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 Noah { La vie, c'comme un film dont tu connais jamais la suite...

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Noah J. Evans
 Préfet
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Messages : 124
Date d'inscription : 15/09/2012
Age : 23
Âge du personnage : 15 ans
Section : Aerial
Classe : F

MessageSujet: Noah { La vie, c'comme un film dont tu connais jamais la suite...   Mar 18 Sep - 20:56


Noah James Evans






Fiche d'identité
Nom : Evans
Prénom : Noah James. Mais on dit juste Noah. Le James, c'est juste pour faire classe sur la carte d'identité.
Âge / Anniversaire : Quinze ans et soufflera ses seize bougies de 17 Décembre.
Nationalité : Franco-Britannique.
Section : Aerial
Classe : F
Don : Contrôle du papier. Parce ce qu'on a tous fait des avions en classe, tous tenté de lancer des boulettes dans une corbeilles. Parce qu'on a tous utilisé une sarbacane et qu'on s'est tous éclaté à faire des trucs étranges avec des morceaux de feuilles. On a tous voulu recoller les morceaux une fois tous découpés, histoire de continuer de faire passer le temps.


physique
Taille : Un mètre soixante six.
Poids : Cinquante deux kilos.
Couleur des yeux : Bleus comme Papa ♥
Couleur des cheveux : Couleur de l'encre.
Signe distinctif : Met des lunettes pour lire.


caractère
Qualités : Affectueux ~ Surdoué ~ Créatif ~ Observateur ~ Toujours à l'écoute ~ Influent sans le savoir ~ Diplomate ~ Intuitif ~ Sensible ~ Modeste.
Défauts : Timide ~ Émotif ~ Pervers (il tient du paternel) ~ Passif ~ Instable ~ Aucune confiance en lui ~ Pointilleux ~ Exigeant ~ Manipulateur par moment ~ Mesquin.
Signe distinctif :

Les mots, ce sont juste des mots. On peut pas s'y fier. Et toi, mon pauvre garçon, même moi ta créatrice, j'arrive pas tout à fait à savoir comment tu fonctionnes. Un coup t'es comme ci, et la fois d'après t'es comme ça. T'es pire qu'une anguille lorsque je veux te faire passer un test de personnalité et tu m'obliges à t'écrire quelques mots pour te forcer à regarder la réalité en face. Non mon gars, tu vis pas à côté. Tu vis là, maintenant. Pas dans le passé, encore moins dans le futur. Ouais, je sais, t'aimes pas vivre le présent. Parce que le présent il rentre pas dans tes plans. Tu sais ce que t'as fais, ce que tu veux faire. Tu prévois tout et en bonus, t'es pointilleux. Ou, quand, comment, pourquoi. T'aime pas le mot "hasard" et encore moins "destin". Sérieux, pour toi, comment de telles notions ont-elles pu apparaître ? Tu les rejettes de son ton être. Je dois comprendre pourquoi, c'est ça ? Pas cool. Tu veux pas m'aider ? Pourtant, tu aides tout le monde. Tu vas secourir une personne âgée qui aimerait traverser la route mais qui prendrait au moins trois bonhommes verts pour passer la moité du passage piéton. Tu aides à porter les courses d'une personne tout à fait inconnue mais dont t'as remarqué qu'elle était chargée et qu'elle avait encore du chemin. Tu adoptes les animaux sans savoir d'où ils viennent, et tu les aides à trouver un foyer. Hé oui mon pote, t'es humain. Et là, tu veux pas m'aider ? Me fait pas l'coup de ta timidité. Ok, j'avoue, t'as un peu de mal à aller vers les autres mais avoue que c'est déjà mieux que quand t'étais petit parce que là, tu était l'un des plus grand timide que la Terre ait portée. Mais aujourd'hui, t'as quinze ans et tu en joues. Je sais pourquoi, et je trouve ça tout à fait stupide et tout à fait sensé. Tu fait genre que tu te soucies que de toi et peut-être de tes amis et les autres passent à la trappe. C'est faux, pas vrai ? Tu t'intéresses à tout.

