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 there's no fight we cannot win ♢ Avery

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Tony Ruiz
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MessageSujet: there's no fight we cannot win ♢ Avery   Lun 27 Oct - 18:19



Il commençait à y croire, aux esprits vengeurs. Après tout, c'était la meilleure explication à ce qui lui arrivait. Comment expliquer toute sa malchance, sinon ? C'est vrai quoi. Le monde se liguait contre lui, s'arrangeait pour faire de lui un bouc émissaire universel, et comme par hasard, c'était toujours de sa faute. C'était de sa faute si les gars de sa classe ne savaient pas fermer leur bouche, et c'était encore de sa faute quand il réglait le problème. Son partenaire de labo qui s'était ouvert la main avec un tube à essai : sa faute. La fille tombée de l'échelle pendant qu'elle installait les décorations d'une pièce de théâtre : sa faute. Après, quand il s'échappait de ses heures de colle, on s'étonnait.
Non, vraiment, Tony n'avait pas passé une bonne semaine, et ça ne s'arrangeait pas du tout.

Il éternua, et lança un regard maussade sur l'assiette de pancakes devant lui, et un autre regard aux alentours. C'était trop kitch. Vieille enseigne aux néons, affiches publicitaires d'un autre âge, motifs pop sur les fauteuils. On se serait crus dans retour vers le futur, un truc du style. Par les fenêtres sales, on entrevoyait l'apocalypse. Un déluge impensable, qui leur était tombé dessus sans crier gare.
Il se tourna de nouveau vers son assiette, et devant lui, Avery Standford, qui semblait être passée toute habillée sous la douche, vêtements trempés, cheveux collant au visage et tout. Il devait pas avoir l'air beaucoup mieux. Ils étaient les seuls clients du restaurant (si on pouvait appeler ça comme ça), et le gérant les regardait d'un sale œil, probablement parce qu'ils dégoulinaient sur ses fauteuils moches. Il n'avait accepté de les laisser s'abriter qu'à condition qu'ils achètent quelque chose, ce radin, d'où la montagne de pancakes noyées sous du sirop qui gisaient dans une assiette XXL devant eux. Honnêtement. Est-ce que des humains mangeaient vraiment ce genre de choses ? Non.

Pour résumer ça autrement. Il pleuvait. Il était trois heures du matin. Et Tony Ruiz était en train de manger les pires pancakes de sa vie avec Avery Standford.

« Putain »

C'était le premier mot qu'il prononçait depuis qu'ils avaient pris commande. Brillant.

« Sérieusement Standford. C'était la pire idée de ta vie. »

Oui, il était de mauvaise humeur. Oui, il était injuste, parce que concrètement, lui aussi se baladait dehors à trois heures du matin (il n'arrivait pas à dormir, et en plus, il était privé de sortie jusqu'à nouvel ordre, alors il ne pouvait sortir que la nuit, pas vrai?). Sauf que lui n'était pas une jeune fille fraîche et innocente qui risquait de se faire agresser dans la rue.
En vrai, il avait flippé pour Avery, sur le coup, et il n'avait pas réalisé qu'il se jetait héroïquement sur un mec de vingt centimètres de plus que lui, avant de fuir (toujours héroïquement) en portant à moitié la jeune fille. Et puis il s'était apprêté à lui gueuler dessus pour lui reprocher son inconscience, et la pluie était tombée.

Donc il boudait.
Comme un enfant de cinq ans.
Poignardant ses pancakes graisseux avec haine.
Parce que vraiment, vraiment, vraiment, il était de mauvaise humeur.


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Avery C. Standford
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MessageSujet: Re: there's no fight we cannot win ♢ Avery   Lun 27 Oct - 19:58

i'm nobody's hero;

« Sérieusement Standford. C'était la pire idée de ta vie. »

Tony Ruiz avait incontestablement tord sur ce point mais, Avery n’osa pas le contredire et lui lister toutes les mauvaises décisions et les choix franchement douteux qu’elle avait pu prendre toute au long de son existence. Premièrement parce qu’elle l’observait déchiqueter sans pitié un épais pancake au sale goût de papier mâché dégoulinant de sirop d’érable et qu’elle pouvait en déduire assez facilement qu’il n’était absolument pas ravi par la situation. Deuxièmement parce qu’elle avait beaucoup trop froid dans ses vêtements collants dégoulinants d’eau absorbée par les canapés inconfortables sur lesquels ils se trouvaient. Troisièmement parce que Tony avait sorti sa cape et ses collants bariolés moulants de super-héros pour venir la secourir, comme il était venu lui porter secours au planétarium.

Vous savez, sous bien des aspects, cela aurait pu être une de ces situations pas bien agréables de l’existence où on a juste envie de se rouler sous trois tonnes de couvertures et d’oublier que le monde, cet enfoiré, existe. Vous savez du genre déambuler seule en pleine nuit à presque deux heures du matin, après avoir refusé de se faire raccompagner, croiser un type –non en fait c’était un géant- passablement en état et donc passablement hargneux, se prendre une pluie digne du dernier déluge et se réfugier dans une espèce de vieux bistrot rétro un peu glauque tout droit sorti des années cinquante qui semblait dater de la jeunesse de sa grand-mère à avaler du caoutchouc sous l’œil peu avenant d’un vieux gérant plus rance que ses fichus pancakes. On rêvait mieux comme soirée du samedi soir.

Et puis, il y avait eu Tony comme une étincelle. Tony qui mâchait rageusement ses pancakes juste devant elle, ses cheveux dans tous les sens collés à ses tempes et ses yeux bleus boudeurs du genre quelqu’un s’était amusé à lui balancer un seau d’eau glacé entier par derrière. Tout allait tout de suite beaucoup mieux.

« Et personne t’as demandé de t’en mêler d’abord, je gérais p-a-r-f-a-i-t-e-m-e-n-t la situation d’accord ? …mais merci quand même. »

Avait-elle répondu pas bien fort parce que c’était un mensonge plus gros qu’elle, simplement, elle ne pouvait pas s’empêcher d’essayer de sauver un peu les apparences. C’était une connerie qu’on appelait souvent fierté comme si qui que ce soit allait croire qu’Avery Standford était une championne de karaté parfaitement capable de refaire le portrait à un colosse dans une ruelle sombre. Elle avait été tout au plus une terreur des bacs à sable quand elle avait quelque chose comme sept ans parce que personne ne criait aussi fort que la gamine Standford à l’époque.

