AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 et mes rêves s'accrochent à tes phalanges ▇ tony

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Avery C. Standford
Ecume
avatar

Messages : 347
Date d'inscription : 16/10/2012
Âge du personnage : dix NEUF ans
Section : écume
Classe : h

MessageSujet: et mes rêves s'accrochent à tes phalanges ▇ tony   Dim 29 Déc - 23:40

REGARDE IL GÈLE, LÀ, SOUS MES YEUX, DES STALACTITES RÊVENT TROP VIEUX.
Sur le plafond sombre dont les limites s'étaient perdues dans l'obscurité scintillaient, brillaient un million de petites lumières, des toutes petites qu'on voyait à peine, toutes tremblantes à côté des plus grosses qui illuminaient les yeux foncés de l'adolescente d'une centaine de petites lueurs. Elle était profondément enfoncée dans son siège, les jambes repliées sur son torse, les mains dans la poche kangourou de son pull un peu trop grand et les yeux dépassant de son écharpe en laine envolés entre les étoiles. Elle était là comme une gamine un peu perdue qui avait oublié le chemin de la maison, enroulée sur elle-même pour ne plus entendre ce vilain monde qui grondait dehors, sur le point de la happer entre ses crocs, parce qu'elle ne savait plus bien où elle était à en avoir oublié même son propre nom.

Une perle de cristal au goût de mer s'était échappée de ses yeux troubles pour rouler jusqu'à la colline tendre que formait sa pommette rose au son de la petit musique qu'on passait en demi-teinte pour remplir le silence. Avery ne savait pas depuis combien de temps elle entendait ces mêmes notes se répéter en boucle, inlassablement, si cela faisait un quart de seconde ou bien un quart de siècle qu'elle avait quitté la rue balayée par le glacé vent d'hiver, ça aussi elle l'avait oublié à l'instant où elle avait refermé la porte derrière elle. Elle l'avait oublié comme les baisers mordants du froid à travers ses vêtements, tout contre sa peau, comme le ciel bleu sans nuages, comme les rires dans son dos.

Elle s'était dit que ce serait bien si elle pouvait rester ainsi toute la vie, toute l'éternité, à ne plus savoir quel mois on était, si elle pouvait barricader la porte et rester coincée dans le temps pour ne plus penser. Pour se perdre entre ces milliers de petits cristaux trois mètres au-dessus d'elle mais, comme à des milliers de kilomètres. Alors elle se ferait astronaute pour explorer chacun de ces fragments dans sa fusée étoile et elle connaîtrait les confins de l'Univers, ceux-là même dont on ne revient jamais parce si on en revient, tout ce qu'on a connu s'est déjà envolé sans nous attendre, en nous laissant seul sur le quai des tristes. Et peut-être qu'alors, les années lumières auront enfin effacé sa tête puis, son cœur. Oh, ce serait bien de ne plus savoir : il n'y aurait plus de petite fille à la robe bleu, plus de petit garçon du bac à sable et plus de petit ange au sourire trop tendre. Il n'y aurait plus que le vide.

Le vide comme elle. Parce qu'il n'y avait plus rien maintenant, plus rien qu'elle éperdue dans l'infinité du monde, cachant ses larmes derrière des sourires un peu tordus et peu vaillants. Av, elle ne pouvait rien dire, elle avait les mains dans le dos et la bouche liée. Elle aurait voulu appeler la maison et fondre en larmes dans le combiné à la minute où sa mère décrocherait, tout lui raconter, absolument tout ce qui lui pesait sur le cœur; elle aurait voulu toquer à la porte de quelqu'un, n'importe qui, et savoir qu'elle pourrait tout déverser entre ses bras; elle aurait voulu quelques mots réconfortants pour lui dire que ça irait, que les peines de cœur ça se guérit même si ça parait insurmontable, le bout du bout du monde. Mais, Avery, à qui pouvait-elle le dire ? Parce qu'un mot et tout se casserait la gueule, tout partirait en vrille.

Sidney appartenait à Effie. Effie appartenait à Sidney. A la vie, à la mort, à jamais et c'était mieux ainsi. C'était la fin heureuse qu'il ne fallait pas gâcher, à en étouffer les secrets pour ensevelir la réalité. C'était ça le bonheur Avery, le bonheur qui fait des papillons dans le ventre.


