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 ON TIRE UN TRAIT ON COMMENCE À S'APPRIVOISER - larsen

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Adam Richmond
Aerial
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MessageSujet: ON TIRE UN TRAIT ON COMMENCE À S'APPRIVOISER - larsen   Mar 25 Fév - 13:16


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DON'T YOU RUN AWAY NOW.


J'ai du mal à voir devant moi ; Y a le soleil qui me pète la rétine.
Et j'ai un peu de mal à m'entendre penser aussi. Le roulis incessant des vagues est assourdissant. Ça me pète les tympans.

En plus j'ai mal aux fesses, le banc en bois sur lequel je suis assis est si confortable qu'il aurait tout aussi bien pu être fait de légos. Il me pète le coxys, sans déconner.

Le pire, c'est que ma gorge est sèche, que mes dents me font mal, que ma langue roule sur mon palais, insatisfaite. Parce que mon cerveau ne me laisse pas un instant de répit, il s'agite parce qu'il n'a jamais été privé aussi longtemps. De la clope, il bégaye avec l'air suppliant d'un mourrant. De la clope, il quémande, rampant comme une cloporte.

Mais je reste inflexible, impliable et je sais pas d'où ça vient ni d'où ça sort. Mais je sais que je n'y ai plus touché depuis Gabrielle.  Une impulsion ou un caprice, quelque chose du genre. Je m'en fous au fond. Tout ce qui compte c'est que je n'y toucherais plus.

Gabrielle, d'ailleurs. C'est elle que j'attends.

Parce qu'aujourd'hui c'est le 14 février. Et que la Saint-Valentin c'est la fete des couples. Et que Gabrielle, est actuellement ma petite copine.  Je lui ai pris des fleurs et des chocolats, en espérant qu'elle ne soit allergique à aucun des deux. Ça serait trop bête.

J'ai le coeur qui bat un peu fort. Je souris surement un peu bêtement. Et aujourd'hui je sais pourquoi. Je ne sais pas encore si je l'aime pour de vrai. Mais je sais que Gabrielle me rend heureux. C'est d'ailleurs ça qui est dangereux. Je ne sais pas si c'est bien ou si c'est mal. Mais je sais que souvent, c'est carrément nocif.

Tout va bien quand je la vois ou que je suis avec elle. Mais tout déraille quand Gabrielle s'en va. Les jours deviennent fantome, les joies invisibles, ça fait comme un trou béant dans mon coeur. Et ça fait carrément trop peur.
Alors je ne sais pas. Je ne sais pas si c'est bien ou si c'est mal. Je ne sais pas si c'est la réalité ou si c'est un rêve. Mais je sais que quand je suis content, c'est pour de vrai. Quand mon estomac s'envole aussi léger que mon rire, je me dis que c'est bien. Que je voudrais que ça soit tout le temps comme ça.

Je ne sais pas si je suis amoureux de Gabrielle. Mais je sais que je commence à devenir carrément taré et déséquilibré. C'est pour ça d'ailleurs, que je suis venu à notre rendez-vous, une heure plus tot que prévu. Parce que ma vie a perdu toute sa saveur et toutes ses couleurs. Gabrielle a tout mis en noir et blanc, s'est placée en toute impunité au centre de la scène. En ce moment il n'y a qu'elle pour me faire sourire.

Et je ne sais pas si c'est ce que je souhaitais. J'aurai voulu emmener Gabrielle à l'aventure. Je lui avais promis. Mais je voudrais savoir d'abord. Parce que ça me rend fou. Si c'est réel ou si c'est fictif.

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Gabrielle E. Larsen
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MessageSujet: Re: ON TIRE UN TRAIT ON COMMENCE À S'APPRIVOISER - larsen   Lun 3 Mar - 22:30

I wanna take you somewhere so you know I care

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Si vous voulez savoir, je déteste être en retard.
Je déteste ceux qui arrivent en retard, je déteste les rendez-vous qui commencent en retard, je déteste devoir attendre qui que ce soit donc je déteste faire attendre qui que ce soit. C'est d'une logique implacable, irréfutable. C'est d'ailleurs pourquoi chaque soir, je mets trois réveils. L'un à quatre heures, l'autre à six heures et le dernier à huit heures, pour être réellement certaine d'être debout le moment voulu. Jusque là, ça ne m'avait posé aucun problème. Mais évidemment, rien ne marche jamais quand on en a envie.

Comment étais-je censée deviner qu'il y aurait une coupure de courant pendant la nuit ? Comment étais-je censée savoir que tous mes réveils seraient réinitialisés et qu'en ouvrant les yeux, je serais tout simplement incapable de savoir l'heure ? Je ne pouvais pas savoir. Je ne pouvais pas savoir non plus que la jupe que je voulais mettre serait au sale. Je ne pouvais pas savoir que je mettrais trois-quarts d'heure à retrouver ma brosse à cheveux, partie négligemment en voyage du côté de la porte. Je ne pouvais pas savoir que lorsque je quitterais ma chambre, j'aurais déjà vingt bonnes minutes de retard.

Écoutez-moi, je pense que je deviens folle.

Il y a quelque chose qui ne tourne plus rond, quelque chose qui s'emballe quand je descend ces escaliers interminable, qui hurle alors que je cours même si je déteste courir parce que courir c'est pour les imbéciles qui sont en retard et je déteste être en retard et je déteste les gens en retard. Parfois je me dis que je n'aurais pas dû accepter la proposition d'Adam. Je déteste les gens qui acceptent les propositions sans réfléchir. Depuis que je sors avec lui, mon monde est à l'envers. J'oublie que mes affaires ne sont pas repassées, je fais mes exercices de maths en commençant par la question trois, mes réveils ne sonnent plus. Je marche dans les couloirs et j'espère le croiser.

Écoutez-moi, je crois que je déraille.

Depuis quand Gabrielle Larsen va-t-elle à la plage ? Je déteste la plage et je déteste les gens qui vont à la plage. Je déteste le sable qui rentre dans les chaussures et qui colle aux jambes, je déteste la mer qui fait toujours le même bruit comme si elle était toujours branchée sur la même station. Et pourtant aujourd'hui j'y cours, j'y vole, alors que les minutes défilent et me rappellent inlassablement que je suis incapable de venir à un rendez-vous au bon moment. Je l'imagine tout seul devant l'océan si grand et je me sens presque coupable – coupable ! Je ne comprends pas ce qui m'arrive. C'était tellement plus simple lorsque je le détestais pour de bon et que je n'avais pas besoin de l'apprécier. Je ne me posais pas de questions.

Expliquez-moi, pourquoi plus rien ne file droit ?