Alors, après un temps, Avery empoigna ses joues pour les remonter en un étrange sourire grimacé, une certaine malice dans la voix :

« Tu te souviens ? La prochaine fois tu devais me le rendre au centième Ruiz ! »

Bon ok, elle n’avait pas prévu qu’effectivement la prochaine fois incluait cette cascade de mauvaise chance ni qu’il serait trois heures du matin. A vrai dire, elle aurait probablement cru que c’était une blague du genre le canular téléphonique bidon du premier avril ou quelque chose de ce goût là.
En parlant de goût, elle se pencha en avant, ses cheveux blonds mouillés manquant de trainer dans le sirop d’érable trop concentré en sucre pour glisser sur le ton des confidences que :

« Et c’est les pancakes les plus dégueulasses que j'ai mangé de toute ma vie ! »

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Tony Ruiz
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MessageSujet: Re: there's no fight we cannot win ♢ Avery   Lun 27 Oct - 21:10



Elle était mignonne tiens, Avery, à déclarer de belles choses comme ça. Tony se surprit à penser qu'elle devait être cool, comme fille, quand elle ne pleurait pas. Une battante, ou en tout cas quelqu'un d'assez gonflé pour croire qu'elle pouvait gérer «  p-a-r-f-a-i-t-e-m-e-n-t » fermer les guillemets, la situation, face à un type bourré de trois mètres de haut. Au moins. Il leva les yeux au ciel, ou il rencontra des néons immondes, et ricana.

« De rien. »

Il eut envie de rajouter que la prochaine fois, il la laisserait se débrouiller, pour voir. Mais il savait que c'était malheureusement un gros mensonge, et que ses instincts de super-héros reviendraient probablement à la charge. Il fit de son mieux pour son composer un intense froncement de sourcils pour montrer son mécontentement. Il avait putain de froid maintenant. Il y avait un espèce de ventilateur de plafond, qui pour une raison x, était resté allumé alors qu'il faisait -10000 degrés et qu'on était au beau milieu de la nuit. Il avait froid aux doigts. Il avait froid aux mains. Il avait froid partout où son tee-shirt trempé d'eau collait à sa peau. Il avait froid au sommet du crâne, et il avait l'impression que même ses sourcils étaient en train de geler. Il était bon à essorer, sérieux. Il eut un instant l'idée qu'Avery avait sûrement froid aussi, qu'il pourrait lui filer sa veste ou quelque chose du style, mais vu l'état de cette dernière, autant essayer d'essorer un lac avec un kleenex.

Et c'était encore pire quand les mains (froides) d'Avery vinrent compresser ses joues (froides) dans un essai laborieux pour remonter les coins de sa bouche.

« Tu te souviens ? La prochaine fois tu devais me le rendre au centième Ruiz ! »

Franchement, elle avait l'air de briller, c'était perturbant. Comment elle pouvait être aussi joyeuse, c'était un mystère infini. Il fit une espèce de grimace en retirant les mains d'Avery de son visage qui s'était réchauffé, probablement parce que c'était TERRIBLEMENT GENANT. Et maintenant elle était en train de se pencher, ses cheveux dégoulinant dans les pancakes, et franchement, ce n'était pas une grande perte.

« Et c’est les pancakes les plus dégueulasses que j'ai mangé de toute ma vie ! »

Ce sur le ton d'un secret inavouable, petit regard suggestif. Nouveau haussement de sourcils, yeux au ciel.

« Pour le coup je suis d'accord. Celui qui a fait ça est un criminel, et je m'y connais. En pancakes dégueulasses je veux dire. J'ai vu des choses, Avery Standford, tu n'as pas idée. »

Comme cette fois où il avait essayé d'en faire à sa mère pour le petit déjeuner. C'était une expérience qu'il n’oublierait jamais, tout son immeuble avait probablement frôlé la mort, mais ces pancakes là avaient été, au final, plus mangeables que ceux dont le sirop commençait à prendre l'eau de pluie.

« Et puis nan, j'ai pas envie. Faut le mériter, ton sourire au centième. Et là tes mains elles sont trop froides. Et puis je t'ai sauvé la vie, héroïquement, donc on est quittes. »

Tout ça pour ne pas sourire, il en faisait des tartines. Mais bon, il avait décidé de faire son difficile, et si il souriait maintenant, il serait obligé de casser son boudage, et Avery n'apprendrait jamais la leçon. Alors il se recula sur son siège, brandit un bout de pancake dégoulinant du bout de sa fourchette, et l'enfourna dans sa bouche avec un profond air de défi.
Il essaya de ne pas avoir l'air trop dégoûté, quand même.


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Avery C. Standford
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MessageSujet: Re: there's no fight we cannot win ♢ Avery   Lun 27 Oct - 22:02

I'm gonna decide to stay young And you'll be on the tip of my tongue;

Il  existait chez Tony cette expression éternellement boudeuse, cet air grognon emprunté à l’un des sept nains de Blanche-Neige qui laisserait probablement toujours Avery un peu perplexe. Il avait un côté menaçant avec ses sourcils froncés dé mécontentement ou ses grimaces agacées en levant les yeux si haut qu’ils allaient se retourner dans leurs orbites ou bien ses gestes un peu brusque comme la façon dont il avait décollé les mains de la jeune fille de son visage. Comme ça Tony faisait un peu ours que l’on aurait réveillé de son hibernation un peu trop tôt pourtant Av commençait à savoir que derrière cette impression de monsieur jamais content se cachait un super-héros au cœur aussi énorme que deux big mac superposé l’un sur l’autre ou que tous leurs pancakes réunis.  Alors, elle avait toujours un peu de mal à saisir comment ce cœur bisounours ne pouvait pas déborder plus souvent sur les traits trop durs de Tony Ruiz.

« Pour le coup je suis d'accord. Celui qui a fait ça est un criminel, et je m'y connais. En pancakes dégueulasses je veux dire. J'ai vu des choses, Avery Standford, tu n'as pas idée. »

Cela promettait d’être une histoire toute à fait intéressante et Avery adorait les histoires intéressantes, tout particulièrement depuis qu’elle n’en avait plus vraiment à raconter puisque la grande majorité avait un lien plus ou moins direct avec cet idiot de Sidney Carter. Et Avery, croix de bois, croix de fer, avait juré qu’elle ne penserait plus à cet idiot. Ou qu’en tout cas, elle essaierait d’y penser un peu moins…

Elle s’apprêtait donc à bombarder le garçon de questions quand celui-ci la coupa dans son élan par un :

« Et puis nan, j'ai pas envie. Faut le mériter, ton sourire au centième. Et là tes mains elles sont trop froides. Et puis je t'ai sauvé la vie, héroïquement, donc on est quittes. »

La cadette leva un sourcil, plutôt surprise de la tournure que prenait la conversation parce que Sid aurait probablement éclaté de rire après le moment où ils auraient reçu les pancakes en carton. Elle se rassit lentement, les lèvres pendues en une moue boudeuse et se cala bien au fond de son siège, bras croisés pour le fixer dans le blanc des yeux. Il y avait comme un air de défi dans la façon dont il avalait ses pancakes dégoulinants de sucre ou peut-être dans son regard ou tout simplement parce qu’il se refusait à sourire.

