait pas ce qu'elle faisait là, pourquoi, comment.
Juste qu'il était là, juste devant elle, assis devant l'entrée de la salle de spectacle, à jouer sur son téléphone sans qu'on ne sache vraiment pourquoi. Et, elle avait sentit son cœur se mettre à battre comme un fou, elle avait tout son corps se paralyser, son esprit s'embrouillait. Bouger. Vite. Vite que criait son esprit, qu'il hurlait en pensant qu'il devait sûrement attendre sa copine, sa jolie copine parfaite. Trop tard, il l'avait vu, elle ne pouvait plus s'enfuir ou se terrer six pieds sous terre, pour ne plus jamais réapparaitre de la surface de la terre. Si elle avait pu.
Pour la première fois de sa vie, la benjamine Standford n'a pas envie de voir Sidney Carter pourtant eux deux, ça durait depuis la maternelle, depuis des années. Eux deux, c'était à la vie à la mort, c'était son meilleur ami, celui qui la faisait rire à en avoir des points de côté, celui avec qui elle se sentait vivre, celui qui essayait ses larmes, celui qui aurait dû être toujours là pour elle. Elle l'aimait tellement fort, une vie sans Sidney perdait soudain tout son éclat, toute sa folie et ses couleurs. Alors. Alors, elle aurait dû être heureuse pour lui qu'il se trouve enfin une copine après lui avoir couru après pendant des années sans jamais abandonner, elle devrait être heureuse que finalement, lui aussi puisse être heureux.
Pourtant, ça la rendait malade d'imaginer que ça serait cette fille avec ses jolies boucles blondes qu'il prendra dans ses bras, elle qu'il regardera comme si elle était la seule au monde, celle qu'il protégera, celle qu'il fera passer en premier à la place d'elle, la meilleure amie. Elle avait mal au cœur, comme s'il se déchirait de l'intérieur et les larmes qui soudain lui montaient aux yeux, une boule au fond de la gorge. Et le pire, c'est qu'elle n'arrivait pas à savoir pourquoi, après tout, il n'y avait pas de raison : elle était jolie, intelligente et elle n'avait pas l'air méchante.
Et à chaque fois qu'elle la voyait, qu'elle pensait à elle, Av' ne pouvait pas s'empêcher de lui lancer des piques cruelles et infondées, de lui trouver tous les défauts du monde, de l'insulter de tous les noms et de lui souhait les pires horreurs. Elle se disait que cette fille était beaucoup trop bien pour lui, qu'elle allait forcément le laisser tomber et lui faire du mal, qu'elle n'était pas ce dont il avait besoin, qu'ils étaient juste en train de se mentir. Elle l'aurait envoyé à l'autre bout de la Galaxie si elle avait pu, bon dieu. Elle la haïssait comme elle n'avait jamais pu détester personne.
Au fond, Avery ce n'était qu'une gamine qui ne comprenait pas ce qui lui arrivait, elle avait peur et elle se sentait en colère, plus irritable. Elle s'était sentie tout ébranler quand il lui avait dit, avec son air sérieux et ça lui avait fait tout bizarre. Depuis, l'adolescente s'était appliquée à l'éviter, lui, surtout avec sa nouvelle moitié, à prétexter des excuses bidons, à trouver d'autres gens pour subir ses lubies et quelqu'un d'autre à réveiller à trois heures du matin pour savoir quel est la couleur de son plafond. Il lui manquait. Beaucoup, beaucoup trop.
L'australienne inspira une grande bouffée, comme pour se donner du courage, serrant les dents en ravalant ses sanglots comme lui avait appris son Papa quand quelque chose la rendait très très triste, jusqu'à ce qu'elle puisse pleurer dans les bras de Sid. Sauf, que cette fois-ci, Disneyland ne viendrait pas la consoler. Et elle se sentait ridicule, ce n'était pas son genre de pleurnicher comme ça (en vérité si). Alors, elle s'approcha, en tentant son plus grand sourire alors qu'elle sentait ses jambes tremblaient, qu'elle se sentait sur le point de tomber au moindre coup de vent.
Et elle sentit son cœur qui se fissura, encore un peu plus.
« Saaaalut ! »
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Sidney G. Carter
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MessageSujet: Re: i could wait a thousand hours ▬ pv avery [end]   Mer 31 Oct - 10:39



Pour moi c'est l'heure de foutre à la poubelle
Mon cœur en bois et pour de bon,
C'est le crâne serti d'étincelles
Que je viens donner ma démission.
Tu l'attends, tu l'attends. Pendant des secondes, des minutes, des heures entières peut-être, tu ne sais même pas. Tu l'attends. Et tout ce que tu sais, c'est que d'un seul coup, elle est là. Tout sourire, comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Et ton cœur vacille. Pourquoi ? Pourquoi est-elle toujours aussi jolie ? Pourquoi ne pourrait-elle pas être affreuse, pourquoi ne pourrait-elle pas simplement cesser de t’enivrer ainsi ? C'est si injuste. Oui, Sidney.
Assis devant cette porte, tu la trouves tellement cruelle.
Si seulement tu avais le droit de l'aimer. De l'aimer en entier, pas de travers, pas en amitié, juste de l'aimer. Mais non, non, ça ne marche pas comme ça dans ta vie. Ce cœur qui bat, là, tout près, il n'est pas pour toi. Et le tien qui tressaute dans ta poitrine n'est qu'un traître. Il ne devrait pas réagir, il ne devrait rien ressentir. Il devrait être à une autre, comme tu l'aurais tant voulu. Mais ça non plus, ça ne marche pas. Tu ne comprends pas pourquoi. Tu ne comprends jamais rien, tu as l'impression. Tu fais de ton mieux pourtant. Tu fais tout ton possible pour aimer en entier cette autre personne, cette adorable personne qui n'est pas Avery. Mais tu n'y arrives pas. Cette fois, c'est toi qui aime de travers. Ça te dégoûte, te répugne. Elle ne mérite pas ça. Mais tu ne fais pas exprès. Tu ne fais pas exprès.