Sous ta carapace, moi je sais ce qui se cache. Non, t'es pas une tortue, mais parfois j'ai l'impression que t'as aucune envie de te bouger l'cul pour faire avancer les choses. Mais j'ai remarqué comment tu fonctionnais. Grillé mec. Surtout avec les filles, hein ? Elles aimes pas les intellos coincés et pas sportifs pour un sous. Pour le premier terme, je suis d'accord. Mais pas pour les autres. Toi, coincé ? Faudrait qu'elles lisent dans ta tête tiens et qu'elles aillent voir les revues que tu partages avec ton père tiens ! Tu joues le mec incessible surtout parce que quand tu es normal, t'es plutôt pas mal. Mais tu veux pas de filles agglutinées autour de toi comme ces beaux gosses populaires. Tu préfères les aider par ci par là, faire tout pour que petit à petit elles te découvrent toi et ton esprit tordu. Un compliment bien posé, un sourire en coin, tu manies le tout à la perfection. Une capacité naturelle héréditaire ? Surtout que contrairement à ces gars là, toi t'es toujours à l'écoute et super observateur. Tu te prenais pour un "mini-psy" avant tes 9 ans. Après, tu as changé mais ce rôle là, tu l'as jamais vraiment perdu, que tu le veuilles ou non. C'est en toi petit. Sauf que t'as plus confiance en toi, alors tu fais rien. C'est dommage, je le répète.

Tu veux toujours pas m'éclairer ? Bon, alors je continue sur ce qu'j'ai réussi à fixer de toi. T'es un surdoué, nul doute. T'as tous les liens qui se font naturellement, une logique implacable. Les sudokus et les mots croisés n'ont aucun secret pour toi. Les maths, tu n'aimes pas mais tu piges tout. C'est magnifique. Pour moi, c'est et ça restera du chinois. Je t'envie un peu. Et pourtant, malgré ce talent, t'as jamais voulu sauter une classe. T'as jamais voulu montrer au monde tes talents. Tu voulais rester avec ces gens qui t'aimaient pour ce que tu étais en primaire, au collège aussi. De temps à autre, tu jouais le prof et ça faisait rire les abrutis alors que tes vrais amis prenaient bien toutes tes explications en note. Même Gabrielle. Sans le savoir, tu influences les autres. Pas à faire des conneries, loin de là, mais tu leur fait comprendre beaucoup de choses et tu les aiguilles dans leur choix. C'est un don puissant, même si t'en sais rien. Pour toi, les autres ont tout à coup eu un flash. Oui, en quelque sorte. Toi. T'arrives à gérer des situations de crise, du moins la plupart. Tu peut être juste et diplomate. Mentir, tu le fais souvent. Mais on s'en fout car tout le monde fait pareil. Et puis, au fond, tu aimes jouer avec autrui car c'est fun d'être marionnettiste et d'en secret pouvoir se moquer d'eux.