« Bien, on a qu’à rester comme ça à se fixer jusqu’à ce qu’on crève d’ennui en s’étouffant avec ces pancakes à 3 heures du mat…»

Lâcha-t-elle avec tout le sérieux du monde, piquant à son tour dans un pancake pour l’avaler avec toute la détermination dont elle était capable. Son froncement de sourcil s’accentua alors qu’elle mastiquait la pâte puis, l’avala presque tout rond en manquant de, pour le coup, vraiment s’étouffer avec un de ces fichus pancakes dans  un resto minable en pleine nuit. Puis, elle s’essuya d’un geste rapide le fin filet de sirop d’érable qui avait coulé le long de son menton. Le tout bien sûr sans jamais décrocher ses yeux de ceux de Ruiz et on se serait presque cru dans un vieux western si le fond sonore n’était pas une musique d’Elvis Presley qui tournait  en boucle depuis toute à l’heure.

« Et je te ferai dire que mes mains sont très biens et que peut-être c’est tes joues qui sont trop froides okay. Et en plus je t’ai dit que je m’en serai parfaitement sortie TOUTE SEULE. »

Avery Standford ou l’art de la diplomatie.

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Tony Ruiz
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MessageSujet: Re: there's no fight we cannot win ♢ Avery   Mar 28 Oct - 9:39


« Bien, on a qu’à rester comme ça à se fixer jusqu’à ce qu’on crève d’ennui en s’étouffant avec ces pancakes à 3 heures du mat…  »

Il lui lança un regard un peu misérable. Il ne pouvait pas faire ça. C'était trop horrible. Il avait l'impression de manger du plastique mouillé. Ou du gravier. Il ne savait pas trop comment ce restaurant avait pu survivre tout ce temps. Les clients habituels devaient être hardcores, à moins qu'ils viennent uniquement pour se lancer des challenges stupides. Genre, cap de manger cinq pancakes sans vomir. Sérieusement. Il sentit un truc étrange en avalant, qui devait être un cheveu d'Avery, et honnêtement, c'était pas la partie la plus dégueulasse.

« Standford, j'ai envie de pleurer. C'est trop horrible. Il me faut un truc à boire. »

Il agonisait là. Il avait probablement un bout de pâte coincé dans la gorge et il allait mourir ici, en fixant Avery comme elle l'avait prédit. Il était trop jeune, pitié. Et Avery qui avalait à son tour une bouchée, sans s'occuper du sirop qui coulait sur son menton. Tony fit un espèce de reniflement qui pouvait passer pour un rire, et il évita une remarque du style « tu sais vraiment pas manger ». Et elle continuait à le fixer intensément. Est-ce qu'elle le provoquait ? Jamais il ne perdrait à une bataille de regard.

Le patron s'approcha de leur table d'un air grincheux au moment où Tony enfournait son deuxième bout de pancake, sans briser le contact visuel. Il demanda au mec un truc à boire sans même le regarder. Il avait pas de coca, ni de sprite, ni rien d'autre. Tony demanda ce qu'il avait, au juste, et ils se retrouvèrent avec deux canettes roses d'une sous-marque inconnue de soda. Douteux. Mais pas surprenant.

(Il omit de dire à Avery qu'il n'avait pas un centime sur lui)

« Et je te ferai dire que mes mains sont très biens et que peut-être c’est tes joues qui sont trop froides okay. Et en plus je t’ai dit que je m’en serai parfaitement sortie TOUTE SEULE. »

« Alors premièrement, si mes joues étaient froides, j'aurais pas senti le froid de tes mains. CQFD. Et puis je te signale que le mec faisait genre, vingt centimètres de plus que moi, donc au moins un mètre de plus que toi, espèce de gnome. T'avais aucune chance. »

Il avala une gorgée de sa boisson sans sentir autre chose que du sucre et des colorants. La pluie battait toujours sur les fenêtres sales, et à ce rythme, on allait pouvoir nager dans les flasques. Tony était désespéré de ne pas regarder ailleurs que dans les yeux d'Avery, sentant au plus profond de lui-même que son égo ne survivrait pas si il perdait une bataille de regard.
Donc bon, oui, autant ne pas rester sans rien dire.

Avery avait eu l'air intéressée par ses histoires, alors autant jouer là dessus. Il n'avait pas vraiment envie de raconter ce jour mémorable où il avait failli foutre le feu à son immeuble, à vrai dire. Il se rendit compte d'ailleurs, qu'elle n'avait probablement aucune idée de comment était sa vie avant. Et lui, à part tout ce qui concernait Carter, ne savait rien non plus.

« Ok, t'as gagné, je veux pas mourir d'ennui, je fais ça tous les jours en cours d'histoire. Mais tu commences. Raconte moi un truc cool. Raconte moi ta vie. Essaie de rendre ça intéressant. »

Cette dernière remarque dite sur le ton de la provocation, en tirant la langue pour faire bonne mesure, comme le gamin de cinq ans qu'il était.

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Avery C. Standford
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MessageSujet: Re: there's no fight we cannot win ♢ Avery   Mer 29 Oct - 14:41

souls cannot be fooled;

« Alors premièrement, si mes joues étaient froides, j'aurais pas senti le froid de tes mains. CQFD. Et puis je te signale que le mec faisait genre, vingt centimètres de plus que moi, donc au moins un mètre de plus que toi, espèce de gnome. T'avais aucune chance. »

L’expression boudeuse d’Avery lui resta scotchée au visage avec ce mélange de scepticisme et  de mauvaise foi parce que Ruiz avait plutôt raison sur  toute la ligne. Mais, en cet instant, pour rien au monde, elle ne lui aurait donné raison : d’abord par fierté, puis, parce qu’elle tenait avoir le dernier mot et pour le « gnome », surtout pour le «  gnome ».

«  Comme si t’en savais quelque chose, ça se trouve je lui aurai refait le portrait monsieur-je-suis-pas-si-grand-mais-je-me-rajoute-des-centimètres-parce-que- je-dois-avoir-un-complexe-et-j-aime-me-plaindre. »

La jeune fille décapsula lentement la canette rose sans quitter le garçon des yeux, lui lançant un regard qui se voulait provocant l’air de dire même pas peur, tu sais pas à qui tu te frottes. Vous savez le regard que font les filles cools dans les films sauf qu’Avery était loin d’être l’héroïne cool d’un quelconque long-métrage, qu’elle était dégoulinante de pluie et qu’elle n’avait pas de musique d’ambiance alors dans la réalité, ça lui donnait juste un air de pimbêche. Dans tous les cas, elle était déterminée à ne pas perdre ce round, Ruiz avait sous-estimé son entrainement aux batailles de regards dans le blanc des yeux après des années passées avec  Sidney pour obtenir ce qu’elle voulait.

« Ok, t'as gagné, je veux pas mourir d'ennui, je fais ça tous les jours en cours d'histoire. Mais tu commences. Raconte moi un truc cool. Raconte moi ta vie. Essaie de rendre ça intéressant. »

Avery  avait à son tour essayé le liquide si édulcoré qu’elle était presque convaincue que Tony essayait de la tuer en lui filant un diabète – oubliant que c’était elle qui avait remarqué la première l’enceinte en néons. Elle manqua de s’étouffer parce qu’elle ne pensait pas gagner aussi vite, que Ruiz semblait vouer autant d’amour à l’histoire-géographie qu’elle et parce qu’elle aurait voulu répliquer que son existence était plus dingue qu’une sitecom américaine mais que, malheureusement, elle avait eu une vie tristement banale.