Je pense n'avoir jamais été aussi pressée de ma vie. Je pense n'avoir jamais été aussi essoufflée de ma vie. Alors je vois son dos, je vois ses cheveux qui sont toujours savamment coiffés, je vois ses fringues plus branchées que les miennes et je sais qu'il a dû m'attendre un temps infini mais la première et unique chose que je trouve à faire est de m'écrouler misérablement sur ce banc inconfortable à mourir. Je me demande clairement si je peux crever là. Jusqu'à ce que je réalise dans un gémissement que je suis encore plus à côté de la plaque que ce que j'aurais pu imaginer.

« J'ai oublié ton cadeau je suis vraiment désolée »

Je lève un regard désespéré vers ce jeune homme un milliard de fois trop bien pour moi ; ou bien peut-être est-ce l'inverse ? Peu importe. Si vous voulez savoir, je déteste la saint valentin. Je déteste les couples qui s'embrassent dans la rue et ceux qui rigolent pour rien devant un film niais à se pendre. Mais plus rien n'est comme avant, depuis que je sors avec Adam Richmond. Plus rien n'est certain. Sauvez-moi.

Mon cœur s'en va.
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Adam Richmond
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MessageSujet: Re: ON TIRE UN TRAIT ON COMMENCE À S'APPRIVOISER - larsen   Lun 14 Avr - 10:38


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IT'S UP TO YOU MISS.


Ce n’est pas toujours simple aussi.
Je voudrais bien que quelqu’un vienne me voir pour me dire si clairement ce que je fais, c’est bien ou c’est mal. Je voudrais cette petite voix intérieure matérialisée dans tous les dessins animés par un ange et un démon. Tout ce que je voudrais, c’est une raison à laquelle se fier. Parce que je ne fais que des bêtises ; Je suis comme un gamin franchement trop maladroit. Mes gestes sont brusques et irréfléchies, mes attitudes immatures, mes décisions compulsives, passionnelles et surtout égoïstes.
À en croire les vieux magazines dépassées de ma mère, Aimer quelqu’un c’est vouloir le rendre meilleur et souhaiter son bien. Placer cette personne avant la nôtre.
Alors peut-être que je n’aime pas Gabrielle.
Peut-être que c’est simplement égoïste. Je n’ai pas grand-chose à lui apporter à part un sourire faux, des dents trop blanches, un regard un peu paumé et beaucoup de conneries.
Au fond Gabrielle, je la vois peut-être comme un médicament. Quelque chose pour aller mieux.
Peut-être qu’au fond je n’aime pas Gabrielle.
Peut-être ai-je simplement besoin d’elle. De ses bras, de son rire, de ses sourires et ses joues qui s’empourprent quand je plante mes lèvres avec vigueur sur le haut de son front. Tout ça, évidemment, pour absoudre la douleur qui rend mon cœur exsangue. Parce que évidemment qu’on ne l’a pas encore oublié lui et moi, malheureux compagnons de galères, la colombe si blanche si éblouissante qu’elle nous a rendu aveugle. En effet, comment pourrait-on perdre la mémoire si vite, alors que les images brûlent encore vivaces, bien que vieilles et que les sensations passées semblent toujours courir sur le grain de nos peaux, comme son ombre qui obscurcissait l’horizon de sa silhouette élégante sous le soleil ardent de Californie.
Comment oublier tout ce fragment de ma vie. C’était le cœur qui battait à 100 à l’heure, le concorde qui faisait paris New York, la vie dans toute sa force, sa vivacité, sa brutalité qui a fini par me mettre le cul au sol. Et je ne m’étais toujours pas relevé.
Mais peut-être que Gabrielle allait le faire pour moi. Peut-être qu’elle allait me remettre sur pied.
Il faudrait que je m’excuse, d’avance, que je la prévienne que je ne suis pas quelqu’un de bien, que je risquerais de lui briser le cœur. Mais je sais qu’elle le sait déjà. Alors tant pis. Tant pis pour elle, tant pis pour nous. Si c’est un jeu tant mieux, si c’est la vie vraie ; désolé mon ange, je suis toujours en prise avec moi-même. Il y a moi, il y a mon démon.
Perdu dans mes pensées, les yeux fixés sur le rivage et le rouleau sempiternel des vagues, je ne l’entends pas approcher. Le temps que je le réalise, elle est déjà plantée devant le moi, le regard hagard, un semblant d’air essoufflé. Je devine qu’elle a couru.
Elle a l’air des jours habituels. Pour Gabriel, ça correspond à une mine un peu irritée, parce qu’aujourd’hui comme tous les jours il y a eu des imprévus. Alors on dirait qu’elle va vous manger tout cru pour le déjeuner.
Je ne sais même pas si elle est retard ou à l’heure, je n’ai vraiment pas fait attention. Elle s’écrase à côté de moi dans ce banc inconfortable à mourir, sa poitrine se soulève à un rythme infernal, je tire un regard de côté, elle reprend toujours son souffle, n’a même pas remis en place ses mèches rebelles. Et puis elle grimace soudainement à cet air mécontent.
Elle a dû oublier quelque chose j’en suis certain.
Elle gémit.
Elle a oublié mon cadeau. Je souris par réflexe quand elle prend cet air désolé. Je sens mon cœur qui s’envole un peu. Je suis toujours content quand elle est là, pour une raison inconnue. C’est la joie qui étire mes lèvres en permanence, qui rend mon regard espiègle. Elle me met du baume au cœur Gabrielle.
Je prends alors mon bouquet de trois fleurs, qui fait assez cheap et ma boite de chocolats noirs que je lui tends en prenant l’air le plus sérieux du monde.

- Pas grave, j’ai pris deux trucs, on a qu’à dire que tu m’as offert les chocolats ?

Mon sourire s’élargit, je pense aux trois milles vannes que je vais pouvoir lui faire, je pense à ses réactions. J’ai l’impression qu’avec Gabrielle je suis trois fois plus bête.

- En plus les fleurs tu peux les manger, elles te feront pas grossir comme les chocolats.

Je lui adresse un sourire parfaitement entendu en lui tirant la langue. Je voudrais lui tirer les joues, frotter mon nez contre son oreille et l’étrangler à moitié. Tout est tellement simple quand elle avec moi.

- Je suis plutôt intelligent comme garçon non ?