Tu vois, je te connais plutôt bien. Pas totalement dis-tu ? Attends donc, je n'ai pas fini mon chaton. Oui, j'ai pas encore tout dit sur toi. T'es pas le Prince Charmant, t'es pas l'artiste bien que tu sois créatif, t'es pas le rebelle, t'es pas le génie vantard, et t'es pas le gars normal, quoique presque. Merde, alors t'es qui, pourrait-on se demander. T'es comme un oignon. En couche extérieur, on a le prétexte de la timidité. Au niveau de la seconde couche, on retrouve une once de perversité, pas qu'une once en fait mais c'est pas grave, un côté un peu sadique, et surtout une grande partie de ton caractère quotidien. Mais moi, tes crises d'instabilités, je les connais. Peut-être devrais-je mieux m'exprimer. Tes troubles bipolaires. C'est une maladie, pas la peine de le cacher. C'est plus qu'être lunatique là. Je t'ai vu exploser comme ça, d'un moment à l'autre. Je t'ai entendu pleurer, j'ai sentis le tracé amer des larmes sur tes joues. Je sais quelle genre de colère tu affrontes en toi. Je sais quel mélange de sentiments t'amène là. Parce que t'es un gars hypersensible et c'est aussi ce qui explique ta partie humanité de la seconde couche. Et t'es affectueux. Sauf que ceux qui le savent, ils sont morts ou ne te diront pas qu'ils l'ont deviné. Parce que t'aime pas le montrer. Mais tu sais, les câlins, on y a tous le droit. Tu ne veux plus montrer ce côté là ? Mais tu ne l'as jamais montré ! Je mens ? Je ne sais rien ? Au fond, peut-être. Tu crois que je ne t'ai pas vu en pleine crise ? Tu crois que j'ignore la raison ? T'es à la traîne là mon petiot. Que t'aies 3 ans, 9 ans ou 15, t'as pas changé d'un pouce. Tu t'es juste transformé en oignon.
Oui, je te connais Noah James Evans.
Et je suis pas la seule.




S'il était...
Une saison : L'automne, à la fois triste et coloré.
Un animal : Le Nycticebus.
Une couleur : Bleu/gris, parce que c'est une couleur indécise.
Un endroit : La voie Lactée. Infinie.


Histoire

Le plan est fixe. Il montre une chambre d'enfant avec des posters affichés. L'un représente le squelette humain, avec ses 214 os dont les 206 principaux. Un autre est illustré par une caméra de cinéma ancien. Dans les tons bleus/verts, elle semble habitée par un enfant. Un garçon pour être exacte. Le jeune Noah Evans. Soudainement, le visage du garçon apparaît devant l'objectif.