« Saaaalut ! »

Ses jambes qui tremblent, son ton enthousiaste. Ses yeux qui crient, ses mots qui rient. Elle n'est que paradoxe. Elle l'a toujours été. A tel point que tu ne sais plus quelle partie d'Avery dit la vérité. Tu aimerais savoir. Ça t'énerve de ne pas savoir. Ça t'a rendu dingue et ça continue à te rendre dingue.
Pourtant, comme un hypocrite, tu lui souris.

« Lut'. »

Alors que tu aurais dû lui hurler dessus, lui demander ce qui ne tourne pas rond chez elle, ce qui ne tourne pas rond chez toi, lui expliquer tout ce qui te bouffe le cœur. Alors que tu aurais dû balancer ta colère, comme tu l'avais prévu en te levant. Tu souris. Et tapote la place vide à ta droite comme pour lui dire de s'installer. Crétin. Tu ne te rappelles donc déjà plus tes bonnes résolutions de la matinée ? Depuis quand es-tu aussi trouillard, Sidney ?
Ta gueule.
Sans un mot, tu la laisses s'asseoir. Et puis tu colles le haut de ton crâne contre le mur derrière toi.

« Ça fait une plombe qu'on s'est pas vus, hein... »

Enfin. Enfin tu as cessé de sourire. Tu as perdu tes mots, mais au moins tu arrêtes de faire l'hypocrite de première. Il ne manque plus que... Il ne manque plus que la disparition de cette boule dans ta gorge, t'entravant et t'empêchant d'aligner des phrases correctes de plus de quelques mots. Et alors tout sera parfait. La discussion pourra s'élancer.
Nerveusement, tu attrapes ta basse. Pince quelques cordes. La repose.
Il faudrait peut-être que tu parles. Peut-être. Sauf que tu ne sais pas quoi dire. Tu ne sais pas par où commencer. Tu ne sais même pas si c'est réellement à toi de débuter. Au fond, à qui la faute dans cette histoire ? A toi qui a passé ta vie à attendre sans jamais trouver la bonne façon d'expliquer tes sentiments à Avery ? Ou à Av' justement, qui n'a jamais su te prendre au sérieux et qui a entrepris de te bousiller le cœur ? T'en sais rien. Tu ne sais jamais rien. Ça te donne juste le tournis, tout ça. Quelle idée tu as eu. Rencontrer Avery aujourd'hui ! Quelle connerie. Quelle connerie. Quelle connerie.
C'est bon, j'ai compris.

« Av'. Tu crois pas qu'y a un truc qui cloche dans nos vies ? »

T'as les yeux tristes, les jambes étendues mollement devant toi, tu peines un peu à maintenir ta tête droite sur tes épaules. Tu pensais pas que ce serait aussi dur, de juste parler. T'imaginais même pas.
Mais bon. C'est un début. Je suis fière de toi.
C'est ça.
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Avery C. Standford
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MessageSujet: Re: i could wait a thousand hours ▬ pv avery [end]   Mer 31 Oct - 20:20

❝ you grow, you grow like tornado, you grow from the inside. destroy everything through, destroy from the inside.
« Lut'. » Son sourire, c'était comme si elle le revoyait pour la première fois, ses cheveux noirs, son air blasé. Non, bien sûr avec les années qui passent, avec l'habitude, elle ne l'avait jamais vraiment regarder. Elle aurait pu le reconnaître de dos, il lui semblait le connaître par cœur et pourtant, pourtant, il lui semblait ne l'avoir jamais vu. C'était étrange, se sentir si loin de quelqu'un qui était si proche en même temps, un gouffre béant qui les séparait à des kilomètres l'un de l'autre.
Il tapota la place vidé à côté de lui et c'était comme s'il ne faisait que les éloigner, l'un de l'autre, les projetant à l'autre bout de l'univers alors qu'elle se rapprochait de son corps. Avery s'assit, sentit la chaleur de ses jambes malgré le tissu, sa présence juste à côté d'elle sans jamais s'en être senti aussi loin. Soudain, il lui semblait impossible de l'atteindre, même en essayant de toutes ses forces, en tendant désespérément la main pour ne serait-ce que l'effleurer. Et elle se demandait comment, leurs deux vies qui avaient étaient liées de façon si proche, si fusionnelle à s'en mêler pendant tant d'années pouvaient se découdre si rapidement. Tellement vite qu'elle en avait le vertige. C'était comme si elle était sur le point de le perdre.
« Ça fait une plombe qu'on s'est pas vus, hein... » L'adolescente se tassa sur elle-même, serrant ses jambes et fixa le sol plutôt que le regarder lui sans oser acquiescer, émettre le moindre son. Elle aurait voulu être une souris, elle aurait voulu pouvoir disparaître et se faire minuscule, minuscule, microscopique même. Il y avait un silence gêné entre eux, il n'y en avait jamais eu, jamais aussi lourd et pesant qui donne l'impression que l'on va étouffer dedans. Elle savait, elle sentait qu'il ne souriait plus, qu'il avait aussi perdu son sourire, sa fausse bonne humeur. Il joua quelques notes, avant de reposer l'instrument. Elle jouait nerveusement avec ses mains, une boule au fond de la gorge, retenant les mots qu'elle n'arrivait pas à prononcer. Elle attrapa le tissu de sa robe, pour tirer dessus, crispée. Elle avait envie de hurler pour briser ce silence, de hurler de toutes ses forces. Mais, elle ne pouvait pas. Elle devait essayer de faire comme tous les jours.
Et c'était dur. C'était vraiment dur.
« Av'. Tu crois pas qu'y a un truc qui cloche dans nos vies ? » Ta copine. Toi. Moi. La benjamine Standford serra les dents. Peut-être que c'était ça au fond, peut-être que c'était juste elle qui avait un truck qui clochait, une pièce qui manquait et qui lui faisait faire n'importe quoi. Peut-être bien que le problème, au fond, ce n'était pas cette pauvre fille sans intérêt, ce n'était pas Disneyland, c'était elle. Elle, qui était en train de tout foutre en l'air, de gâcher tout ce qu'ils avaient vécu, qui allait balancer aux ordures un des choses qu'elle chérissait le plus au monde. Idiote.
« Tu parles comme si t'allais te jeter par la fenêtre haha ! » Eclata-t-elle de rire mais, ça sonnait faux, ça sonnait tellement faux. Ce n'était pas elle qui avait mal au cœur, ce n'était pas elle qui sentait ses larmes sur le point de tomber, ce n'était pas elle qui pensait que finalement, se jeter par la fenêtre n'était pas si mal. C'était une autre, quelqu'un qu'elle ne reconnaissait pas, elle ne le reconnaissait pas, elle ne les reconnaissaient plus. Eux, le duo qui avait promis de devenir plus célèbre que les Beatles, eux qui devaient dominer le monde, elle et lui. La petite fille en robe bleu et le petit garçon grognon. Lui et elle. Le gamin qui aurait suivi la gamine jusqu'au bout du monde. Où étaient les rire? Où s'étaient-ils donc cachés ? Où s'étaient-ils soudain perdus ?
« Y a pleins de choses qui tournent plus ronds, Sid'. » Avait-elle murmuré, plus doucement, plus lentement en sentant sa voix trembler, s'ébranler. Et elle se demandait, Av, si la forteresse allait tenir, combien de temps. Elle priait, elle espérait qu'elle puisse tenir encore assez lentement avec ses fondations branlantes avant de s'écraser. Il fallait qu'elle fasse quelque chose, qu'elle s'efface pour lui laisser sa part de bonheur, qu'elle devienne plus forte, qu'elle lui dise. Il fallait qu'elle fasse quelque chose. Avant que tout ne se casse définitivement la gueule, qu'elle puisse sauver quelque chose. Vite, vite. Sans savoir quoi.
« Tu vois pas ta copine aujourd'hui ? » Tout de suite, elle regretta ses mots, la pointe accusatrice dans sa voix, le ton amer, un peu sec et rude qu'elle ne voulait pas employer avec lui. Merde. Pourquoi elle n'arrivait pas à faire comme elle voulait et lui donner sa part de bonheur ? Pourquoi elle ne peut sauver ce qu'il reste ? Elle ne peut pas s'empêcher de lancer une légère pique à cette fille, celle que Sidney a choisi. Sidney qui ne devait jamais lui faire mal, Sid' qui avait l'air capable de l'aimer pour toujours.
Ah, alors c'était ça. C'était égoïste, immature, c'était cruel. Mais, c'était ça.
« Désolée. » Se rattrapa-t-elle. « J'ai juste...pas envie que ça se finisse comme ça. »