Elle reposa rapidement la canette et avala ce qui lui restait dans la gorge, faisant un effort surhumain pour ne pas le déverser sur Tony. Puis, elle resta silencieuse de longues secondes, sans interrompre le combat de regards déterminés, à se mordiller nerveusement les lèvres à la recherche d’un fait intéressant n’incluant pas Carter soit avant ses cinq ans ou probablement les pires moments de sa vie. Elle aurait voulu lui raconter pour les cheveux roses de Sid dans les toilettes des filles, la fois où ils avaient fini se noyer en faisant du surf, la fois où son père les avait retrouvé devant le magasin à faire la manche en tant qu’orphelins russes, la fois où ils avaient volé une robe d’Hazel, toutes les fois où ils avaient été punis et consignés dans leur chambre, comment Avery avait élaboré un moyen pour sortir dans la rue par sa fenêtre, les appels à deux, trois, et cinq heures du matin, la fois où ils avaient cassé le toboggan de leur enfance, la fois où on les avait oublié à la plage, les fois où ils s’étaient perdus et ils avaient pleuré toutes les larmes de leurs corps, la fois où ils avaient juré de devenir des rock stars.  

« Mhh…Mhhh…j’habitais en Australie, tu sais le pays des kangourous et des koalas et des serpents venimeux. J’ai deux parents et une sœur qui pleure tout le temps. Enfin non c’est pas ça, c’est qu’elle a des relations très compliquées et passionnelles d’adultes tu comprends et que ça tient jamais plus de deux mois. D’ailleurs je crois que son mec a dû la larguer y a trois semaines donc elle va bientôt rencontrer le nouvel amour de sa vie. Je crois que j’ai jamais connu quelqu’un qui voulait autant trouver l’amour et qui mangeait autant de glace à la vanille. Non sérieux, une fois on a fini le pot et on aurait dit que c’était littéralement comme si on l’avait poignardé dans le dos pendant la nuit. On a fini malade pendant une semaine et même que j’avais réussi à vomir après Sid…eh. Peu importe. De toute façon, je suis sûre que t’as pas eu une vie plus intéressante okay. Et j’ai pas besoin d’avoir une vie intéressante parce que je deviendrai exceptionnelle. Tu as devant toi la future étoile musicale du siècle mon p’tit gars et ces pancakes vaudront un jour une fortune !»
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Tony Ruiz
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MessageSujet: Re: there's no fight we cannot win ♢ Avery   Mer 29 Oct - 18:48


« Comme si t’en savais quelque chose, ça se trouve je lui aurai refait le portrait monsieur-je-suis-pas-si-grand-mais-je-me-rajoute-des-centimètres-parce-que- je-dois-avoir-un-complexe-et-j-aime-me-plaindre.   »

Vision d'Avery en train de mettre un high-kick au type. Mh. Nah. Pas possible. N-o-p-e. Il lui lança un regard narquois. Et voulut préciser qu'il ne faisait pas du tout un complexe d'infériorité, qu'il était d'une taille parfaitement moyenne et suffisante. Mais le "monsieur-je-suis-pas-si-grand-mais-je-me-rajoute-des-centimètres-parce-que- je-dois-avoir-un-complexe-et-j-aime-me-plaindre" lui arracha un petit rire. Parce que c'était tellement vrai, que ça devrait être son deuxième prénom.

Par la suite, il écouta la belle histoire d'Avery Standford. A vrai dire, ça ne lui apprit pas grand chose. A part qu'elle avait une sœur en mal d'amour. Et que si elle vivait en Australie, Carter aussi. Et appeler son gosse Sidney quand on vit en Australie, franchement, c'était probablement un signe flagrant de mauvais goût. Ou d'un humour bizarre.
Il leva les yeux au ciel quand elle déclara que sa vie n'était pas plus intéressante, comme pour se justifier. Il sourit quand elle annonça qu'elle deviendrait une star. Parce que ses yeux brillaient et c'était cool.

« Ouais. Ils vont mettre une petite plaquette sur la table. « Ici, Avery Standford, célèbre musicienne, s'est étouffée avec des pancakes. » Les gens viendront par millier pour se recueillir sur cet endroit sacré. »

Il se moquait, mais en vrai, il trouvait ça plutot cool. Comme ça il pourrait dire, plus tard, qu'il était là, qu'il a mangé les mêmes pancakes. Il se demanda si il pourrait l'écouter un jour. Ils étaient potes ou pas ? Il savait toujours pas. Alors il n'osait pas demander. Pour le moment.
Sur ce, il se racla la gorge, prit un air dramatique, main posée sur le cœur, comme si il allait faire un discours mémorable. Il n'avait toujours pas détourné le regard.

« Figure toi, Avery, que ma vie est extrêmement intéressante. Le genre de trucs qu'on voit dans les légendes. Prépare toi à être absolument captivée. »

La vérité, c'est qu'il ne savait pas quoi raconter. Il ne pouvait pas vraiment parler de son quartier, ni de ses amis, ni des conneries qu'ils faisaient ensemble. Ni de la boxe, ni de l'école, ni de la famille. Parce que clairement, ce n'était pas du tout le même monde que chez les Standford. Il haussa mentalement les épaules, décida d'édulcorer. Et commença sur le même modèle que la jeune fille.

« Je suis né à New York, pays des euh, immeubles. Enfin, ville. Bref. J'ai pas de sœur, ou de frère, et pas deux parents, et j'ai pas de Sidney non plus, mais ça va je m'en sors bien. J'avais des potes débiles et on était débiles ensemble. On a sauvé le monde, genre trois fois. Des fois, ils m'envoient des snapchats et apparemment, ils sont toujours débiles sans moi, ça va. Sinon je vis... vivais ? Avec ma mère, et euh. Elle est cool. Elle m'a appris plein d'insultes en espagnol, et puis si je la laissais faire elle mettrait du piment dans ses céréales, et puis une fois j'ai cassé le nez de mon prof de primaire et elle a rigolé. Sinon ma couleur préférée c'est le bleu. Je suis allergique aux poils de chat. Mon signe astrologique c'est Verseau. Et puis j'ai jamais touché un instrument de musique de ma vie, j'crois. »

Il grimaça un sourire.