"Je crois que tout a commencé ce jour là précisément. Quoique cela avait dû être prévu depuis des années. En fait, tout bien pensé, j'en sais fichtrement rien. Les rencontres, elles sont parfaitement hasardeuse, non ? Perso, je crois pas en l'existence d'un destin quelconque qui aurait fait fait que je sois assis là, sur cette chaise face à la caméra en ce moment. Après, j'ai que 8 ans, presque 9, alors c'est vrai, je peux pas juger par rapport à mon expérience. Mais remarquez que Mme Batbot, elle gagne souvent au loto mais son mari est un ivrogne alors dîtes moi, si elle n'était pas simplement une "victime de la chance soudaine", pourquoi elle n'aurait pas gagné aussi au loto de l'amour avec un autre homme que celui qui se prend des cuites à peu près tous les soirs ? Héhé... Mme Batbot, c'est ma voisine qui sait pas cuisiner, mais c'est pas grave car elle est très gentille et elle aime m'inviter le dimanche pour aller au cinéma. D'après mon père, son mari aurait eu un grave accident et à cause de ça aurait perdu son travail, ce qui serait la raison de sa noyade dans du Jack Daniels en soirée. Ils ont eu une fille qui est partie il y a un an si je me souviens bien. Bref. Du quoi je parlais ?
- Du jour où tout a commencé, cervelle de poisson rouge.
- Merci la vieille. (Un "De rien Minus" se fait entendre en fond) En fait, ça remonte à il y a 5 ans...
- Eeeeet ça y est, il repasse en mode "flash back". No', tu pourrais pas faire cette vidéo à un autre moment ? Je m'ennuie là... NOAH !!! Bordel, t'es chiant.
- Et toi impatiente. Plus tu vas m'interrompre, plus ça sera long tu sais. Allez, pense aux cookies auxquels tu auras le droit après. Avec du lait. Tu adores ! Alors silence !!
- Hin. Il y a cinq ans... Tu rencontrais la prof de moyenne section ? Je vois le genre de rencontre qui change la vie... Tu était amoureux de la maîtresse Elle te plaisait, mais c'est Papa qu'elle visait. Non ?
- Si, fit le garçon face à la caméra dont le visage se rembrunit à cette évocation. Et pour ton information, il y a cinq ans, on rentrait en maternelle. T'es pas douée en maths ma parole. Bon, je peux continuer maintenant que t'as bousillé ma vidéo ? (Aucune réponse de l'intéressée) Merci. Donc, il y a cinq ans, comme je le répète depuis un moment car j'ai jamais réussi à aller plus loin, c'est elle que je rencontrais.
- Je vais aux toilettes.
- Ouais ouais, répondit le môme en soupirant. On a tous un heureux malheur qu'on se trimbale toute la vie avec soi sans avoir rien demandé. Moi, c'est cette fille. C'était le jour de la rentrée. La grille était vert pomme avec pleins d'animaux dessus et il y avait un arbre gigantesque au milieu de la cour. Le petit garçon que j'étais s'agrippais à la main de mon paternel. Ma mère avait eu un problème avec un patient aux urgences et m'avait juste fait promettre que je ne devais pas pleurer. J'avais peur mais la présence de mon père à mes côtés était plus que rassurante. Les institutrices étaient regroupées sous le préau et lorsqu'on a trois ans, je peux vous assurer que c'est plus que flippant d'être dans cette foule un matin, comme ça. Et vu ma timidité, j'allais surtout pas aller faire ami-ami avec le premier enfant que je pouvais croiser. Le seul truc intéressant que j'avais noté, c'était la fillette seule à l'air triste et aux cheveux en tresse. Et pile au moment où je me disais que c'était horrible de ne pas avoir de parents et que l'idée pourtant me paraissait relativement cool, sa mère arriva pour la disputer. C'était un spectacle fascinant. Autant mon père se fâchait souvent après moi, autant je n'avais jamais vu une mère en colère contre son enfant. Je pensais naïvement qu'elles avaient pour rôle de consoler, cajoler, mais pas gronder. Tout bêtement, j'ai donc attiré l'attention de mon père, qui entre nous faisait un inspection "Girly" pour voir si les instit' étaient jolies. En y repensant, je suis content de lui avoir montré ces personnes. Parce que mon père, Matthew Evans, et cette femme là, ils semblaient se connaître. Et à en juger par le silence tendu qui avait pris place entre nous quatre, je parie qu'il y avait du avoir plus qu'une simple amitié. Qui, connaissant le caractère de mon père, avait du finir en clash de jalousie. En gros, c'était son ex. Étrangement, j'ai jamais demandé de détails. Donc voilà la première chose importante que j'avais vécu à mes trois ans. Pardon, la deuxième, la première étant d'avoir reçu à Noël "Super Lapinou, le plus beau de tous les Doudous". A mes trois ans, j'avais Gaby.
- J'ai fait tes mots croisés, ça te dérange pas j'espère ? Alors, t'as fini ta vidéo ?
- Je disais que c'était toi ma grande rencontre il y a cinq ans. Voici Gaby. (La caméra pivote et laisse apparaître une fillette aplatie comme une crêpe sur un lit). Un p'tit sourire pour la caméra Gab' ? Non ? Un sourire j'ai dit. Ça c'est ta langue. Tant pis. Elle et moi, c'est bestfriendforever ♥ Avec les soirées pyjamas à danser sur du Madonna, les potins du quartier et de l'école, les confidences... Elle m'envoie souvent bouler mais c'pas grave. Je lui obéis. L'amitié folle quoi !!! ♥
- T'as fini ton délire là ? Abruti.
- Encore cinq petites minutes. (L'enfant porte la caméra qui se fixe sur un homme blond dans le jardin) Là, on peut voir mon père qui... Tond la pelouse ? Étrange. Maman a du le menacer. Admirez ses muscles magnifiques, son air de débile profond figé au visage, ses cheveux blonds ruisselants de sueur qui vont dégager une odeur putride d'ici peu, et son sourire ô combien ravageur qui rend les femmes jalouses de ma mère. En gros, voici le stéréotype du beau gosse qu'a pas un pois dans le cerveau. J'ai l'air de me moquer de lui comme ça, mais au fond, je l'adore. Il est cool. Un peu strict, mais cool. Puis, c'est pas sa faute, on peut pas tout avoir dans la vie. Il est beau et il cuisine divinement bien. Et il est sportif. La nature l'a comblé jusqu'à là et n'a pas pris la peine d'approfondir ailleurs. (La caméra bouge à nouveau et montre une femme qui apparaît avec un plateau de cookie et deux verres de lait à la main) Et pour finir, elle c'est ma maman. Merci pour les cookies !!!!! Hé Gabdoul, laisses-en pour moi !
- Y'chont cro bons chez cookiches....
- Consternant. Maman, elle est médecin aux urgences mais elle trouve quand même le temps d'être là pour ses enfants. Oui, parce que j'ai une soeur mais elle représente un grain de sable dans ma vie. Maman, elle dirige la maison comme un chef et même mon père lui obéit. Maman, elle aime les câlins, le monde des bisounours, les petits déjeuners au lit. Elle préfère aller à Disneyland en France là où vit sa famille que d'aller aux quatre coins du monde. C'est maman. Voilà, c'était mon journal du 18 juillet 2025, que je finis vite sinon j'aurais plus de cookies. A bientôt !"
Fin.