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Sidney G. Carter
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MessageSujet: Re: i could wait a thousand hours ▬ pv avery [end]   Jeu 1 Nov - 17:38



Don't tell me
It's another likely story.
T'entends ce silence, et ton cœur qui bat de plus en plus fort, et tu te dis que t'as dû merder quelque part dans ta vie. Qu'est-ce que t'as foutu pour en arriver là, au juste ? C'était bien avant, pourtant. Quand vous étiez encore petits, et que l'amour n'était qu'un mot parmi tant d'autres dans l'Univers. La vie était si belle alors. C'est en grandissant que ça a commencé à se compliquer, non ? Si, c'est ça. C'est quand... Quand cette idée t'a traversé l'esprit. Quand tu t'es dit que tiens, peut-être que par hasard, tu étais amoureux d'Avery. Et quand tu as décidé de formuler à voix haute cette idée à la con. A partir de là, tout a déraillé. Déjà parce qu'Av' paraissait pas du tout entendre les choses de la même façon. Ensuite parce que toi, t'as plus réussi à t'ôter ce sentiment de la tête et du cœur. Et un amour aussi gros, aussi énorme, quand on ne peut pas le partager... ça ne peut qu'embarrasser. T'en as vite eu plein les bras, et plein les jambes, et plein le dos, et plein tout toi. Ça dégoulinait de partout, cet amour, comme un sirop douceâtre qui colle aux doigts. T'as voulu t'en débarrasser. Le jour où tu as compris que la responsable de cet amour n'en voudrait probablement jamais, t'as essayé de le refiler à quelqu'un d'autre. En te disant que tant qu'à faire autant ne pas gaspiller, et que ça marcherait très bien comme ça. Sauf qu'au lieu de t'en enlever, ça t'en a juste rajouté. En plus du sentiment amer de la trahison. Trahison envers toi-même, trahison envers Avery. Trahison envers celle que tu affirmes aimer mais qui n'arrive pas à remplacer l'image de ta petite fille en robe bleue dans ta tête.
Toute cette histoire est devenue petit à petit du grand n'importe quoi. Et plus tu y réfléchis, plus tu te dis que c'est quand même putain de ta faute.

« Tu parles comme si t'allais te jeter par la fenêtre haha ! »

Av' éclate de rire, et t'as envie de lui dire que ouais, c'est peut-être ça. Dans ta tête, c'est un peu la fin du monde. Le désastre, le bordel, le capharnaüm. Tellement que tu remarques même pas à quel point le rire de ta meilleure amie sonne faux. Tu la connais bien pourtant ! Tu la connais si bien. Tu aurais dû noter ce petit truc bizarre, cette intonation pas naturelle. Mais t'es obnubilé par ta connerie, Sidney. Tu songes qu'il faut absolument que tu répares. Réparer quoi, tu sais pas exactement, mais tu dois le faire. Alors t'oublies tout le reste. Sans comprendre que c'est cette façon de te concentrer sur un truc un seul pour faire abstraction de tout le reste qui t'a toujours fais passer à côté du plus important.

« Y a pleins de choses qui tournent plus ronds, Sid'. »

Sa voix se fait murmure, tu comprends pas tout, et ça te fait lever la tête. Lever les yeux vers elle. L'Unique qui n'a plus le droit d'être unique à cause de toi. Tu la caresses, l'enveloppes, la dévores du regard. Elle n'est pas comme d'habitude, tu te dis. Mais forcément, tu comprends pas pourquoi, tu cherches pas plus loin que le bout de ton nez. Tu te dis qu'elle doit être fatiguée, fatiguée de traîner avec toi et tes emmerdes. Tu te tais et t'attends la suite, au lieu de prendre les devants et de regarder tes responsabilités dans les yeux. Tu dois pas être assez intelligent, en fait.