« T'as vu ? C'était super intéressant. »


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Avery C. Standford
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MessageSujet: Re: there's no fight we cannot win ♢ Avery   Sam 10 Jan - 22:23

Drop the needle, we are playing for an audience of one;

« Figure toi, Avery, que ma vie est extrêmement intéressante. Le genre de trucs qu'on voit dans les légendes. Prépare toi à être absolument captivée. »

Standford tendit l’oreille, se penchant légèrement en avant comme pour mieux entendre, bien plus intéressée qu’elle n’aurait bien voulu l’admettre en prenant une mine boudeuse, l’air sceptique. Parce que derrière le nom de Tony Ruiz se répétaient des histoires en tout genre, des ragots parfois loufoques, parfois rocambolesques, des aventures insoupçonnées, une vie intrépide : Tony avait été hors-la-loi, un temps petit tyran de quartier, un autre braqueur de banque, il avait eu des démêlés avec la justice, avait cassé le nez à un type deux fois plus grand et plus vieux que lui, avait fait un bref séjour en prison, était le chef d’un petit gang qui semait le terreur…Il avait tout vu, tout fait, sous son expression boudeuse à laquelle on concédait un ombre à la fois dangereuse et fiévreuse. Pourtant, le plus excitant, à cet instant, c’était cette impression fébrile d’être sur le point de découvrir la vérité. La seule, unique, la vraie et pas ces racontars de couloir bons à alimenter les conversations du midi. Une vérité que seule elle Avery Standford détiendrait comme un secret, alors, qu’elle en était convaincue après avoir fini dans ce bistrot digne des années cinquante à manger des pancakes infectes avec Tony, cette vérité était d’un banal ennui.

Avery écouta avec intérêt, esquissant malgré un sourire quand l’une des multiples anecdotes en vrac que lui livrait Ruiz se prêtait à un aspect comique, hochant inconsciemment la tête.  

« T'as vu ? C'était super intéressant. »

Puis, quand il eut fini, elle prit un air infiniment concentrée comme si elle essayait de se remémorer mentalement tous ces petits détails qui faisaient de la terreur Ruiz  un gamin comme les autres, un gosse qu’on aurait pu croiser à absolument tous les coins de rue. Elle essaya de l’imaginer quand il n’avait que huit ans, deux dents en moins et pas un poil sur le menton. Elle éclata de rire, brisant en un instant son intense moment de réflexion. Av attrapa un autre morceau d’un pancake qu’elle enfourna dans sa bouche – c’était pire que tout, froid- puis, se redressa au-dessus de la table, prenant appui sur un bras et tendant l’autre en direction du garçon.

«  Ok deal je t’apprends à jouer de la guitare si tu m’apprends des insultes en espagnol. Et je veux des insultes cool hein ! Comme ça je pourrais me la péter en insultant les gens sans qu’ils comprennent et toi quand tu seras de retour à New-York, tu pourras jouer comme un pro. Tu sais que ça plaît aux filles ? Elles raffolent toutes des musiciens ! »

Elle marqua une pause, pour lui faire un clin d’œil.

« Alors t’en dis quoi Ruiz ? Y a pas souvent d’occasions comme ça dans la vie eh ! Tu m dois bien ça, y a même pas de sang dans ton histoire là! En plus, tu sais j’ai toujours voulu aller à New-York. Parce que je veux dire Bunbury, c’est sympa tu vois mais, personne connait et y a des gosses et des vieux et des chats et des chiens comme partout. Y a rien à voir. Tu me feras visiter New-York hein ? Genre quand je serai célèbre je viendrai te voir ! Et tu regretteras de ne pas pouvoir prouver que j’ai failli m’étouffer en face de toi en pleine nuit. Mais, c’est pas grave je dirai que je t’ai appris à jouer alors ça sera cool quand même !  »

(salut je réponds pas du tout 2 mois après hahaha luve luve ♥) (en plus c'est nul) (et av est trop à fond pour son propre bien)
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Tony Ruiz
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MessageSujet: Re: there's no fight we cannot win ♢ Avery   Jeu 15 Jan - 16:36




Avery Standford gagnait toujours.
Cette fille, c'était un petit bout de tempête dans un corps d'humaine, qui pleurait des étoiles et souriait des soleils, et qui dégoulinante d'eau de pluie, réussissait quand même à faire briller la pièce. Et malgré lui, Tony faisait exactement ce qu'elle voulait. Si elle voulait qu'il sourie, il souriait. Elle voulait une histoire, elle avait son histoire. Et si elle voulait lui apprendre la guitare sur fond musical d'insultes exotiques, ce n'était plus qu'une question de temps.

« Tu sais que ça plaît aux filles ? Elles raffolent toutes des musiciens !  »

Et elle clignait de l’œil, avec ce petit air de la fille qui sait. Oh, que oui, les filles raffolent des musiciens. Qui se penchent sur leur guitare, mèche mystérieuse et air inspiré, arrachent à une cigarette une longue bouffée au coin d'une plage. Ils jouent toujours des trucs genre Wonderwall et chantent de leur voix cassée.
Oh, Tony n'a jamais été fan de ce style.

Elle s'extasie, Avery, sur New York. Dans sa bouche, c'est un rêve de gamine aux couleurs lumineuses et pavé de stars. Tony a omis de lui préciser que son New York, c'est pas Manhattan, que c'est plus des murs de brique et du linge au balcon que les grandes avenues et les coffee shops. Mais elle a l'air tellement ravie, vibrante d'une passion qu'elle seule pouvait allumer.

« Tu me feras visiter New-York hein ?   »

« Évidement. »

C'est ce qu'il dit, sans même réfléchir, parce que bien sûr qu'il lui fera visiter. Et si il ne connaît pas, il inventera. Il s'y voyait déjà. « ça, Avery Standford, c'est le musée des spaghettis. Un symbole de la grandeur des Etats-Unis. ». Il pouvait déjà l'imaginer lui donnant une claque sur la tête et réclamer Broadway.

« Et ça me va. Mais par contre, me force pas à chanter. Ce serait un désastre. »

A vrai dire, il n'en savait trop rien, c'était le genre de mecs qui ne chantait jamais et disait à ceux qui chantaient de la fermer.

« Pour ce qui est des preuves ... » il extirpe son portable, miraculeusement sec, et en un éclair, prend une photo d'Avery, toujours dans sa pose théâtrale, cheveux trempés et fourchette en main. « Dans quelques années, ça vaudra des millions j'ai plutôt intérêt à la garder au chaud. »

Puis un bruit bizarre sortit de ses lèvres. Un rire en fait. Un peu trop léger, un peu trop content pour être à lui, tandis qu'il regardait la photo sur son portable. Son sourire creusa des fossettes dans ses joues, pendant qu'il agitait l'appareil sous les yeux d'Avery. Il aimait bien cette photo. Il décida de la garder.
Puis se renfrogna, l'air soudain plus sérieux.

« Si t’arrive pas à être une star. Tu feras quoi ? »




hrp:
 
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Avery C. Standford
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MessageSujet: Re: there's no fight we cannot win ♢ Avery   Sam 27 Juin - 15:52

i'm only human;

Pour tout dire, si Avery partageait facilement sa passion de la musique pour toute âme un tant soit peu attentive, elle aimait peu en revanche partager son micro. Chanter, cela avait toujours été son rôle, tout devant, sous les feux des projecteurs devant les yeux étincelants d’étoiles de la foule qui scandait leur nom encore et encore dans la salle de concert étouffante. C’était son rêve de gamine pas plus haute que trois pommes, ses projets adolescents, ses posters accrochés aux murs de sa chambre.