    Erm well. Coucou c'est c'est déprimant, peut-être trop en fait ;w;
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tony Ruiz
Ecume
avatar

Messages : 440
Date d'inscription : 22/12/2013
Age : 21

MessageSujet: Re: et mes rêves s'accrochent à tes phalanges ▇ tony   Lun 30 Déc - 10:44





C'était joli, le ciel, la nuit, quand il se pare d'étoiles. Ces points de lumières qui crevaient la toile d'encre noire, trop lisse, trop vide. Tony les connaissait, les étoiles. Il les connaissait par leur prénom, même, savaient où elles devaient apparaître, et quel jour. Il avait lu ça dans un livre. Un truc bien niais, plein de superstitions, de foutaises sur les signes astrologiques et les alignements de planètes. Il aurait jamais avoué tout ça, bien sûr, c'était complètement stupide et ça dégoulinait la guimauve pas virile. Il aurait bien aimé s'allonger un jour sur une colline, sur de l'herbe froide, et regarder pendant des heures les étoiles. Là où il vivait, avant, on ne pouvait même pas voir le ciel. Et quand on le voyait, pas d'étoiles. La pollution lumineuse, il paraît. Trop de lampadaires, trop de néons publicitaires, trop de panneaux lumineux occupés à vanter une dernière marque de crème solaire pour laisser le temps aux gens de lever les yeux plus haut que les immeubles.

Ce jour là, il ne voulait pas travailler. Il ne voulait pas sortir. Il ne voulait pas dormir, ni manger, ni courir, ni parler, ni lire, ni rien faire d'autre que regarder les étoiles. Alors il avait attendu que personne ne le regarde, et il était monté au deuxième étage, traversé des couloirs vides jusqu'au planétarium. Souvent, il n'y avait personne, alors il se foutait sur un siège, mettait ses pieds sur celui de devant, et restait là jusqu'à ce que ses yeux fassent mine de se fermer.
Il poussa la porte, doucement, jeta un œil. Il n'y avait personne. Ou plutôt, si. Il y avait quelqu'un, qu'il mit quelques secondes à reconnaître. Standford. Une tête rousse perdue au milieu des étoiles. Il s’apprêta à refermer la porte et à repartir, en la maudissant un peu, pour la forme, et à revenir plus tard, ce soir peut-être ? Mais avant que ses doigts lâchent la poignée, il se figea.

Quelque chose brillait sur son visage. Un petit morceau d'étoile qui venait se perdre et rouler sur ses joues. Il hésita. Il hésita environ un quart de seconde. La porte se referma, mais derrière lui, alors qu'il entrait sous le dôme étoilé, et se dirigeait directement vers Avery, sans avoir la moindre putain d'idée de ce qu'il pourrait bien dire pour justifier sa présence.
Il s'assit sur le siège à côté. Ne dit rien pendant dix, vingt secondes. Il cherchait une étoile.

« Eh, Standford. C'est quoi ton signe astrologique ? »

Il ne la regardait même pas.



Dernière édition par Tony Ruiz le Ven 24 Oct - 10:12, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Avery C. Standford
Ecume
avatar

Messages : 347
Date d'inscription : 16/10/2012
Âge du personnage : dix NEUF ans
Section : écume
Classe : h

MessageSujet: Re: et mes rêves s'accrochent à tes phalanges ▇ tony   Lun 30 Déc - 12:22

YOU BOUGHT A STAR IN THE SKY TONIGHT BECAUSE YOU LIFE IS DARK AND IT NEEDS SOME LIGHT.
La porte claqua, brisant la monotonie du fond sonore et Tony Ruiz se retrouva à côté d'elle, presque comme par magie. Avery s'essuya rapidement les yeux d'un coup de manche, eut un léger reniflement et se laissa s'enfoncer un peu plus dans son écharpe, le rouges aux joues, la honte au cœur. De tous les jours, de toutes les heures, il avait fallu que le garçon choisisse cet instant pour venir compter les étoiles et pire encore, qu'il choisisse de s'asseoir précisément à côté d'elle. Elle le connaissait à peine mais, cela avait suffi pour qu'elle comprenne que l'adolescent était loin de l'apprécier et la cadette Standford n'avait jamais cherché à ce que cela change. Parce que c'était Tony, celui qui avait toujours des écorchures sur ses jointures et la mine comme sur le point de partir en guerre contre le monde.

Et Tony, il avait un air à tout casser entre ses doigts.