« Tu vois pas ta copine aujourd'hui ? »

Tu lèves un sourcil étonné. Ça doit te faire une drôle de tronche... Bah, et puis tu t'en fous. T'as juste dû rater un épisode, en fait. Comment on est passés des défenestrés à ta copine, hein ? T'en sais rien. Et d'où il vient cet accent accusateur, là ? T'en sais rien non plus. Tu te retrouves à nouveau paumé, comme le dernier des crétins. Si seulement tu pouvais essayer de comprendre un peu plus, Sid'...

« Désolée. J'ai juste...pas envie que ça se finisse comme ça. »

Et elle a l'air si petite d'un seul coup. Si fragile. Et tu te sens si démuni, à côté. Sans rien pour te raccrocher. Que simplement, tu prends sa main. Pas comme un amoureux pourrait le faire. Juste comme un gamin, avec sa meilleure amie, qui se dit qu'il n'a plus rien à perdre et qu'il ne veut pas voir cet air triste dans les yeux de celle qu'il adore plus que tout au monde. T'as le cœur en miettes, Sidney, vraiment en miettes. Le contact de sa paume sur ta paume. Ses doigts si lisses qui glissent contre les tiens. Sa présence proche, si proche. Ça te donne envie de rire, et de pleurer, et de crier. Mais pour cette fois, tu te contentes de sourire. Ton cher palpitant à beau en voir de toutes les couleurs, tu souris. Parce que ton but, c'est pas de faire culpabiliser Av'. Non, toi là tu veux juste. La rassurer. Lui montrer que t'es présent. Maintenant. Son pote. Toujours. Même si ça te rend triste à en crever.

« Et c'moi qui parle comme un désespéré après ? Imbécile va. »

Tu fermes les yeux, sent ton sourire s'abaisser, un peu, un tout petit peu.

« J'lui ai dit que. Qu'on pouvait pas se voir aujourd'hui. A ma copine, comme tu dis. »

Ta main se ressert un peu plus sur la sienne. Tu aimerais ne pas avoir à la lâcher. Jamais, jamais. Mais ce serait lâche. Terriblement lâche. Et tu sais qu'une autre t'attend, autre part. Une autre que tu ne peux pas te permettre d'abandonner. Parce que si tu es le dernier des crétins, tu n'es pas encore le pire connard de la Terre. Bousiller tes sentiments, tu peux le faire, mais ceux des autres c'est hors de question. Plutôt mourir pour de bon, hein ? On dirait pas comme ça, mais t'es gentil, Sidney. C'est pour ça d'ailleurs que tu rouvres les yeux pour les planter dans ceux d'Avery. C'est pour ça que tu remets ton sourire rassurant bien en place. C'est pour ça que tu t'efforces de prononcer des mots qui te rendent malade tellement tu voudrais qu'ils soient dits autrement, dans d'autres circonstances.

« Av'. C'est pas parce que je sors avec une fille qu'on peut plus être amis. Je te jure que je serai toujours là pour toi. Toujours. Ok ? »

Tu aurais voulu la prendre dans tes bras, et lui répéter à quel point tu l'aimes, encore et encore. Tu aurais voulu lui dire de te faire confiance. Mais tu n'es pas sûr encore d'arriver à l'aimer comme elle veut. Et toi-même tu n'as pas confiance en toi. Alors tu t'arrêtes là.
Et doucement, en silence, tu presses ses doigts.
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Avery C. Standford
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MessageSujet: Re: i could wait a thousand hours ▬ pv avery [end]   Ven 2 Nov - 12:42