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Gabrielle E. Larsen
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MessageSujet: Re: ON TIRE UN TRAIT ON COMMENCE À S'APPRIVOISER - larsen   Lun 21 Avr - 10:13

I will stumble and fall, I'm still learning to love

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La vérité c'est que je ne sais pas.
Je ne sais pas ce que c'est que d'aimer. Aimer vraiment je veux dire. J'ai aimé Noah comme mon petit frère et j'ai aimé ma mère même en la détestant, parce que c'était ma mère. J'ai aimé jouer à la marelle dans la cour de l'école, et j'ai aimé les histoires qu'on nous racontait quand on ne pouvait pas dormir. Mais je n'ai jamais eu de petit ami parce que l'amour jusque là j'ai réussi à me dire que ce n'était pas pour moi, que je m'en foutais et qu'au fond ça ne comptait pas tant que ça. C'est plus facile d'avancer seule quand on parvient à se convaincre que c'est ce qui nous convient, que c'est dans notre nature d'être comme ça et que ça ne pourrait pas être mieux autrement. Alors je ne suis pas sûre de ce que je dois faire à présent. Parce qu'Adam est mon petit ami. Adam est mon petit ami, et je n'ai pas envie de l'aimer. Adam est mon petit ami, et je ne sais pas si je dois faire semblant d'être amoureuse, ou si je le suis déjà irrémédiablement et désespérément. Il faudrait que j'aille me faire soigner. Il faudrait que j'arrête de sourire quand il sourit. Il faudrait que je cesse de m'étonner quand il m'offre des fleurs achetées trois francs et des chocolats que je ne mangerais jamais.

- Pas grave, j’ai pris deux trucs, on a qu’à dire que tu m’as offert les chocolats ?

Il faudrait que je m'empêche de le trouver drôle quand il ne l'est pas.

- En plus les fleurs tu peux les manger, elles te feront pas grossir comme les chocolats.

Il faudrait qu'il ne me comprenne pas aussi bien.

- Je suis plutôt intelligent comme garçon non ?

Il faudrait que je lui réponde non, même si je pense l'inverse. Parce qu'il s'amuse et qu'il joue le jeu de l'amoureux, parce qu'on a décidé ensemble de commencer cette partie tout en se disant que de toute façon, ça ne pouvait mener nulle part et ça ne pouvait pas nous faire de mal. Parce que le but c'est de s'aider sans s'aimer. Qu'est-ce que je fais ? J'ai cette impression, comme si je trébuchais à l'infini sans jamais tomber pour de bon. Je prends les fleurs et elles sont froides dans mes mains. Des fleurs, en février, c'est plutôt stupide. Elles ne sont même pas jolies vous savez. Elles sont un peu fanées déjà. Elles ne riment à rien. Elles tournent entre mes doigts et on ne peut même pas appeler ça un bouquet parce qu'elles ne sont que trois et qu'elles se battent pour être la moins terne à mes yeux. Mais je n'arrive pas à détacher mon regard de leurs pétales, vous savez. Vous savez.
Moi, c'est la première fois qu'on m'offre des fleurs.

- Deviens pas trop gros quand même. Je voudrais pas avoir honte de traîner avec toi. Un garçon bête et obèse c'est peut-être un peu trop pour moi.

Les mots sortent d'entre mes lèvres et résonnent dans ma tête sans que je les saisisse réellement. Ils se détachent de moi comme s'ils ne m'appartenaient pas. Ces fleurs sont affreuses. Il faudrait sûrement que j'ajoute quelque chose. Que je fasse la conversation. Que je joue mon rôle. Je dois être quelqu'un de bien, je veux être quelqu'un de bien, mais je ne sais pas trop ce que c'est que d'être quelqu'un de bien. J'aime ces fleurs à en crever. Pourquoi est-ce que j'aime autant ces fleurs. Je devrais les jeter à la mer pour ne plus y penser. Qu'elles quittent mon esprit, que leurs racines cessent de s'insinuer entre mes neurones et arrêtent de pourrir mes pensées d'idées vraisemblablement beaucoup trop niaises pour quelqu'un comme moi. Pour commencer, j'arrête de les fixer pour pouvoir le regarder lui. C'est bien, n'est-ce pas ? C'est ce qu'il faut faire, je suppose. Même si au final, je me sens plus gênée que j'aurais pu l'être en restant à l'abri avec mon bouquet minable.

- Qu'est-ce qu'on doit faire maintenant ? Est-ce qu'il faut jouer aux amoureux ? Tu pourrais me ramener un coquillage.

Je raconte n'importe quoi, je parle sans réfléchir parce que je pense sincèrement être incapable de réfléchir et de le regarder en même temps. J'en ai marre. Il ne m'aime pas. Je sais qu'il ne m'aime pas. Il aime toujours cette fille là, qui habite dans une de ces maisons américaines digne des séries télévisées. Cette fille parfaite et tellement mieux que moi. Et moi non plus je ne l'aime pas. C'est ce qu'on s'était dit, tous les deux, d'accord, promis, on ne tombera pas. Je détache un des pétales de la première fleur, et je commence à le grignoter tout en essayant de ne pas baisser les yeux.

- Je collectionne les coquillages.

C'est bien lui qui m'a dit que manger son bouquet ne me ferait pas grossir.
Il a intérêt à dire vrai.
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Adam Richmond
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MessageSujet: Re: ON TIRE UN TRAIT ON COMMENCE À S'APPRIVOISER - larsen   Dim 1 Juin - 14:25


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VOUS SAVEZ C'EST PAS COMME SI JE FAISAIS EXPRÈS.


Quand je fais des blagues nazes, quand je sors des vantardises volontairement exagérées, je ne sais jamais si je le fais pour moi ou pour les autres ; Je ne sais pas si c'est pour me rassurer ou pour rassurer les autres en fait. Parce que quoiqu'on puisse dire, des gens comme moi il en faut toujours.
Je sais en effet à quel point c'est valorisant de connaitre ce quelqu'un qui peu importe les circonstances, fera toujours pire que nous. Ça doit être réconfortant de pouvoir se dire qu'au pire des cas, ça sera toujours mieux que lui.
Mais de l'autre côté du lac ; Il faut aussi avouer que c'est toujours plus facile de s'accepter quand on se rend compte que personne ne s'attend à rien de votre part, parce que de toute façon ; vous serez toujours le dernier de la classe, le petit rigolo qui disparait une fois les études entamées. C'est tellement plus facile de vivre libre de tout jugement.
Et pour toutes ces raisons la, j'ai décidé d'être le pire cancre de tous les cancres. Pour vous et pour moi. Surtout pour moi en fait.
Mais avec Gabrielle ce n'est pas aussi recherché. Ce n'est pas de la comédie : C'est la vraie vie.

Alors je rigole doucement avec elle, parce qu'au fond de moi, secrètement, je me trouve vraiment marrant. Je la dévisage elle et ses yeux qui arrêtent de me fixer, préférant se perdre dans les pétales de mon bouquet cheap et je me demande presque pourquoi avant de me dire qu'après tout c'est normal. Gabrielle est une fille. Les filles parfois, ça devient bête avec un peu d'attention et un peu d'amour. Ou peut-être que comme Gabrielle est quelqu'un de bien ; C'est le geste qui l'a touché. Et donc par effet collatéral, les fleurs l'émeuvent.
Parfois je me dis que j'aurais dû être théoricien en physique quantique, avec la logique infaillible dont je suis armé.
Mais Gabrielle me rammène sur terre.

- Deviens pas trop gros quand même. Je voudrais pas avoir honte de traîner avec toi. Un garçon bête et obèse c'est peut-être un peu trop pour moi.