L’adolescente sourit, satisfaite jusqu’à ce que…

« Pour ce qui est des preuves ... »

La cadette Standford n’eut même pas le temps de comprendre ce qui se passait que Tony Gonzalez venait de prendre une photo improvisée d’elle-même, ses cheveux blonds collés au visage et dégoulinant sur la table, les yeux écarquillés de surprises, le nez rougi par la fraicheur de la nuit et grotesquement penchée en avant.

« Que… ?! »

Elle s’apprêtait à exploser, laisser une vague de colère se déverser sur le voleur et récupérer l’instant dérobé de façon si fourbe. Elle aurait crié, agité les bras et peut-même qu’elle se serait jeté sur lui pour récupérer l’appareil –après tout, pour ce qu’il y avait sur la table- en sortant ongles et dents. Mais, il la coupa net. Il lui fallut quelques secondes pour comprendre.

Tony riait. Un rire si léger qu’il aurait pu avoir des ailes, un rire de gosse fier de lui. Et Avery se rendit compte qu’elle n’avait jamais entendu Ruiz rire, pas une seule fois. Parfois, il laissait échapper quelques sourires mais, la plupart temps il avait les lèvres pendantes et les sourcils froncés. Il avait toujours l’air prêt à dégainer son point d’une voix prête à trancher comme des lames.

Et finalement, c’était joli le rire de Tony, beaucoup plus qu’elle ne l’aurait imaginé, parce que ça avait un goût spécial, rare, comme un trésor alors Avery ne put que se mettre à rire avec lui. C’était comme recevoir un cadeau précieux, sans que l’on s’y attende.

« Si t’arrive pas à être une star. Tu feras quoi ? »

Décidemment, Tony avait décidé de la surprendre ce soir. Aussi étonnant que cela puisse paraitre, Avery n’avait jamais vraiment imaginé ce qu’elle ferait une fois arrivée en haut. Peut-être parce que le chemin pour l’attendrait semblait encore interminable et peut-être aussi parce que plus que d’être célèbre, elle aimait jouer de la musique avec Sidney : passer la nuit à écrire une chanson, jouer toute l’après-midi dans le garage en faisant un boucan pas possible, gratter quelques cordes au hasard, sortir pour trouver de nouveaux accords, répéter encore et encore jusqu’à pouvoir lancer ce regard fier à Sid parce qu’elle avait réussi, ils avaient réussi.

Soudain, il lui manquait les mots. Sa tête lui semblait si vide de tout, un désert sans la moindre germe d’idée. Avery ne savait pas quoi répondre, pourtant c’était son plus grand rêve, le plus fou, le plus grandiose non ? Mais, elle ne pouvait penser qu’au petit garçon, les cheveux dans le vent, l’odeur si familière de l’eau salée, le soleil sur le visage à qui elle avait promis le monde sur sa petite barrière.

« Je…Je ne sais pas. » avait-t-elle fini par répondre, après l’avoir longuement regarder dans les yeux d’un air sérieux, peut-être un peu triste. « Faire une overdose comme Kurt Cobain à vingt-sept ans ? »

Elle s’entendit esquiver un rire mais, cela sonnait aussi creux que sa boite à musique quand elle était enfant.

« Je crois que j’y ai jamais vraiment pensé parce que…j'avais promis que…enfin, non c’est idiot. D’avoir un rêve et de pas savoir pourquoi non ? Haha. »

Nouvelle pause, comme une hésitation avant de demander, cette fois plus timidement:

« Tu ferais quoi, toi, Ruiz ? »

(ok ça a viré triste wtf) (ET JE T'AIME J'ADMIRE TA PATIENCE JE SUIS DÉSOLÉE ;w; )
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MessageSujet: Re: there's no fight we cannot win ♢ Avery   Jeu 2 Juil - 17:14


Le soda tiède dans sa canette rose avait vraiment un goût de rien. Et avant même d'avoir pu réussir à savoir ce qui le rendait aussi dégueu, Tony en raclait le fond avec de grands bruits de paille. A aspirer le plus fort possible, il s'attirait le regard courroucé du serveur. Tant mieux. Pas comme si il allait revenir un jour dans ce trou. C'est ce qu'il se répétait, mais au fond, il commençait à apprécier la décrépitude de l'endroit et ses éclairages au néon. L'effet des confessions à mi voix à quatre heures du matin de part à d'autre d'un plat de pancakes. Ou quelque chose comme ça.

C'était presque facile, de savoir à quoi Avery Standford pensait. Il commençait à pouvoir catégoriser ses expressions. Il y avait le sourire bravache de « je vais être une star et tu peux pas me test », l'air offensé de « je peux très bien me débrouiller toute seule ». Et puis la tête « je pense à Sidney Carter même si je fais genre c'est pas vrai ». Là, elle faisait cette tête là. Va savoir pourquoi. Peut-être qu'il lui avait posé une question beaucoup trop sérieuse. Il aurait du demander autre chose. Sa sauce préférée à mettre dans ses pattes. Quelque chose du style.

« Je…Je ne sais pas. Faire une overdose comme Kurt Cobain à vingt-sept ans ?»

Un autre petit rire. Peut-être que celui là sonnait un peu creux, comme celui d'Avery. Qui le fixait avec un trop grand sérieux pour sa petite tête. Il n'avait vraiment pas envie qu'Avery meure d'une overdose.

« Je crois que j’y ai jamais vraiment pensé parce que…j'avais promis que…enfin, non c’est idiot. D’avoir un rêve et de pas savoir pourquoi non ? Haha. »

Il soutint son regard silencieusement. Un peu embarrassé, en fait. Elle avait l'air de tout lui raconter avec une honnêteté presque parfaite. Et lui, non. Toujours pas. Il n'avait toujours pas envie de tout lui dire. En même temps, ce n'est pas comme si il aimait parler de sa vie. Il haussa les épaules devant son air gêné.

« Dis pas que c'est idiot. C'est plutôt cool d'avoir un rêve. Super cool. » puis après un instant de réflexion. « J'en sais rien, en fait. J'ai pas vraiment de rêve moi. »

Et il n'en a jamais eu, pas vrai ? Oh il y avait bien cette période à l'école primaire, où il rentrait chez lui chaque jour en hurlant à son nouveau métier de rêve. Pompier ou docteur ou astronaute ou joueur de basket ou alors ce gars dans jurassic park qui fait revivre les dinosaures. Il avait grandi pour devenir terriblement terre à terre, pas vrai ? Peut-être que la différence principale entre lui et Avery, c'était qu'à elle, on avait pas écrasé ses rêves. Peut-être que si quelqu'un s'était posé devant une petite Avery de cinq ans, pour lui dire que la musique n'était pas un métier d'avenir, ou qu'elle n'y arriverait jamais, tout aurait été différent. Mais peut-être qu'elle aurait eu une autre passion, comme le jardinage, et qu'elle aurait été tout aussi motivée. C'était le genre de personnes qu'était Avery Standford, après tout.