❝ whatever makes you happy, whatever you want, you're so fucking special. i wish I was special...
Il lui prit la main, sa main abîmée à force de passer des heures sur sa basse pour apprendre un morceau, sa main abîmée par tout ce qu'elle lui a fait faire, l'entraînant dans les combines les plus farfelues et les plus étranges avec un large sourire. Elle osa à peine un regard : il souriait. Et son sourire lui déchirait le cœur, elle avait envie qu'il sourit toujours comme ça, d'arrêter d'avoir mal, de lui faire du mal. Tout ça, cette histoire, eux deux, ce n'était pas une bonne chose et pourtant, elle ne ovulait pas que ça se termine un jour. Elle en voulait plus. Elle n'en avait plus assez mais, c'était avant. Avant qu'elle aurait dû prendre tout l'amour qu'il lui tendait, le prendre à pleins bras et ne jamais le lâcher, parce que maintenant c'était trop tard : il avait quelqu'un d'autre dans son cœur. Elle devait partager son Sidney, son amour et sa dévotion en deux. C'était douloureux. Beaucoup trop douloureux.
Peut-être qu'elle était masochiste sur les bords.
« J'lui ai dit que. Qu'on pouvait pas se voir aujourd'hui. A ma copine, comme tu dis. » Ah. Elle sentit son cœur tressaillir légèrement, comme une minuscule victoire sur cette fille, ce supposé démon. Il était là, avec elle à la place de rester avec sa barbie parfaite qui savait tout bien faire comme il fallait, avec son grande sourire de cruche qu'elle avait envie de gifler, avec sa voix de petite princesse tombée d'on ne savait où. Mince. Elle avait dit qu'elle ferait un effort, qu'elle arrêtait de lui trouver tous les défauts du monde.
Et il choisit ce moment pour planter ses yeux dans les siens, ce con. Ce con. Et Avery se sentit s'ébranler une nouvelle fois, elle avait envie de pleurer toutes ses larmes jusqu'à ne plus en avoir. Elle avait envie de lui dire, sa pensée et ses piques au bord des lèvres, prêtes à être lancées comme des balles pour détruire, biser, casser. Et, la cadette Standford se sentait perdue, elle ne se retrouvait plus elle-même, elle découvrait une part d'elle-même à laquelle elle n'avait jamais songé. Sidney ne méritait pas ça.
« Av'. C'est pas parce que je sors avec une fille qu'on peut plus être amis. Je te jure que je serai toujours là pour toi. Toujours. Ok ? » Non, Sidney méritait tout sauf ça, cet acharnement injustifié sur la fille qu'il est supposé aimer, cette déchirure et les silences gênés qu'elle lui imposait. Alors, elle va arrêter de jouer à la sale gamine capricieuse qui ne sait pas ce qu'elle veut, elle va devenir une grande comme les autres. Il était temps. Elle va apprendre à mentir, à cacher ce qu'il ne faut pas montrer parce que c'est mieux comme ça en se souciant des problèmes d'adultes, de leurs discussions qui l'avaient et l'ont toujours ennuyés au plus haut point, beaucoup trop surfaites, codifiées et compliquées.
« Waah. C'est vraiment comme si on allait s'quitter sur le quai d'une gare ou j'sais pas quoi. » Pause, légère. « Mais, ok.» Premier mensonge en tant qu'adulte, rien n'était ok comme il disait. Non, ce n'était pas ok. C'était. Un autre mensonge. Il ne serait pas toujours là, parce qu'il y aurait cet autre qui aurait besoin qu'on l'aide elle aussi, qu'on soit là pour la soutenir et l'aider à aller droit quand ça n'allait pas. Aussi fort et puissant qu'il pouvait être, Sid était humain, il ne pouvait pas se dédoubler pour aider l'un et l'autre. Il y avait forcément un moment où ce joli mensonge embelli de jolis mots et de promesses se fissurerait à nouveau. Forcément un moment où il faudrait qu'il fasse un choix.
Et à la gamine Standford, ça lui faisait peur. Vraiment très peur parce que quand ce jour arriverait, elle n'était pas certaine qu'il la choisisse elle. La meilleure amie certes mais, qui avait dû lui faire le plus de frayeurs, l'avait malmené durant des années et derrière qui il avait toujours couru sans succès. Elle avait compris, à force, elle avait bien compris qu'il l'aimait comme on aime dans les fils à l'eau de rose. Mais, pas elle. Ou du moins, elle ne s'en était jamais rendu compte, elle n'avait jamais eu envie de l'embrasser ou que par quelques envies furtives, brèves et si rares qu'elle le avait oublié. Alors, elle avait continué à vivre, à s'enfuir dés qu'il y faisait allusion en espérant que cet amour finirait par passer et que tout redeviendrait comme avant, normal.
Son vœu était exaucé pourtant, Sid avait une copine qu'il semblait aimer, avec qui il passait beaucoup de temps et qui aurait dû le rendre heureux. Mais, malgré sa raison, son on affection qui lui hurlaient qu'il fallait le laisser tranquille, son cœur ne pouvait s'y résoudre. Son cœur ne voulait pas. Ce beau connard.
« Je. Me sens fatiguée. Je sais pas c'que j'ai, je dois être malade haha. » Lentement, l'adolescente laissa tomber sa tête qui lui semblait peser des tonnes sur l'épaules de son ami de toujours. Main dans la main, comme ça, il aurait pu passer pour un couple s'il n'y avait pas cet air triste sur leurs visages, ce faux air joyeux qui révélait toute la peine qui pouvait les consumer. Leurs indécisions et leurs questions, leurs paradoxes, leurs peurs. Sid, il devait avoir l'air beaucoup plus heureux quand il était avec sa copine, avec un grand sourire jusqu'aux oreilles, de la joie à ne plus savoir quoi en faire, le cœur qui bat la chamade et les yeux brillants d'amour. Sid, il était mieux avec elle.
Combien de fois se l'était-elle répétée déjà ? Une bonne centaine de fois, sûrement. Plus. En boucle, encore et encore pour se convaincre que ça irait, qu'elle ne faisait pas de bêtise et les choses correctement pour une fois, que ses yeux ne pleuraient pas plus que son cœur.
« Elle s'appelle comment déjà ? Ta copine j'veux dire. »


(999 MOTS TOUT PILE HOHOHO 8D )( Hello my name is Av and i'm a biiitch ♥ *die*)( je suis en forme, j'aurais pas dû me mettre à écouter cette chanson juste avant waaoh 8D) (LET'S GO CRAZY CRAZY TILL WE'LL SEE THE SUUUN ♥ )

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Sidney G. Carter
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MessageSujet: Re: i could wait a thousand hours ▬ pv avery [end]   Sam 17 Nov - 19:19



If my heart was a compass, you'd be North
Risk it all 'cause I'll catch you if you fall
Wherever you go, if my heart was a house,
you'd be home.
« Waah. C'est vraiment comme si on allait s'quitter sur le quai d'une gare ou j'sais pas quoi. » Pause, tu retiens vaguement ton souffle. « Mais, ok. »

Tu respires à nouveau. Et d'un seul coup, tu as l'impression qu'on t'a ôté un poids gigantesque des épaules. Tu te sens léger. Ouais, pour la première fois depuis très très longtemps, tu te sens vraiment léger. Presque bien. Sa main dans la tienne, ça te rappelle quand vous étiez gosses. Quand tu l'aidais à escalader les grillages, quand elle passait ses doigts fins dans tes cheveux avant de les couper n'importe comment en riant. Quand elle te tapait parce qu'elle n'arrivait pas à jouer son morceau à la guitare et que ça l'énervait. Quand elle t'attrapait par le bras, certains jours, si tôt que le soleil pointait à peine le bout de son nez, et qu'elle te traînait dehors en caleçon pour te montrer un truc hyper-méga-giga-important.
C'est assez. Rassurant. Ça te rend comme. Nostalgique. Et puis après tu te dis que c'est un mot pour les vieux, ça, « nostalgique ». Un mot pour les papys. Mais peut-être bien que t'es vieux, Sidney. Peut-être qu'Avery est vieille aussi. Deux vieillards qui ont passé leurs vies à s'aimer de loin, parce qu'ils étaient pas sûrs de ce qui était bien ou pas. Peut-être que vous hésitez trop, peut-être que ce serait plus simple si vous vous décidiez à parler franchement, sans tous ces artifices et ces obstacles posés par le bien paraître. Ouais, tu te dis ça, Sid. Tu te dis que t'aimerais bien lui dire encore une fois « je t'aime » à Avery, une dernière fois, pour voir ce que ça fait exactement. Et puis tu jettes cette pensée dans un coin de ton cerveau en souriant un peu. Tu sais très bien qu'Av' ne t'aime pas droit de toute façon. Il faut que tu laisses tomber pour de bon, maintenant. Il faut que tu conserves cette légèreté un peu amère récemment acquise, et que tu la transformes en légèreté tout court. Parce que tu as compris maintenant. Tu as compris. Tu ne referas plus les mêmes conneries. C'est promis, c'est juré, c'est craché par terre, croix de bois croix de fer si tu mens tu vas en Enfer.
Tu ne l'aimeras plus comme aime un amant.