Je rigole doucement en levant les yeux au ciel qui est tapissé de nuages gris. C'est dommage que le temps soit moche. C'est contrariant en fait. Le vent me siffle un peu aux oreilles, la mer rugit de son agitation et le banc est toujours aussi inconfortable. Mais quand je pose mes yeux sur Gabrielle, mon regard s'attendrit de lui même. Je sens mes joues qui deviennent chaudes.
Soudainement je ne sais plus trop quoi faire. À vrai dire, on sort ensemble deuis quelques semaines et ça doit être bien la première fois qu'on est aussi proches depuis l'épisode du dimanche. En fait, je ne l'ai jamais embrassé pour de vrai Gabrielle. Je détourne précipitemment mon regard d'elle. Et si je savais rougir, je suis certain que j'aurai pris une teinte cramoisie. En lieu de quoi je me sens blémir légèrement. Et de plus, mes tripes se mettent à se nouer. Je l'observe désormais du coin de l'oeil.
La situation est devenue bizarre. Cependant Gabrielle n'a pas l'air de s'en rendre compte. Elle regarde toujours éperdument mes trois pauvres fleurs qui décidemment, n'ont pas fières allures.
Puis sans crier gare, elle lève les yeux. Je ne m'y étais pas préparé ; Mon estomac fait la toupie, je serre les poings.

- Qu'est-ce qu'on doit faire maintenant ? Est-ce qu'il faut jouer aux amoureux ? Tu pourrais me ramener un coquillage.

Je l'écoute incrédule. J'aurai ri, si elle n'avait pas eu l'air aussi sincère et si je ne me sentais pas aussi mal à l'aise. Je voudrais me ressaisir parce que mes pensées se mettent à partir en vrille. Je voudrais courrir, rire et être méprisant à la fois ; Ça ne m'arrive pas souvent, je suis d'habitude connecté à une seule fréquence qui ne varie jamais ; Aujourd'hui il ya beaucoup d'interférences vraisemblablement.
Je me pince les lèvres je l'observe du coin de l'oeil et cette fois ci ; Je peux voir qu'elle a l'air aussi à l'Ouest que moi. Et je rêve ou elle s'est mise à manger un pétale ?

- Je collectionne les coquillages.

Je sens mes tripes qui se dénouent, mon visage qui reprend des couleurs. Je rigole fort en me penchant tout près de Gabrielle. C'est bizarre que j'ai perdu mes moyens comme ça ; J'ai pourtant l'habitude des rencarts mais je dois être rouillé. Ou Gabrielle peut-être est différente. Je ne suis pas détaché d'elle comme avec les autres. C'est comme avec Jordan. Je respire le même air que Gabrielle.
Je retire doucement le pétale de sa bouche avec ma main droite. Je pourrai lui dire tellement de choses salaces, de plaisanteries mesquines mais je n'y pense même pas. En fait je ne pense pas ; Il ya mon coeur qui bat. Et j'embrasse Gabrielle pour la première fois je crois.
Quelques secondes hors du temps s'écoulent avant que je n'éloigne mon visage en souriant.
J'approche ma main de la sienne et je la relève tout en marchant vers la plage. Et le vent se met à souffler un peu moins fort, mais assez pour que nos cheveux voltigent de manière désordonnée.
On avance lentement, vers la mer. Nos mains sont entrelacées. Et soudainement j'ai envie de parler de moi. Sûrement parce que la plage, l'océan, c'est ma vie et mon enfance.

- Avant j'habitais à Huttington Beach,  j'ai passé la moitié de ma vie les pieds dans le sable.

Ma voix passe à peine au dessus du vent, je ne sais pas si elle m'entend, je l'espère en tout cas. Parce que je connais beaucoup de choses de Gabrielle mais je ne sais pas ce qu'elle sait de moi. À vrai dire, je pense lui avoir dit très peu de choses. Et je ne sais pas mais je voudrais qu'elle sache.

- Tu collectionnes quel genre de coquillages ?

Je me rapproche de la mer qui va et qui vient contre le rivage. Au loin les vagues hautes paraissent impressionnantes ; Mais l'objet de ma convoitise qui vient d'attirer mon attention est juste au bord. Je retrousse rapidement mon pantalon avant de mettre les mains dessus ; C'est vert et visqueux. Avec un sourire déviant je dissimule un bout d'algue en me retournant vers Gabrielle en m'approchant avec un air innocent

- Moi je collectionnais les algues.



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Gabrielle E. Larsen
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MessageSujet: Re: ON TIRE UN TRAIT ON COMMENCE À S'APPRIVOISER - larsen   Dim 29 Juin - 20:44

you're a sky full of stars, such a heavenly view

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Je pense que si Adam m'aime bien, c'est parce qu'il sent que j'ai besoin de lui. Ça a l'air d'être l'une de ces personnes. Vous savez. Ces personnes qui ont besoin qu'on ait besoin d'elles. Il dit que la vie ça se joue mais que ça se vit pas, il dit qu'il ne veut pas de responsabilités parce que les jeunes ne veulent jamais de responsabilités, mais je pense que si Adam m'aime bien, c'est parce qu'il aime se sentir utile. Il aime me regarder me noyer et se dire qu'il peut venir me sauver quand bon lui semble. Je me demande si moi, je serais capable de le sauver de la noyade, si j'en avais l'occasion. Rien que de le voir s'approcher de moi si près et de l'entendre rire si fort, ça me rend perplexe. Je ne sais pas si c'est le bon adjectif en fait, mais j'en trouve aucun autre. Aucun autre ne me vient, parce que mon esprit ne tourne plus rond, ne tourne plus du tout, et ma vie est tellement étrange à cette seconde précise que c'est comme si elle ne m'appartenait plus vraiment. Il ôte ce pétale de ma bouche, et pour un peu je le remercierai parce qu'en réalité si vous voulez savoir, il avait un goût infect, tellement infect que j'étais incapable de le recracher. Tellement infect que je ne pouvais plus m'en passer. C'est étrange comme on peut aimer ces choses qu'on déteste. On s'y accroche très fort pour ne pas voir le reste, pour ne pas avoir à affronter la suite. Les lèvres d'Adam sur les miennes semblent venir d'une autre planète. C'est de la haine ou de l'amour, expliquez-moi ? J'ai mon cœur qui bat, plus fort, et mon souffle qui s'accélère. C'est de la haine ou de l'amour. Il sourit. Peut-être que je le sauve déjà de la noyade, peut-être que je n'ai pas besoin de faire quoi que ce soit, peut-être qu'il me suffit juste d'être là. Peut-être. Il prend ma main et ça m'inquiète, parce que j'ai toujours peur d'avoir les mains moites. Si vous saviez le nombre de choses qui m'inquiètent ; c'est affolant. Vous aussi vous seriez affolé, à ma place, face à cette masse de choses. C'est noir et c'est gluant et c'est épais et honnêtement, ça fait flipper.