Il s'accouda un peu plus en avant sur la table, faisant tourner son portable entre ses doigts. Un peu fatigué. Un peu las. Conneries de révélations, en fait.

« Mais peut-être que ça marche aussi. De pas avoir de rêve. Comme ça, si t'y arrives pas, t'es pas trop déçu. Fin, je parle pas pour toi. Toi je sais que tu vas y arriver hein. » il bafouillait un peu, pour se rattraper. S'agissait pas de lui plomber le moral. « J'peux avoir ton soda ? »

Il avait dit ça pour changer de sujet, mais en vrai, il avait besoin de s'occuper la bouche pour arrêter de raconter des conneries.

Puis il baissa la voix.

« Par contre faut que je te dise un truc, j'ai rien pour payer. Faudra qu'on se casse en douce ou alors qu'on fasse semblant de mourir empoisonnés, ou alors qu'on foute le feu. »

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Avery C. Standford
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MessageSujet: Re: there's no fight we cannot win ♢ Avery   Mer 15 Juil - 20:13

we're on the run and you're never gonna chase us down, we are young;

Avery esquissa un nouveau sourire en demi-teinte, un peu gênée. La conversation s’était transformée en quelque chose de maladroit, en phrases titubantes qui ne savaient plus où se mettre. Les mots sortaient mais, on ne savait plus vraiment quoi en faire et finalement, on aurait aimé juste qu’ils s’arrêtent. Elle sentait que Tony était fatigué et par la même occasion, une certaine lassitude semblait à son tour s’installer chez elle. Peut-être aussi qu’avec toutes ces péripéties sous la pluie, ces pancakes en carton et ces confessions grandiloquentes, Avery commençait simplement à ressentir le poids des événements sur ses épaules et ses paupières se fermer.

« J'peux avoir ton soda ? »

L’adolescente acquiesça tout en poussant gentiment du bout des doigts sa canette encore à moitié pleine. Elle s’enfonça un peu plus dans son siège, qui était peut-être la seule chose à tenir à peu près la route de toute la salle (même le serveur avec sa barbe de cinq jours et ses grosses lunettes rondes n’en avait franchement pas l’allure), tout en se mordillant la lèvre.

« Hey Tony…merci. Je suis sûre que tu te trouveras un rêve aussi. Un rêve super cool parce que ça sera le tien ! »

Parce qu’un rêve, ça faisait comme des feux d’artifices dans les yeux. Parce qu’elle en était convaincue, Tony Ruiz trouverait une raison de rire tous les jours, c’était joli son rire après tout et que c’était probablement très triste de vivre sans rêves. Cela avait l’air très très long, une interminable attente sans but. C’était un peu comme ne pas sortir dans la rue parce qu’on avait peur de se faire renverser par une voiture qui roulait trop vite au croisement ?

Après tout, plus elle y pensait, plus elle réalisait que bien que Carter avait contribué à entretenir ce rêve, courir après les étoiles semblait avoir donné un autre goût à l’existence. Elle était là pour quelque chose, malgré vents et marées, malgré tout le reste. Elle n’avait plus besoin de Sidney pour lui tenir la main ou mettre des couleurs dans sa vie puisqu’elle avait quelque chose à accomplir. Même toute seule, comme une grande.

« Par contre faut que je te dise un truc, j'ai rien pour payer. Faudra qu'on se casse en douce ou alors qu'on fasse semblant de mourir empoisonnés, ou alors qu'on foute le feu. »

L’adolescente parut à nouveau plonger dans une longue réflexion après avoir seulement déniché deux pièces dans la poche droite de son manteau. Puis, les yeux d’Avery Standford s’illuminèrent de malice. Elle attrapa alors la main de Tony – elle fut un peu surprise parce qu’elle l’aurait imaginé beaucoup plus rugueuse- et la serra de toutes ses forces.

« Surtout, tu la lâches pour rien au monde ! » avait-elle ordonné en le regardant droit dans les yeux.

Elle reporta son attention sur le fameux serveur qui semblait nettoyer le même verre depuis bien dix minutes, à moitié dos à eux. Elle inspira une grande bouffée d’air, jusqu’à se faire péter les poumons, jeta un dernier regard à Tony et bondit de son siège. Avant même de pouvoir dire ouf, Avery traversa la pièce tout en entrainant le garçon avec elle. Elle poussa la porte du bistrot qui s’ouvrit avec fracas.

Son cœur tambourinait dans sa poitrine et tout semblait tanguer sous l’effet de l’adrénaline. Mais, c’était comme si plus rien n’existait, que tout aurait pu disparaitre l’instant suivant alors elle pressait les doigts de Tony pour surtout ne pas le perdre. Derrière eux, elle entendait encore le serveur crier et probablement les insulter de tous les noms d’oiseaux. Elle se noyait dans les lumières de la ville endormie, il y en avait des bleues, des rouges, des vertes et celle rassurante des lampadaires aussi. Ses pieds tapaient dans les flaques d’eau et ses converses étaient encore trempées qu’en rentant dans le café. Mais, elle continuait de courir comme si ses jambes ne voulaient plus s’arrêter, le souffle court et les poumons en feu.

Oh, elle se sentait capable d’aller jusqu’aux confins de l’Univers à cet instant et même peut-être au-delà.

Jusqu’à ce qu’elle se rappelle que jusqu’à preuve du contraire, les petites filles n’avaient pas d’ailes pour voler ou de casque d’astronaute. Alors, seulement elle s’arrêta. Avery se tourna vers Tony, dont elle laisse partir finalement la main, et éclata de rire de tout son soûl. Elle ria à s’en faire mal aux côtes comme elle n’avait pas ri depuis longtemps.
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MessageSujet: Re: there's no fight we cannot win ♢ Avery   Ven 17 Juil - 18:23



« Surtout, tu la lâches pour rien au monde ! »

Le regard d'Avery était intense, et sa main froide comme la mort. Est-ce que c'était la pluie ? Ou est-ce qu'elle était parmi ces gens qui ont toujours, toujours les mains froides ? Tony, c'était l'inverse. Les siennes étaient toujours brûlantes. Chaque hiver depuis qu'il était petit, ses proches se servaient de lui comme d'un petit radiateur portable. Ça l’énervait, au début. Et maintenant, en y repensant, ça lui faisait tout drôle. Il leva les yeux, et fit une petite pression sur la main d'Avery, pour signifier qu'il avait compris.

Et puis ils courent.

La porte claqua et un cri fusa, une insulte peut-être, de la part du serveur, mais Tony ne l'entendait pas, alors qu'ils filaient à toute allure dans les rues de la ville sous une pluie toujours battante. Ses vêtements, qui avaient commencé à sécher, se trempèrent encore plus. Ses cheveux se collèrent à son front. Et puis il avait de l'eau partout, dans le nez, dans les sourcils, qui dégoulinait le long de son cou. C'était horrible. C'était trop bien. Avery courrait moins vite que lui, mais elle réussissait à l’entraîner quand même. Dans un espèce de flou de couleurs, de petits fantômes de lumières dessinés par la pluie. Et d'un coup, stop. Avery s'arrêta pour reprendre son souffle, et Tony, agrippé à sa main, fit de même.
Le froid de la main d'Avery vint se faire remplacer par l'humidité de la pluie, alors qu'elle le lâchait, et se mettait à rire.