« Je. Me sens fatiguée. Je sais pas c'que j'ai, je dois être malade haha. »

Elle laisse tomber sa tête sur ton épaule, ses cheveux te chatouillent la joue. Ton cœur bondit puis se calme. Parce qu'il faut qu'il se calme. Parce que c'est comme ça que ça doit être, maintenant. Tu serres sa main et pose ta tête sur la sienne, doucement, en te répétant inlassablement ces litanies te permettant de ne pas t'emballer. « Une autre m'attend quelque part. », « c'est comme quand on était gamin. », « elle ne m'aime pas comme je l'aimais. ». Des phrases courtes, minuscules. En boucle, inlassablement, pour ne pas les oublier. Encore et encore et encore et encore et encore...

« Elle s'appelle comment déjà ? Ta copine j'veux dire. »

Les gens passent devant vous, vous fixent un instant puis détournent le regard en chuchotant. Tu sais ce qu'ils se disent. Tu sais ce qu'ils doivent penser. Tu sais qu'ils sont probablement en train de se faire des films. « Avery et Sidney sortent ensemble ? ». Et toi tu secoues doucement la tête, emmêlant la chevelure claire d'Av. Non, non. Jamais. Vous êtes amis, juste amis. C'est ça. Les meilleurs amis du monde, mais pas plus. Pas plus loin. Tu n'es pas avec elle. Ça pourrait être dangereux, au fond. Alors tu es avec une autre. Oui, une autre. Et son nom c'est. Son nom c'est...
Tu fermes tes paupières de grand gamin.

« Effie. Elle s'appelle Effie. »

Elle a des cheveux blonds, et de grands yeux bruns. Elle te regarde d'un air le plus sincère du monde, et elle te dit qu'elle t'aime. Elle te prend par la main, cette même main qui tient celle d'Avery maintenant, elle t'emmène faire le tour de l'académie. Vous avez déjà vu toutes les pièces mais vous vous en foutez. Vous êtes tous les deux, et ça suffit. C'est doux, comme un morceau de chocolat. Sans le moindre problème.
Ça veut dire que tu l'aimes ça, non ?
Oui, tu l'aimes, bien sûr que tu l'aimes. Moins que comme tu as pu aimer Av', mais tu l'aimes quand même. Très fort. Très très fort. Tu gardes tes paupières closes, les plisses un peu. Tu essayes de t'imprégner de cet amour. Tu le laisses t'envahir. Tu mets Av' dans une petite pièce reculée de ton cœur. Tu fermes la porte à clé. Tu poses un écriteau « amitié ».

« Il faudrait qu'on pense à recruter pour les Banana Graffiti. Qu'on écrive d'autres chansons. Et qu'on retourne à ce café que t'aimes bien. Ça fait longtemps. »

Tu parles doucement, calmement. Tu as tout ton temps à présent, rien ne presse. Tu as compris. Tu as tout compris. Bien comme il faut, pas de travers, pas à l'envers. Vous serez amis. Jusqu'à la fin de vos jours s'il le faut. Et tout ira bien. Oui.
Tant que l'écriteau restera sur la porte, tout sera parfait.

(cey laid.)(et j'ai mis 40 ans à répondre.)(pardooon.)(luv you. ;;)
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Avery C. Standford
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MessageSujet: Re: i could wait a thousand hours ▬ pv avery [end]   Dim 9 Déc - 10:12