- Avant j'habitais à Huttington Beach,  j'ai passé la moitié de ma vie les pieds dans le sable.

Mes cheveux doivent être emmêlés, le vent hurle dans nos oreilles. Il hurle, il crie, et j'aime bien en fait. C'est comme s'il criait à ma place. Adam habitait à Huttington Beach, c'est bien aussi, mais j'ai juste pas la moindre idée d'où ça peut être. A part Londres, sa banlieue, et la mer un peu au sud où on allait parfois avec Noah, je connais pas grand chose du monde. Avant, tout me paraissait étriqué, un espace clôt sans aucun échappatoire. Avant je ne savais pas qu'il existait quelqu'un, qu'il s'appelait Adam, et qu'il habitait à Huttington Beach. Pendant que j'achetais un paquet de nouilles, il devait se promener sous le soleil. C'est dingue la vie parfois. J'aimerais bien qu'il me raconte encore. Autre chose. Que pouvait-il bien se passer ailleurs, autre part, pendant que moi j'étais là ? Que faisait-il. C'est intriguant.

- Tu collectionnes quel genre de coquillages ?

Il y a la mer maintenant, tout près, qui se gonfle, fière comme un paon. J'aimerais lui dire qu'elle a pas de quoi être fière. Au fond elle fait rien de sa vie, à part avancer et reculer, tout le temps. Ça doit être ennuyeux à mourir. C'est ennuyeux à mourir. Je sais. Je fais exactement pareil. J'avance, je recule, et je recommence.

- N'importe lesquels.

N'importe quel coquillage, pourvu qu'il soit sous mes yeux.

- Moi je collectionnais les algues.

Quoi ? N'importe quoi. Il faudrait être complètement débile pour collectionner un truc pareil, et même si parfois je me pose des questions sur le potentiel intellectuel de Richmond, il faut pas exagérer. Il me ment, je sais qu'il me ment, ça m'énerve qu'il me mente, c'est même pas amusant. Lui, il doit se trouver drôle, ça s'entend dans sa voix qu'il se sent hilarant. Quel débile. Je lève un regard à la limite du dédaigneux vers lui. Et puis mes yeux se baissent sur son pantalon retroussé, comme on faisait avec Noah pour aller pêcher des crevettes. Les crevettes ça me faisait peur, un peu comme les fourmis, parce que ça bougeait dans tous les sens et elles étaient totalement imprévisibles, vous comprenez ? Et puis après. Après je remarque. Cette chose verte et gluante qui se balance maintenant à quelques centimètres de mon nez. Pendant approximativement un tiers de seconde, j'ai l'impression de mourir. Le tiers de seconde d'après je hurle plus fort que le vent, tellement fort que même les mecs qui se promènent sur la lune ont dû m'entendre. Un dernier tiers de seconde, et j'ai les fesses dans l'eau, et c'est mortellement froid. Quelle débile.

Je sais pas si je suis censée pleurer ou éclater de rire. Je me sens perplexe. Non c'est pas le bon adjectif. Je me sens choquée. Les vagues continuent de déferler, minuscules, sur moi. L'écume et le sel ruinent mon jean. Il fait froid, il fait vraiment froid, vous ne devez pas savoir à quel point il fait froid dans l'eau, dans la mer, dans la mer de l'océan, en février.

- Je te déteste.

Mes yeux se plantent dans les siens, à un mètre cinquante de là. Je sens que je vais rire avant même de rire vraiment, parce que je me sens tellement stupide, et c'est tellement idiot. J'ai mis un temps infini à me préparer ce matin. Pour me coiffer, pour savoir quoi mettre, pour être absolument parfaite. Ça ne servait à rien. De toute façon Adam, il fout toujours tout en l'air. Quoique je fasse, quels que soient mes efforts. Il fout tout en l'air. Je lui mets un coup dans le genou, parce que de toute façon c'est le seul endroit que j'arrive à atteindre. Je le regarde tomber à son tour, c'est tant mieux. Qu'il souffre, lui aussi ! Et ça me fait rire. Bordel, ça me fait rire, c'est comme si j'allais jamais m'arrêter de rire. Peut-être que je ne vais jamais m'arrêter. J'aimerais bien ne jamais m'arrêter. Je lui balance le bout d'algue à côté de moi en plein dans la tête et ça me fait encore plus rire. J'ai l'impression d'avoir quatre ans et de découvrir la plage et de ne  plus savoir tenir debout.

- Je te déteste, trouve-moi un coquillage pour te faire pardonner ! Maintenant !

Mes chaussures sont pleines d'eau, et c'est froid entre mes orteils. Adam, tu es si infect que je ne peux plus me passer de toi. Alors fais quelque chose maintenant.
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Adam Richmond
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MessageSujet: Re: ON TIRE UN TRAIT ON COMMENCE À S'APPRIVOISER - larsen   Lun 25 Aoû - 9:22


CRYING OUT FOR ATTENTION.


Il y a ce concept intéressant qui existe pour tester la réactivité nerveuse d’un individu. Vous le connaissez surement tous déjà, comme quand en allant au médecin celui-ci vous donne un léger coup de marteau au niveau de la rotule, alors s’ensuit un mouvement réflexe. Alors quand Gabrielle après avoir chuté dans l’eau à la vue des algues que j’avais agitées sous ses yeux, me gratifie d’un généreux coup de pied au genou, je chute moi aussi.
C’est un vrai rire qui déforme mes poumons, j’en pleure et j’ai du mal à respirer tellement je rigole. En face pas très loin de moi, Gabrielle ses cheveux dans le vent, s’esclaffe aussi ses yeux légèrement plissés par le rire qui nous traverse tous les deux. De loin, on doit ressembler à deux gros gamins un peu débiles.
Je continue à rire, jusqu’à ce que Gabrielle ne me lance en pleine figure, l’algue coupable de la situation. Celle-ci s’étale sur mon visage en étoile de mer. Sa composition visqueuse lance un vent de panique en moi ; J’imagine l’avalanche de boutons qu’elle pourrait déclencher et je la retire aussitôt de mon visage. En face Gabrielle rit de plus belle, tandis que la fixe moi, les yeux encore irrités par les fibres algueuses que j’ai reçu.
Entre deux rires elle parvient finalement à s’exprimer.

- Je te déteste, trouve-moi un coquillage pour te faire pardonner ! Maintenant !

Je lui lance un regard désagréable et je tends ma main à côté de moi. Je referme ma main sur une généreuse poignée de sable mouillé et dégoutant. Un instant j’arrête de froncer les sourcils et en m’efforçant de sourire je dis ;

- Tout de suite madâââme.