Le magnétoscope rembobina automatiquement la cassette avant de l'expulser. Sur l'étiquette blanche se lisait distinctement "Journal de bord de Noah, 8 ans et 7 mois". Aux pieds de la télévision, une pile d'autres cassettes vidéos. "Noah et Diane à Disneyland, aout 2020", "Gaby découvre la pêche à Great Tew", "Kermesse de l'école 2024", "Les premiers pas de Noah", "Les neuf ans de Gaby à la maison"... Elles s'accumulent comme ça, avec des étiquettes aux écritures variées. Parce que parfois, quand on a peur de perdre ses souvenirs, on les fige sur une photo, ou on les immortalise sur une vidéo qui disparaîtra un jour ou l'autre.

Parce que que c'est comme ça qu'on grandit. On a son petit monde qu'on voudrait conserver tout autour de soi, son petit cocon familial, amical, chaleureux. On veut le garder alors paf, on le met sur papier et sur cassette.

Parce qu'à base de ces souvenirs, on essaye de se forger une personnalité, de découvrir qui on peut-être. Qu'on ait un an et qu'on découvre les joies de la marche sur deux pattes, qu'on ait six ans et qu'on se sente si fier d'être dans la cours des grands en primaire ou qu'on se tienne devant sa maison pour la dernière fois avant de partir pour toujours, on se crée. L'être humain est un système ouvert, au contact permanent de son environnement, avec lequel il échange sans cesse. De l'énergie certes, comme diront les professeurs de physique de fac, mais pas uniquement. On échange un langage avec les animaux, des souvenirs avec ceux qui nous entourent. On imagine un univers avec des végétaux qui nous comprendraient lorsqu'on s'excuse de les abîmer et quand au contraire on les admire. Et tout cela fait que nous sommes nous. N'avez vous jamais eu l'impression d'effacer des "preuves" en supprimant vos sms ? Cela ne vous tue pas de savoir que vos photos seront dans cinquante ans dans un livre, lui même dans un carton planqué sous d'autres cartons, tout au fond de votre grenier ? Alors oui, le jour où vos petits-enfants vont découvrir ces trésors, ils vont sourire, courir vers vous et vous allez redécouvrir ce que vous étiez. Tout ça pour en venir à quoi ? Non pas pour faire de la pub pour les appareils photo, non non, j'aurais demandé à être payée dans ce cas. Tout ça pour dire que notre cocon, on a beau essayer de le protéger en imposant de multiples barrières d'apparence incassables, un jour tout vole un éclat. Et les photos, les vidéos se retrouvent au grenier.