❝ i'm pretty sure you have a new girlfriend, it's not as if i don't like you it just makes me sad whenever i see it.
« Effie. Elle s'appelle Effie. » Son cœur se resserra, dans une énième expiration d'agonie, d'âme en dérive et en naufrage, sous les blessures qui brûlent au moindre mouvement. Il se resserra dans un imperceptible mouvement qui la secoua toute entière, dans sa tête, dans ses doigts emmêlés, dans ses jambes tremblantes. Effie. Pourquoi est-ce que ce nom, ce visage aux yeux rieurs et aux joues roses, lui faisait mal à la tête et créait un goût amer au fond de sa gorge, lui donnait soudain la nausée et pourquoi est-ce que, d'un coup, son cœur se mettait à battre beaucoup trop fort comme s'il allait lui percer la poitrine ? C'était quoi ce malaise dans le creux de son ventre et pourquoi est-ce qu'elle avait soudain envie de se recroqueviller sur elle-même pour oublier l'extérieur ? Pourquoi est-ce que quand il prononçait son nom, à Elle, elle avait l'impression de l'avoir perdu pour toujours ? Qu'il était ce quelque chose dans le ciel, cette étoile qu'on ne peut jamais atteindre alors qu'on lève la main de toutes ses forces jusqu'à ce que le corps atteigne ses limites alors qu'il avait été, pendant si longtemps, si accessible qu'elle le remarquait à peine, partie intégrante de son petit monde. Pourquoi est-ce qu'elle ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait ? Ce sentiment nouveau mais, désagréable, terrible, lancinant. Pourquoi est-ce que, finalement, tout ça, ça la mettait tellement en colère ?
« On dirait un nom de chien... » Sa voix avait sifflé comme une claque, comme un coup dans l'air et elle se mordit la lèvre d'avoir pensé un peu trop fort. Merde. C'était dur d'être adulte, c'était dur de faire comme si elle n'en avait absolument rien à faire de sa poupée siliconée et de leur histoire d'amour en boite dégoulinante de joie mièvre et niaise qui la rendait jalouse, envieuse, aigrie, qui la rendait mesquine, loin de la gamine à l'éternel sourire. Et c'était dur de faire comme s'il n'y avait absolument rien, comme si tout était parfait et que tout allait bien quand elle avait le sentiment que tout déraillait, que tout se barrait à l'autre bout de l'univers sur son tricycle en la laissant seule, vide, éperdue. C'était dur de garder au fond de sa tête, d'enterrer tous les mots venimeux qu'entretenait la haine qu'elle avait pour cette fille, c'était dur de ne pas lui dire, pour une fois. C'était dur de se dire qu'elle était sur le point de le perdre, quoi qu'il dise parce qu'elle allait imploser, de l'intérieur.
« Enfin, je connaissais quelqu'un qui...voilà. » Tenta-t-elle de justifier pour se rattraper, avec ce léger sourire d'excuse, cet air désolé parce qu'il ne pouvait pas lui en vouloir. Il n'avait jamais pu. Dans ce temps qui lui semblait lointain, dans toutes ces années passées ensemble avant qu'il ne tombe sur cette fille et que son cœur ne se dérobe, avant qu'il soit fatigué de courir après du vent, de la connerie. Et maintenant c'était à son tour, de se sentir mal.
« Il faudrait qu'on pense à recruter pour les Banana Graffiti. Qu'on écrive d'autres chansons. Et qu'on retourne à ce café que t'aimes bien. Ça fait longtemps. » Ça fait mal. Et Av, elle se dit que c'est beaucoup plus facile de n'être encore qu'une enfant, de jouer à la sale mioche qui mériterait de se faire remettre méchamment à sa place plutôt que de faire comme si tout allait bien en se racontant un tissu de mensonges branlants, déchirés et trop fragiles. Elle aimerait se lever d'un coup, attraper son visage entre ses mains, lui donner la plus grosse claque de sa vie en le traitant de tous les noms, lui hurlait, tout et lui dire ce qu'elle voudrait. Sauf qu'Av, Av, elle ne sait plus trop ce qu'elle veut, que tout d'un coup, tout est devenu beaucoup plus compliqué. Sid, elle le veut toute pour elle, rien qu'à elle, elle ne veut pas le partager, elle veut pouvoir se serrer contre lui, elle veut être sûre que c'est avec elle qu'il restera pour toujours. Elle ne veut pas qu'il parte. Pourtant, elle ne sait pas trop, elle ne pourrait pas clairement dire ce qu'elle veut au fond. Elle n'est même pas sûr de savoir. C'est confus.
Parce qu'entre nous, Avery Chance Standford, elle n'a jamais rien connu, elle n'a jamais eu une vie extraordinaire qu'on raconterait dans un livre, dans un film, qui émouvrait, étonnerait les personnes du monde entier. Avery, ça a toujours été une fille comme les autres avec des idées un peu folles dans la tête qui aime prendre sa guitare pour jouer trois notes, qui écrit quelques mots sur des bouts de papiers pour en faire des chansons qu'elle ne terminera jamais par paresse ou manque d'inspiration, c'est cette fille qui aime pousser la chansonnette, qui aime se perdre à rêver d'une vie de strass et de paillettes, cette fille qui a parfois oublié de se voir grandir. Parce que dans son petit monde paisible et tranquille, elle n'a jamais eu à le faire, rien ne l'a poussé, forcé vers la porte ouverte du monde adulte.
« Ouais. Ouais. On devrait passer une annonce ou quelque chose sur le panneau d'affichage. » Je tombe. Le groupe, les Banana Graffiti et leur promesse de gamins, leurs rêves à la pelle qu'ils entretiennent, construisent depuis maintenant des années en attendant d'enfin voir leur trône scintillant, leur titre et leur victoire sur l'anonyme qui leur colle à la peau. Elle se sentit qui tombe, le sol s'enfuie sous ses pieds, tout semble aux portes de ses yeux et de ses lèvres, tout semble vraiment sur le point de se barrer et c'était comme si elle ne pouvait rien y faire, que ça allait juste la submergée et la briser avec sa force de mouche.
Des chansons, bien sûr qu'elle en a, des inachevées, des papiers dans tous les coins de sa chambre et des mots en vrac. Des chansons d'amour, des chansons tristes, des chansons heureuses qui donnent la pêche, des jolies chansons et d'autres qui font plus mal aux oreilles. Mais, aucune qui ne e peut raconter le bordel dans son cœur, la pagaille des sentiments brisés, ligotés, la débâcle des résolutions sans but et des doutes qui s'installent dans les coins sombres, à côté des souvenirs naufragés de ce chaos.
« On devrait essayer de se produire peut-être...ça pourrait ramener des gens. Pour Noël, ou quelque chose comme ça... »

❝ please don't go, i want you to stay. i'm begging you please, please don't leave here, i don't want you to hate for all the hurt that you feel.
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Sidney G. Carter
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MessageSujet: Re: i could wait a thousand hours ▬ pv avery [end]   Dim 30 Déc - 16:39



It's in the eyes of the children
As they leave for the very first time
And it's in the heart of the soldier
As he takes a bullet on the front line.
Elle a dit que ta copine avait un nom de chien, Sid. Elle a prononcé ces mots d'une voix claquante, cinglante, qui t'a lanciné le cœur ; avant de se chercher une excuse pitoyable qui ne t'a pas vraiment trompé. Toi, tu serres les dents. Toi, tu cherches des réponses à des questions que tu pensais ne pas avoir à te poser. Pourquoi elle te parle comme ça, hein ? Pourquoi elle ne va pas bien, pourquoi n'est-elle pas comme d'habitude maintenant ? Tu as dis que tu abandonnais, pas vrai ? Et c'est ce que tu as fais. Tu as laissé Av gagner la partie, tu l'as laissée avoir tout ce qu'elle voulait, absolument tout ; tu n'as jamais pu lui refuser quoi que ce soit.
Pourtant ça ne lui convient toujours pas.
Tu ne sais pas pourquoi, tu ne sais pas comment c'est possible. Mais ta petite Standford ne paraît toujours pas satisfaite. Et tu luttes pour ne pas sombrer, pour ne pas lui dire d'aller se faire foutre, que tu en as marre de ne plus être sûr de rien, que tu voudrais savoir ; rien qu'une fois parvenir à lire en elle comme dans un livre ouvert. Tu y arrivais si bien avant. Il n'y avait aucun secret entre vous deux, vous étiez Sid et Av les deux aventuriers de Bunbury, les deux fripouilles des quartiers côtiers, les imbéciles des bancs de l'école. Des enfants qui s'aimaient sans ambiguïté et qui ne comprenaient pas le sens du mot « problème ».