Et l’instant d’après je lui ai lancé ma poignée de sable ; L’inconvénient du sable d’ailleurs, c’est que c’est mieux de faire une boule avec avant de la lancer. Sinon il s’éparpille dans l’air et les dégâts collatéraux sont inévitables. Alors autant dire que je n’ai pas QUE touché le torse de Gabrielle que je visais, mais aussi son visage, ses cheveux et elle en a vraiment beaucoup sur le nez.
Cette fois mon rire n’éclate pas, il m’étouffe et l’air qui s’échappe fait des bruits immondes mais j’aurai pu rire comme  ça tout l’après-midi.
Culpabilisant un peu tout de même je m’approche tout près de Gabrielle et je lui enlève le sable de son visage en répétant ''désolé '' et en m’efforçant de le paraitre

- Tu en as un peu dans les cheveux par contre, désolé, je marmonne parce que je commence à me sentir vraiment coupable.

En plus le vent qui souffle de plus en plus fort, me donne l’impression d’avoir froid comme mes jambes sont mouillées et que mes pieds qui font trempette depuis tout-à-l ‘heure, sont dans une mer dont la température est loin d’être optimale.
Il y aurait des millions de raisons qui auraient dû me mettre de mauvaise humeur en ce moment. Mais du fond de moi je sens que je suis heureux. Alors je regarde Gabrielle avec un petit sourire triste.

- C’est déprimant, mais je crois que je commence à t’aimer.

J'ai un autre concept. Quand vous commencez à aimer quelqu'un pour de vrai, les défauts de cette personne tendent à disparaitre, voir à carrément devenir des qualités tant au niveau physique que spirituel. Mais dans ce cas la, en regardant le visage de Gabrielle je me dis qu'elle est atrocement belle, alors je me mets à sourire bêtement. En vrai je n'avais jamais trop pris le temps de la regarder. Maintenant je ne sais pas si je vais pouvoir m'en passer.


JE METTRAIS UNE IMAGE PLUS TARD. J'AI RÉPONDU C'EST DEJA BIEN. (jtm)
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Gabrielle E. Larsen
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MessageSujet: Re: ON TIRE UN TRAIT ON COMMENCE À S'APPRIVOISER - larsen   Sam 13 Sep - 22:15

i've made myself so sick

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Ce garçon prend parfois un accent infiniment agaçant quand il me parle, un accent qui me montre à quel point je suis ridicule et que j'ai toujours détesté. Mais aujourd'hui, fait  incroyable, je le trouve presque supportable. La vie paraît légère, insoutenablement légère, comme jamais elle ne l'a été. J'ai passé mon existence entière à me trouver pesante, trop lourde, envahissante ; j'ai passé absolument toute mon existence à me dire que tout ce que je voulais, c'était disparaître. Et puis d'un coup, je vis et j'existe et ça ne me demande plus le moindre effort, à tel point que je me demande s'il n'y a pas quelque chose d'anormalement irréel sur cette île. Peut-être que je suis déjà morte, peut-être que je suis morte le jour où j'ai ouvert cette lettre, où j'ai composé ce numéro de téléphone.
Presque supportable, son intonation, disais-je.
Oubliez ce que j'ai dit.
Adam est la personne la plus insupportable de cette planète.

Je le hais, je l'ai toujours haï et je le haïrai toujours. Ce sable dans mes yeux, dans mon nez, dans ma bouche, chaque grain de sable me rappelle davantage pourquoi j'ai passé tant de mois à l'éviter à travers tous les couloirs de cette putain d'académie. Je frotte mes paupières pour le voir rire à s'en étouffer. On dirait qu'il va mourir. Je voudrais qu'il meurt. Honnêtement, je vais l'égorger là tout de suite et je suis certaine qu'il ne manquera à personne parce que je ne vois vraiment pas qui pourrait regretter un mec aussi irrémédiablement insipide. Il s'approche trop près et il époussette mon visage avec le dos de sa main trop froide et il me souffle peut-être dix fois qu'il est désolé. Mais il a ce petit sourire aux coins des lèvres qui ne tromperait même pas une gamine de six ans. Il a ce petit sourire que je rêverais d'exterminer, il a ce petit sourire qui me rend toute chose tant bien même j'ai ce foutu sable partout sur mes joues.

- Tu en as un peu dans les cheveux par contre, désolé.

Et on dirait presque qu'il l'est. Désolé. Je pourrais presque imaginer qu'il s'excuse vraiment, que c'est réel, qu'il a cessé de mentir alors qu'au fond je suis sûre qu'il ment, qu'il ment tout le temps, toute sa vie, encore et encore comme si c'était un jeu amusant , comme s'il n'y avait rien d'autre à faire pour mettre des couleurs dans sa vie, comme s'il n'y avait que ça pour ne pas mourir d'ennui sur cette Terre.

- C’est déprimant, mais je crois que je commence à t’aimer.

Je suis sûre qu'il ment. Il a encore ce drôle de sourire dessiné sur ses lèvres. Et puis ce n'était pas dans le contrat, de tomber amoureux, moi je n'ai pas signé pour ça, je sais, moi j'ai signé pour. Pour quelque chose de différent. Je ne sais pas. Quelque chose de moins dangereux, de plus simple, quelque chose qui n'aurait pas la prétention de s'appeler « amour ». C'est prétentieux l'amour. Ça te donne l'impression d'être heureux. C'est ce qu'ils disaient dans les films, au cinéma, quand j'y allais encore avec Noah.

- Je suis sûre que tu mens.

En fait non. Je ne suis sûre de rien. Je ne sais jamais rien. La seule chose dont je suis certaine, c'est que ce sable dans mes cheveux ne partira jamais au premier lavage. Ah, et puis je suis certaine que ce visage proche du mien est devenu différent depuis quelques semaines. Je peux pas tellement l'expliquer. C'est le même mais il est différent. Il m’apparaît différent. Des fois j'y pense et je souris et les gens me sourient en retour alors que je ne leur ai rien demandé alors j'arrête de sourire. Des fois ça me rend triste, ça me donne envie de retourner me coucher et de ne plus jamais sortir de sous les couvertures pour ne plus jamais avoir à penser à ce visage. C'est. Comment il dit ? Déprimant. Vraiment infiniment déprimant.

- Mais je crois que moi aussi en fait.

C'est prétentieux l'amour. Ça s'impose à toi, ça te donne l'impression d'être heureux, et au final ça te gonfle tellement le cœur que tu en crèves.
Pétasse.
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Adam Richmond
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MessageSujet: Re: ON TIRE UN TRAIT ON COMMENCE À S'APPRIVOISER - larsen   Dim 22 Fév - 21:33


NOW OR NEVER.