« T'es vraiment » géniale ? fantastique ? « une grande malade. »

Une grande malade. Une cinglée. Avec des cheveux collés par la pluie et le bout du nez rouge. Et un putain de rire communicatif. Et paf, c'était plus fort que lui. Un coin de sa bouche tressaillit, et puis il se mit à rire, lui aussi. Nerveusement, d'abord, et puis un immense fou rire à s'en foutre des courbatures aux abdos. A en avoir des larmes qui coulent pour venir se mélanger aux ruisseaux de pluie sur ses joues. Son espérance de vie venait de se rallonger de plusieurs années, là.
Une fois son rire arrêté, il secoua la tête, incrédule, comme si il ne pouvait pas croire qu'une personne comme Avery Standford puisse vraiment exister, en chair et en os.

« Tu te rends compte, tu viens de devenir une criminelle, là. Tu vas plus jamais pouvoir montrer ta tête en ville. Elle est déjà mise à prix. »

Il garda un air très sérieux pour la faire flipper. Comme si sa vie était vraiment terminée, pour deux boissons et un plat de pancakes. En vérité, il réfléchissait. Ils pouvaient très bien y retourner, pour s'excuser. Et faire la plonge, en dédommagement. Ouais, personne n'aimait faire la plonge, ça marcherait sûrement. Ce type, là, n'avait pas l'air d'être un pro de la vaisselle, à en juger par l'état des verres qui trônaient sur son comptoir.
Tout en imaginant ça, Tony se sentait comme un criminel endurci sur la voie de la rédemption. Comme dans les films. C'était beau.

Il s'essuya le visage, geste futile au vu de la quantité d'eau qui l'inondait. Et fronça les sourcils. Le ciel s'éclaircissait, malgré tout, derrière les nuages. Un rapide coup d’œil à l'écran de son téléphone (il avait bien envie de mettre la photo d'Avery en fond d'écran) lui appris qu'il était près de six heures du matin. Il avait cours. Dans deux heures. Derrière l'euphorie, il se sentit tout d'un coup très très fatigué. Tant pis. Il avait littérature en première heure. Il allait dormir.
Il leva les yeux vers le visage trempé d'Avery.

« J'te raccompagne. »

C'était dit sur un ton qui n'attendait aucune contradiction. Un ton qui semblait dire « tu as déjà fait assez de bêtises pour la nuit ». Mais il ne le pensait pas. C'était une de ces nuits, qui après coup, n'allaient pas sembler réelles. Un espèce de rêve éveillé, avec pour seules preuves une photo floue et des baskets trempées.


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Avery C. Standford
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MessageSujet: Re: there's no fight we cannot win ♢ Avery   Mar 22 Déc - 20:53

but it was only just a dream;

C’était comme un feu d’artifice.

Grandiose, fantasque, incroyable. Une explosion de couleurs et de sensations qui lui embrumaient les sens, lui faisaient tourner la tête et parcourait tout son corps. Cela balayait absolument tout, même les plus anciennes règles de l’Univers l’espace d’un instant. Et puis, après, plus rien, mis à part les derniers sons des explosions stridentes qui se perdaient dans la nuit noire et le monde qui retombait dans le silence.

C’était comme un putain de feu d’artifice sauf que cette fois, c’était elle, c’était Tony, c’était la ville, la nuit, l’univers qui explosait en couleurs et soudain Avery se sentit extrêmement fatiguée. Soudain, Avery avait froid dans ses chaussettes trempées et le nez, rouge, qui coulait un peu, des cheveux collés au visage et des poumons brûlants, douloureux. Soudain, il n’y avait plus d’adrénaline, plus d’aventures, plus rien de rien que la lumière du matin qui bientôt percerait les nuages et les immeubles gris et Avery se demanderait si tout avait été réel parce que tout semblerait si éphémère, si incroyablement incertain.

« Tu te rends compte, tu viens de devenir une criminelle, là. Tu vas plus jamais pouvoir montrer ta tête en ville. Elle est déjà mise à prix. »

Si elle n’avait pas été aussi fatiguée, elle aurait un peu flippé parce que Tony avait pris un air tellement sérieux malgré l’eau qui continuait de ruisseler entre ses sourcils. Puis, elle aurait souri aussi en s’imaginant quitter la ville à l’aube, abandonner toutes attaches pour entamer une vie bohème d’aventurière, une espèce de périple initiatique vers la gloire ou quelque chose, un sac en bandoulière sur l’épaule et une brindille d’herbe à l’embout mâchonné entre les dents. Elle aurait lancé un dernier regard à Tony comme un adieu comme dans les films mais, dans les rayons ambrés et brumeux du matin, Avery ne désirait finalement plus que dormir pendant des jours et des années.

« J'te raccompagne. »

« Attention, ça pourrait être dangereux de rester avec moi maintenant que je suis devenue un bandit. Mais, t’inquiète pas, je te protégerai. »

L’adolescente lança un léger sourire complice au garçon avant d’enfoncer ses mains gelées profondément dans ses poches tout en retenant un bâillement qui trahirait l’instant. C’était comme si elle était déjà à moitié endormie, la réalité, la vraie vie n’était qu’encore qu’un vague ressenti assez lointain, quelque chose d’abstrait. Elle avait encore la tête remplie de rêves un peu étranges et des brûlures de l’explosion, à vif, qui s’atténueraient au fil des heures jusqu’à ne devenir une espèce de souvenir à peine croyable. Et Avery avait peur de s’arracher à cette demie inconscience parce qu’elle s’était noyée dans les étoiles ce soir.

« Rentrons… Tony. »

Elle avait bien prononcé son nom, lentement, dans un petit sourire, tout de même trop gênée pour le regarder. Elle venait de faire un joli rêve avec Tony, pas Ruiz ou pas la brute de service ou peu importe ce qu’il était au juste, juste Tony. Si c’était Tony alors, ça voulait dire qu’ils étaient amis maintenant, pour de vrai et pas juste parce que Tony était un gentil garçon qui avait voulu consoler une fille qui pleure. Avery avait un petit soleil au creux du cœur, parce qu’elle venait de se faire un ami.

L’adolescente jeta un dernier regard au ciel pâle, réalisant que la pluie avait arrêté de tomber puis, s’engagea en direction de l’académie.

C’était comme un feu d’artifices et il n’en restait plus rien qu’un petit sourire timidement complice et quelques étoiles égarées dans la tête.


(c'est moche et nul mais, on a qu'à dire que c'est pas grave parce que ça clôt plus ou moins le sujet mais, ta conclusion était bien meilleure haha )
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there's no fight we cannot win ♢ Avery

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