Tu n'as jamais voulu faire de mal à qui que ce soit, Sidney. Jamais. Tu as toujours tenté de faire au mieux. Quand tu as compris que tu étais amoureux d'Avery, tu lui as dis tout de suite parce que tu pensais, tu croyais réellement, que c'était la meilleure chose à faire. Tu te disais que garder un truc pareil pour soi, c'était un coup à se défoncer les neurones, à se bousiller le cœur. Tu n'as pas imaginé une seule seconde qu'oser assoner ces quelques syllabes serait pire encore.

« Av.
- Hmmm ?
- Je t'aime. »


Tu te rappelles encore de la scène dans les moindres détails. Chaque objet de ta chambre, ta tête pesant dans le vide, le corps de la jeune Standford penché avec application sur sa chaussure complètement défoncée. Tu te souviens de ses lèvres un peu tordues par ses dents blanches, et de ses yeux ; oh ses yeux ! Ils te rendaient dingues quand tu étais amoureux d'elle. A présent c'est probablement fini. Tu ne sais pas trop. Tu n'es pas sûr d'arriver encore à la regarder un jour dans les yeux. Ça te semble étrange, l'idée de l'observer autrement qu'avant, ça te paraît dingue de ne plus la voir que comme une amie en face de toi. Rencontrer son regard sombre, ce serait devoir affronter ta résolution. Or pour le moment, elle tient tout juste en place, un peu branlante. Tu ne veux pas la voir s'écrouler au bout de quelques minutes à peine. Tu as décidé que tu n'aimerais plus Avery d'amour, avec des mots pour le moment, juste des mots. Tu vas t'en tenir à cette décision. Il te faut juste attendre. Un peu, juste un peu. Le temps que tout se mette en place correctement. Le temps que tes souvenirs s'effacent ne serait-ce que légèrement, valsent comme du sable entraîné par le vent. Le temps que tes mots deviennent des faits, puis que ces faits deviennent ta réalité.

« Ouais. Ouais. On devrait passer une annonce ou quelque chose sur le panneau d'affichage. »

Tu sursautes un peu, sens la tête d'Av bouger légèrement sur ton épaule, dérangée par le mouvement.
Tu ne t'attendais pas à l'entendre parler à nouveau.
Tu avais oublié que tu avais toi-même pris la parole.
Tes pensées se désorganisent un instant, déboussolées, avant de se remettre plus ou moins en ordre. Tu baisses les yeux sur la jeune fille affaissée sur ton avant-bras. Contemples ses cheveux clairs, ses mèches voletant dans un sens et dans un autre. Un jour. Un jour, tu auras le courage de lui relever le menton pour pouvoir te replonger dans son regard infini, sans que cela ne te fasse quoi que ce soit.
En attendant...

« On devrait essayer de se produire peut-être...ça pourrait ramener des gens. Pour Noël, ou quelque chose comme ça... »

En attendant tu vas te concentrer sur le groupe, et sur tes battements de cœur ; ce sera déjà bien. Les piques d'Avery sur Effie, ses mots blessants, tu comptes les laisser filer un à un comme les gouttes d'eau d'un robinet qui fuit. Plic plic plic. C'est agaçant, à la limite de l'insupportable, mais tu vas faire le grand et tu vas tenir bon la tête haute. Tu ne sais pas ce que la jeune Standford veut, exactement, mais au fond, ce n'est pas de ta faute. Après tout, elle n'a qu'à s'exprimer correctement. Elle sait bien que tu n'as jamais été doué pour les énigmes. Tu es trop bête pour ça. Et elle, c'est probablement la plus grande et la plus difficile énigme de tous les temps. Alors tu penses bien, arriver à la résoudre. Il faudrait être fou pour ne serait-ce qu'essayer.
Tu toussotes un peu, parce que ta gorge te paraît horriblement sèche. Tu inspires pour chasser les poussières presque pâteuses sur ta langue. Tu te répètes ton nouveau centre d'occupation.
Banana Graffiti.
Quel nom.

« Il nous faudrait quelqu'un au clavier et quelqu'un à la batterie, histoire que ça fasse vraiment groupe, d'abord... Là on gérerait carrément. Ça rendrait nos chansons plus vivantes j'crois. »

Tu as un silence. Des chansons plus vivantes, plus vraies. Inspiration, expiration ; l'essence même de la vie. Des notes de musique qui résonnent en rythme, ensembles, qui font vibrer les cœurs. Réunir un public et parvenir à leur arracher des sourires ou des larmes, voilà qui te paraissait un joli but. Oui voilà. Maintenant tu te lèverai le matin pour ça. Et pour Effie. Pour Effie.

« Ouais, allez. T'viens, gamine ? On va se chercher des musiciens de fous. »

Elle a le même âge que toi mais tu t'en fous, tu sais que ça va l'agacer. Et Av te paraît beaucoup moins dangereuse réduite au statut de gamine énervée qu'élevée à celui de jeune fille séduisante.
D'un coup tu écartes sa tête, et puis tu te lèves, et puis tu poses ta basse sur ton épaule, et puis tu glisses tes mains dans tes poches. Tu as un petit sourire ; tu sais que ta jeune fille aux cheveux clairs peut le voir. Tu sais qu'il va la faire se lever et te poursuivre dans les couloirs, alors que tu commences à marcher en direction de vos futurs batteur et claviériste de talent. Tu sais qu'elle va te traiter de tous les noms pour lui avoir dit qu'elle était une gamine, et tu sais aussi que peut-être elle va se mettre à bouder au milieu d'un escalier.
Mais peu importe. Tout va bien.
Sans ton regard dans ses yeux noirs, l'amour ne peut pas t'avoir Sidney.
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i could wait a thousand hours ▬ pv avery [end]

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