Tiens, et si on continuait de fouiller le grenier ?! Il y a pleins de cartons ici, en équilibre précaire. Le garçon se leva de son lit, habillé d'un caleçon rayé bleu et d'un tee-shirt, mit ses chaussons aux pieds et avec une démarche furtive prit la direction de l'étage supérieure, la réserve de la poussière et des antiquités. Une clé antique était dans la serrure, laquelle avait déjà été ouverte un peu avant. L'unique ampoule de la pièce clignotait dans un faible bruit de protestation et des objets non identifiés s'entassaient de part et d'autre. Les cartons avaient été mis un peu plus loin, histoire de dégager l'entrée dans une vaine tentative de rangement. Il avança prudemment en regardant attentivement où il posait les pieds et réussit à dégager une carton pris au hasard sur le sommet d'une pile. Quel labeur. Comment diantre avait-on pu installer tout cela ? Et pourquoi ? Il retourna dans sa chambre et posa son chargement sur son lit dans un nuage poussiéreux avant de l'ouvrir délicatement. De la paperasse. Des bulletins. Des mots. Encore et encore. Des carnets. Des compte-rendus... Il commença sa lecture page après page, laissant les souvenirs lui revenir en mémoire. Des larmes se préparaient aux coin de ses yeux car il savait ce qu'il allait lire, forcément, à un moment où un autre...



"Noah est un petit garçon très doué et agréable en classe. Il a néanmoins quelques soucis d'adaptation avec les autres enfants de la moyenne section. Peut-être devrait-on envisager d'en parler ensemble ? Mrs. Wilkins"

"Des résultats remarquables, un comportement irréprochable, Noah est un élève intéressant et intéressé. Un petit effort à faire sur la participation orale mais continuer ainsi. Mrs Martson, institutrice de CP."

"Même si il reste en retrait par rapport aux autres, Noah est l'élément moteur de la classe. Son projet sur l'année du journal de bord vidéo est très impressionnant et on voit qu'il y a mit le coeur à l'ouvrage. J'ai l'impression qu'il commence à s'ouvrir aux autres ce qui ne pourra que lui être bénéfique. Félicitations pour cette année et continue ton journal de bord, il sera un souvenir amusant à regarder dans quelques années. Mr. Bill, instituteur en CM1."

"Les résultats sont en baisse flagrante depuis quelques temps. Bien que je comprenne la situation familiale dans laquelle Noah se trouve, il faut réagir et ne pas le laisser sombrer. Il devrait aller voir un psychologue pour tenter d'en parler car il refuse de se confier à son institutrice. Miss Holgate, l'infirmière de l'école possède cette qualification et je conseille à Noah de lui rendre visite au moins une fois. Merci de prendre en compte ce mot, Mrs. Poulick."

"Noah nécessite bien plus qu'une simple aide scolaire. Aidez le. Miss Holgate, infirmière scolaire."