Quand mon regard plonge dans celui de Gabrielle le temps cesse d'exister. Tout se fige  ; son demi-sourire, son regard intense, mon coeur, mes mains tremblantes , l'oiseau volant au dessus de nous, les vagues s'écrasant à nos jambes, notre bonheur niais, maladroitement dissimulé. L'instant est devenu infini, il est presque parfait. Je crois qu'on ressemble à la photographie encadrée au dessus du canapé de notre salon, sur laquelle on voit ma mère et mon père le jour de leurs marriages, quand maman avait encore l'air d'être heureuse et que papa avait encore à peu près la tête appropriéee pour pouvoir se comporter de manière immature en toute impunité. Pas comme aujourd'hui ou à cinquante ans il imite encore la voix de Dark Vador de manière journalière, ça craint.

Du coup je comprends ma mère et son air blasé.

Mais je comprends encore mieux mon père.

Le temps est inexorable, inépuisable, il nous guette, nous surveille et chaque jour il gagne un peu de terrain. Au final personne n'est assez vif, personne n'est assez rapide pour lui échapper. Au final, un jour, on va tous mourir.
Mais quand je vois Gabrielle, la, sagement posée devant moi avec un air si ingénu, je me dis que ce n'est pas si grave que ça. Je me dis que c'est un fait et que donc ça ne sert à rien de lutter. Le visage de Gabrielle si serein, me rassure à vrai dire. On ne dirait pas mais vivre m'angoisse parfois, voir souvent. Si je cherche la simplicité c'est parce que les complications m'effraient et si je m'y empêtre le temps auquel j'essaie d'échapper, gagnera encore du terrain. Et même si c'est une course perdue à l'avance j'ai décidé de faire comme papa. Je pédale à reculons comme je n'ai pas le courage de faire l'inverse.

Le temps reprends quand Gabrielle m'annonce qu'elle pense m'aimer.
Elle m'arrache un énième sourire. Au milieu d'une plage paumée, du vent qui souffle furieusement et d'un soleil éperdument caché, je sens une joie furieuse érupter du fond de mon corps. Je tremble, non plus de froid, mais d'un bonheur inconnu et je ne comprends pas pourquoi. Mais allègre je me mets à rire en rejetant la tête en arrière.

Je n'avais jamais connu un plaisir aussi brut, aussi sauvage. Et je me releve péniblement de cette boue sableuse dans laquelle j'étais. Un instant mon ombre s'étale au dessus d'elle. Elle est plutot grande mais je le suis d'avantage. Et je souris alors que ma main s'étire vers elle pour l'aider à se releve.

Ca fait longtemps que je n'ai pas été aussi heureux qu'aujourd'hui. Il fallait avouer que cette ile m'avait plus semblé être une prison qu'autre chose. Aujourd'hui je lui découvre une touche de magie, insoupçonnée, au milieu d'un décor qui ne s'y prête pas au premier coup d'oeil. Sacrée plage, sacrée Saint-Valentin.

- Tu deviens niaise Larsen, c'est fou.

Je souris encore et j'essaie de me donner cet air de fripouille en lui faisant un clin d'oeil.

- Je pourrais te briser le coeur tu sais. On m'appelait Don Juan, fut-il un temps.. Et sinon je commence à avoir froid, ça te dit un film avec des tripes et du sang ?



( aucune image ne peut représenter la puissance émotive de ma réponse, du coup je m'en passe lol. )
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Gabrielle E. Larsen
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MessageSujet: Re: ON TIRE UN TRAIT ON COMMENCE À S'APPRIVOISER - larsen   Mer 12 Aoû - 21:20

you say you think we are the best thing

- Tu deviens niaise Larsen, c'est fou.

Je n'étais pas niaise.
Quand j'étais enfant, je veux  dire. Je n'étais pas niaise. N'allez pas penser que j'étais niaise, j'étais à cent mille lieues de là, cent mille heures de routes caillouteuses. Mais quand, parfois, en triant le courrier, je m'imaginais un premier rendez-vous romantique, je n'imaginais pas ça. Je m'imaginais ce que l'on peut voir à la télévision, les roses par milliers, le soleil ou bien les chandelles, de beaux habits, de grands sourires. Je suis d'accord, ça donne plutôt envie de gerber. Pourtant je l'imaginais comme ça. Je ne comprends pas. C'était quelque chose d'un peu exceptionnel je crois. Oui, voilà, c'est sans doute l'élément à retenir. L'exception.

Puis-je penser que ma journée est exceptionnelle ?

- Je pourrais te briser le coeur tu sais. On m'appelait Don Juan, fut-il un temps.. Et sinon je commence à avoir froid, ça te dit un film avec des tripes et du sang ?  
C'est une journée venteuse – c'est le moins qu'on puisse dire, je ne crois pas que le bord de mer arrange notre affaire – un peu triste sans doute. Je ne me sens pas triste. Je ne me sens pas d'humeur à me torturer l'esprit face aux photos des tailles mannequin. C'est sans doute sa tête d'idiot. Son sourire idiot et son clin d’œil niais. C'est lui qui est niais, et qui me contamine avec sa niaiserie. Je n'y suis pour rien. Je n'ai rien à voir avec cet écœurement amoureux. Je n'ai pas changé, je suis la même. Indubitablement. Ça ne peut pas être autrement. Je ne veux pas changer. Je ne veux pas voir le temps avancer et détruire ce que je suis, détruire mon visage, détruire mes pensées, me réduisant à un habitat sur le canapé. Je ne veux pas finir comme maman. Je ne suis pas elle, je ne deviendrais pas elle. Je suis génétiquement moi, tout en étant un peu génétiquement elle, mais je suis tout de même moi. J'aimerais m'en souvenir toute ma vie. J'aimerais que ce moi de seize ans existe encore le jour où le génétiquement elle me rattrapera. J'aimerais me sauver un peu. Puis-je penser que ma journée est exceptionnelle ? J'ai encore seize ans, et je suis avec ce garçon stupide qui pense me briser le cœur. Je l'aime un peu trop. Cette journée doit décidément être exceptionnelle.
Tout finit toujours par s'expliquer.

- Je devrais m'en sortir. Si tu me brises le cœur tu pourrais toujours le regretter, ça serait ma petite vengeance personnelle.

Il y a sa main tendue devant mes yeux. Si je décide de ne pas la prendre, il est censé m'en vouloir ? Je la prends dans le doute. Je continue à penser que j'aurais pu me relever toute seule. J'aurais pu ne pas avoir besoin de lui. Il ne m'est pas indispensable. Je peux vivre toute seule. J'ai déjà vécu seule. S'il me laisse un jour, s'il m'abandonne, s'il décide qu'une petite blonde est bien mieux qu'une grande brune, ça ira.
C'est comme si ça n'allait déjà pas.
Je vais finir comme maman. Je vais regarder mon amour filer, et me laisser dépérir dans un canapé. C'est pathétique. C'est génétique. Et ce n'est pas comme si j'allais pouvoir le retenir.