Les larmes coulent. Oui. Parce que que ça arrive. Tout à coup, il a neuf ans. C'est un retour en arrière. Les moindres détails lui reviennent en accéléré. C'est si précis, si réel. Comme si tout s'était produit la veille. Comme si quelqu'un avait dit "Aujourd'hui, j'arrête le temps. Toi, tu vivras hors du temps. Tout s'arrête là, mais tu devras continuer quand même." Le soir, il rentrait à la maison, courait dans la maison annoncer sa journée. Il commençait par son père, lui racontant ses exploits, à lui, son grand héros. Puis il allait voir Maman, prendre un goûter et faire ses devoirs. C'était la routine. Puis la routine avait pris son baluchon et quitté la maison.
Le soir, c'était le silence, le calme plat. Les câlins, les histoires, les repas familiaux commençaient à disparaître. Le plus simplement du monde. Et si vite... L'enfant rentrait, n'allait plus voir Papa. Il montait à l'étage voir Maman, qui passait ses journées au lit. En bon petit garçon, il lui apportait ses flacons de médicaments. Papa lui disait de ne pas parler, que Maman n'avait pas la force de répondre mais qu'elle le ferait pourtant. Papa était égoïste. Il voulait que Maman ne lui parle qu'à lui. C'était injuste. Les questions demeuraient sans réponse. Maman était malade, la réponse se limitait à ça. Oui Maman va guérir. Mais l'enfant n'est pas dupe et supporte mal les mensonges de son paternel. Puis, le soir, c'est devenu visite à l'hôpital. Plats surgelés à la maison et chacun mange dans son coin. Gaby ne vient plus. Le futur est modifié. Peut-on retourner dans le passé ?
Voilà pourquoi le présent n'est pas joli. Il montre de plein fouet ce qu'on refuse de voir et est si instantanée qu'il aimerait l'oublier et tout remettre à zéro. Comme avant. Mas la routine, elle est partie loin, surement en Papouasie. Papa pouvait voir Maman tous les soirs. Mais lui, Noah, non. Egoïsme. Maman, quand il va la voir, elle lui fait les plus longs câlins. Maman, elle ne lui parle plus, dans son lit tout blanc, mais ses yeux expriment tout. Parfois, Maman, elle se souvient plus, mais c'est pas grave. A chaque fois, Maman elle reçoit une peluche de son fils. Il met toutes ses économies dedans. Chaque peluche porte chance. L'enfant, il a confiance en les médecins en blouse blanche et à la tête de dépressifs. Il a lu tellement de miracle qu'il sait qu'ils vont réussir celui là. Et puis Maman elle est forte. Maman elle a sa famille.

"Nous avons fait une erreur de diagnostique. Nous pensions qu'il s'agissait d'une tumeur opérable, bénigne bien sur. Mais il y avait une autre pathologie et celle là, nous ne l'avions pas perçu. Ce sont les aléas du métier. Je suis désolé. Nous n'aurions pas du opérer sans avoir réaliser des examens plus poussés. Nous avons ignoré un détail et c'est pourquoi nous ignorons toujours comment votre femme a pu arriver aussi vite à un tel stade de dégénérescence cérébrale. Mes sincères condoléances Monsieur Evans."

MENTEURS !!! Le garçonnet avait tout entendu. De la sonnerie stridente de la porte au cri désespéré de son père. Il était là, derrière ce dernier. Figé. Maman... Il devait y avoir erreur. Ce n'était pas possible. Il était tellement persuadé que la situation allait pouvoir être réversible, que les docteurs allaient pouvoir la soigner. Toutes ses belles hypothèses, tout ce en quoi il croyait, une majeure partie de son univers venait de mourir en même temps que Maman. Alors ouais, Noah il envoyé promener tout le monde. Sa soeur, qui ne bougeait plus de sa chambre, son père qui lui avait menti pour elle, Gaby qui dans une grande preuve d'égoïsme n'avait trouvé qu'à dire "Maintenant, on est a égalité. Moi j'ai plus mon père, toi t'as plus ta mère.", son instit' de CM2. Noah, en octobre de cette année, il était un gosse à peu près normal. C'est ce même gosse qui a finit à l'hôpital, service des pathologies de l'enfance. Parce qu'il accumulait. Violence, repli sur soi, négligence, ennui, indifférence, insomnie, faible alimentation, tristesse, crise d'hystérie, fugues nocturnes... Troubles bipolaires, syndrome maniaco-dépressif, ou simplement un choc sur long terme les pédopsychiatres n'arrivent pas à se mettre d'accord. Alors le gamin, il attend, dans sa chambre toute blanche, avec pour amis les anorexiques de l'étage. Il voit le temps passer et se dit que tout ira mieux. Au total, il y passe 3 mois et revient mi avril chez lui. Il n'a plus Gaby et son père fréquente quelqu'un. La montre se remet en marche.
Voilà pourquoi les cartons ont fini au grenier et pourquoi une fois par mois, Noah est obligé de se pointer à l'hôpital. Voilà pourquoi il se cache un peu des autres et refusent de montrer son affection bien que son visage trahisse la plupart de ses émotions. Soit, la mort de la mère est un peu clichée, idem pour le coup de la maladie. Mais il faut se dire que nous sommes plus de 7 milliards d'Hommes sur Terre, alors il peut bien y en avoir à qui un moment il arrive quelque chose. Pas de chance. Pour le coup, c'est tombé sur lui.


"Journal de bord de Matthew, 39 ans.
La dernière fois que j'ai vu mon fils, il pleurait dans sa chambre. Il y avait des cartons sur son lit et sur le sol. Des vidéos, des photos, des papiers. Je lui apportais une lettre qui allait nous séparer. C'était la même écriture, je la reconnaissais entre mille. Il portait son caleçon favori et paraissait perdu dans ses pensées. En le voyant ainsi, j'ai réalisé que je n'avais pas été un père modèle. Je lui ai infligé la torture de voir sa mère mourir et celle de sortir avec d'autres femmes par la suite. Je l'ai vu dépérir sans rien faire. Peut-être que j'avais peur moi aussi. Je savais qu'un jour ou l'autre, il finirait par retomber sur ces vieux souvenirs. Bref, je voulais juste lui transmettre ce message. Noah, je suis désolé. Je sais que des excuses ne feront rien mais je voudrai retrouver le gamin joyeux d'avant. Je suis conscient que tu ne m'entends pas ni même que tu ne verras pas cela mais osef. Ce jour là, tu te souviens de ce que je t'ai dit en te tendant la lettre ? Amuse toi et ne m'oublies pas. Je sais que tu t'en souviendras. En plus, la maison à Great Tew a été rénové, j'ai hâte que tu viennes la redécouvrir avec Gabrielle !
Un dernier détail. Je t'aime. Papa."





Et toi t'es...
Pseudo : Je suis Matthy. Alias Robyn. Alias Babou. Et pour pas aller dans le ridicule, on va s'arrêter là ♥
Âge : Hé, on demande pas son âge aux vieux è.é
Qui c'est qui t'as parlé du forum ? : Une chose qui est un Panda, occasionnellement mute en crevette et tente par tout les moyens d'envahir le monde en partant de Papouasie ♥
T'en penses quoi du principe ? I love you ♥
Le code.. ah non y'a pas de code. HAKUNA MATATAAAAA ♪
[u]


Dernière édition par Noah J. Evans le Lun 29 Oct - 14:37, édité 1 fois
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Leanne A. Jung
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MessageSujet: Re: Noah { La vie, c'comme un film dont tu connais jamais la suite...   Dim 23 Sep - 12:30

Bienvenuuuuue !
Le code est bon. Y'en a pas mais Hakuna Matata quoi !
Alors cette petite fiche. Cette longue fiche même ! Ben elle est longue mais qu'est-ce qu'elle est bien écrite. ♥ J'aime surtout ce passage : "elle est partie loin, surement en Papouasie." 8D

Haha bref j'ai pas grand chose à dire, je valide donc vite fait bien fait. *^* ♥


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Noah J. Evans
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MessageSujet: Re: Noah { La vie, c'comme un film dont tu connais jamais la suite...   Dim 23 Sep - 14:59

Oui, je sais qu'elle est longue... Pardon ><
Mais j'étais méga trop inspirée (en même temps, je m'ennuyais grave quand je l'ai écrite en cours)(Ouais je sais, je suis une mauvaise étudiante) !!!!

Concernant ce passage, j'ai pensé à une certaine Panda qui a l'habitude d'aller par là-bas 8D

Brefouille, merci ♥
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