J'ai du sable collé sur mon jean. Je déteste la plage, parce que je déteste avoir du sable collé sur moi. Ça me stresse. Et j'ai mes chaussures toujours trempées. Ça me stresse aussi. Mes cheveux sont emmêlés. J'ai mis tant de temps à les coiffer ce matin. Je ne veux pas que quelqu'un me voit comme ça. Adam c'est déjà suffisant. Je ne veux pas. Ma journée doit rester exceptionnelle. Elle ne peut pas rester exceptionnelle si tout le monde pose son regard sur moi, si tout le monde me dévisage, si tout le monde se moque.

- Quand tu dis que tu veux aller voir un film, tu parles du cinéma ? Je ne peux pas aller au cinéma.

Si je lui dis que je me trouve affreuse, il va se moquer lui aussi.
Je ne veux pas qu'il se moque.

- Les tripes et le sang, ça me va parfaitement, mais si on utilise la télé dans ma chambre ça te va ? Je ne me sens pas bien avec tout ce vent.

Je me sens aussi niaise que possible. Pourquoi est-ce que je ne peux pas simplement ne pas être niaise. Je ne suis pas niaise.

- J'ai tous les Saw au fond de mon placard.

Et puis je commence à me demander si ma chambre est bien rangée, et c'est encore pire que d'aller au cinéma avec un jean plein de sable.
Je ne suis pas niaise.
Je suis génétiquement instable.
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Adam Richmond
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MessageSujet: Re: ON TIRE UN TRAIT ON COMMENCE À S'APPRIVOISER - larsen   Mar 10 Jan - 10:10


IS IT LOVE OR IS IT A GAME.

Je me tais soudainement car ma gorge s’est un peu serré en me rendant compte de tout ce que j’ai fait, lorsqu’elle me prend la main et quand elle répond en me disant que peut-être je regretterais.
Ma plaisanterie n’en était pas vraiment une je m’en rends compte maintenant. C’est plutôt vrai d’ailleurs que dans les trucs comme ça, les faux-avertissements qu’on lance avec un air de rien et un air insouciant, on dissimule toujours une part de vérité. Que l’on se rende compte ou non.
J’ai toujours été un mec à filles.
Des blondes, des brunes, des rousses, j’en ai vues des tas et des tas défiler. Des petites, des grandes, des bonnes ou des planches à pain ; Mon palmares d’amourettes est la raison de mon surnom. Je ne plaisantais pas un seul instant en le lui disant.
Mais j’ai jamais été le premier de quelqu’un car il y a trop de responsabilités. Le poids est bien trop grand et c’est quelque chose que je ne sais pas assumer parce que je ne le veux pas.
Je suis de ces gamins, de ces adolescents qui rient à la face du monde en courant les bras ballants. De ces brises soudaines dont le souffle vient vous emporter soudainement avant de mourir soudainement. Et j’ai peur qu’on m’enchaine et qu’on me ligote alors que je rêve seulement de liberté.
Je suis de ces gars paumés qui ne savent jamais trop ce qu’ils veulent mais qui pensent toujours pourquoi pas en lançant une pièce en l’air avec un sourire goguenard.
Alors, je voudrais presque faire un retour en arrière et dire à Gabrielle de s’arrêter. De me gifler fort, fort, fort. Et qu’on s’arrête, là, tout de suite, maintenant. Parce que je ne sais pas vraiment ce que je veux et ce que je fais là. Je ne sais pas quand le plaisir s’arrêtera, quand la flamme s’éteindra mais je sais que ça finira par arriver. Ca finit toujours par arriver.
Gabrielle était un sale caprice et je sais que mon cœur, ce salaud, peut se lasser d’elle demain si ça se trouve. J’en sais rien de quand et même si c’est certain en fait, mais je me connais bien assez pour crier à Gabrielle de se méfier.
Car je m’en fous au fond, vous savez. Je m’appelle Adam et j’en ai rien à péter au fond, de savoir de quoi ce monde est fait et quelles sont les sales gueules qui nous dirigent ; Votre pauvre gosse qui meurt de faim en Afrique ne me touche pas car cinq secondes plus tard je l’ai oublié. Et ma vie c’est le même délire. Que ce soit mes notes, mon avenir, mes potes ; Au fond vous savez, je m’en fous complètement.
Mais j’ai peur là. Gabrielle, je voudrais lui dire de se méfier car elle ne sait pas ce qui l’attend peut-être ; A la maison on me confie jamais rien de précieux parce que je ne sais pas m’en occuper. Et là je lui ai demandé son cœur, sa tête mais au final, je sais pas vraiment si je saurais en prendre soin. Il y a d’avantage de chance pour que je saccage tout ce qui se trouve dedans et que je les écorche avant de me retrouver devant elle, comme un gros nigaud et de simplement dire désolé.
Avant de partir le lendemain. Et de l’oublier le surlendemain.
Le vent continue à hurler sur nous et nos vêtements trempées. J’ai encore froid et Gabrielle, je l’imagine à présent gelée.
Elle ne laisse rien paraître pourtant alors qu’elle fait un rebond sur ma proposition et un rire bref me vient. J’écarte une de ses mèches brunes mouillées avant de lui répondre.

- Je savais que tu aimais les trucs glauques Gab. Et je dirais bien pourquoi pas mais j’ai pas trop envie de tomber sur une petite culotte oubliée.

En vrai, c’est juste que je ne me sens jamais à l’aise dans l’intimité des gens. Il y a quelque chose de dérangeant je trouve à être dans une chambre qui n’est pas la sienne. On a l’impression d’y voir l’univers mental modélisé de son propriétaire et moi ça me fait peur. J’ai déjà du mal avec ce qu’il y a dans ma tête donc je préfère ne pas voir ce qu’il y a dans celle des autres. Surtout des filles. Surtout dans ma copine.
Mais l’inverse n’est pas vrai ; Gabrielle peut venir et je n’en aurais rien à faire car à part des clopes, de la MJ, et des comics entassés un peu partout je n’ai rien dans ma chambre. Aucun objet de valeur, ni rien qui me tient à cœur parce que j’ai jamais eu vraiment besoin d’accumuler les trucs sentimentaux.

- Viens chez-moi si tu veux. Il y a des doritos et des pop-corns ! Un tas de trucs qui vont faire grossir mais c’est pas grave parce que si tu prends un peu de poids je n’aurai plus peur que tu t’envoles.

Je regarde Gabrielle et je souris. C’est vrai ce que je dis. Elle est vraiment très maigre et elle donne un sens presque littéral à l’expression la peau sur les os.

- Mais on peut passer par chez toi récupérer les Saw avant ? Parce que je n’ai plus d’ordi donc plus accès à tous mes films glorieusement piratés.

Et par pitié qu’elle ne me demande pas ce que j’ai fait de mon laptop. J’aurai du mal à expliquer qu’il a passé la fenêtre sans réussir à s’envoler, quand je me suis souvenu de Jordan l’autre jour.
Je suis un connard.

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