« Eh, Standford. C'est quoi ton signe astrologique ? » L'adolescente releva les yeux sur l'intéressée, cherchant l'erreur dans l'équation, le cadeau piégé dans l'histoire, la pièce manquant dans le puzzle. Il ne la regardait pas, les yeux parcourant l'infinité sombre. Elle resta là, quelques secondes, la bouche entrouverte d'hébétude, les yeux cherchant une réponse, un indice, sans comprendre. Et puis, Av avait reporté son regard sur la voûte céleste, elle avait posé les armes parce qu'elle était fatiguée de chercher, d'attendre, de ne plus rien comprendre. Elle était fatiguée d'essayer de se cacher derrière un petit sourire pas droit, de faire comme si elle pouvait être forte alors que ses jambes tremblaient plus fort que des feuilles.

« Cancer...je crois. » souffla-t-elle, la voix branlante au fond de la gorge. Sidney était poisson, elle se souvenait maintenant qu'une fois, elle avait absolument tenu à lire son horoscope avant leurs examens de fin d'année parce qu'elle avait peur qu'ils ne passent pas l'année, ensemble. Ils avaient quoi ? Peut-être quatorze ans, quelque chose comme ça et Sid était déjà le centre de sa vie.

« Mais, j'y connais rien en étoiles moi...» Probablement que lui non plus d'ailleurs. Qu'est-ce que la petite brute de leur année pouvait bien en avoir à faire des planètes et des étoiles au fond ? Qu'est-ce qu'il faisait là, tout court ? Et elle ? Le petit garçon au visage écorché et la petite fille à la robe bleue, tous les deux à se rêver astronautes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tony Ruiz
Ecume
avatar

Messages : 440
Date d'inscription : 22/12/2013
Age : 21

MessageSujet: Re: et mes rêves s'accrochent à tes phalanges ▇ tony   Lun 30 Déc - 13:00





Elle séchait ses larmes, Avery, elle ne voulait pas que Tony la voit pleurer. Tony, cette brute qui détestait tout le monde et surtout elle. Il se sentit bizarre, d'un coup. Comme si il venait de se rappeler qu'il ne l'aimait pas, et qu'il n'était pas là pour venir panser ses gros chagrins ou lui lire son horoscope. Se rappeler qu'Avery Standford était le grain de sable dans l'engrenage, la raison pour laquelle Effie ne pourrait pas être heureuse toute sa vie dans les bras de ce crétin de Carter. Mais là, en voyant le visage d'Avery disparaître dans son écharpe, il ne pouvait pas la blâmer pour quoi que ce soit.

« Cancer...je crois. »

Ça se sentait dans sa voix qu'elle avait pleuré. Elle avait la voix de quelqu'un qui laisse tomber. Quitte à faire la conversation à quelqu'un comme lui.

« Mais, j'y connais rien en étoiles moi...»

C'est marrant. Qu'elle y connaisse rien. Il pourrait lui dire n'importe quoi, elle ne s'en rendrait pas compte. Mais non, il va pas faire ça. Il leva la tête, et chercha, pendant quelques secondes. Puis il leva son doigts vers la voûte étoilée. Un doigt avec un pansement collé dessus.

«  Tiens. C'est là. La constellation du cancer. »

Il avait eu du mal à la retrouver. Les constellations, c'est tellement stupide. Des gens qui s'ennuyaient avaient juste probablement tracé des points entre des étoiles, parfaitement au hasard, et dessiné des animaux dedans. Des animaux coincés dans les étoiles. Un jour, il en inventerait une, lui aussi. Sa propre constellation. En forme d'étoile. Inception.

«  Tu vois, celle qui brille beaucoup. Et les deux sur le coté. Ça fait une genre de fourche. C'est censé être les pinces, j'crois. Bon d'accord, ça ressemble pas vraiment à des pinces. Faut de l'imagination. Et beaucoup de bonne foi. »

Il avait envie de dire que c'était stupide, de toutes façons, et qu'il fallait vraiment être con pour s’intéresser à ces choses là. Histoire de se justifier. De garder l'image du Tony qui cassait la gueule des gens qui avaient le malheur de le regarder de travers. Qui écoutait rien en classe, et qui savait même pas lire, probablement. Ou pas assez pour pouvoir un jour ouvrir un livre d'astronomie. Mais ces mots restèrent bloqués dans sa gorge.
Il se tourna vers elle, fronça les sourcils. Chercha dans ses yeux d'autres traces de larmes. La regarda un instant, comme pour lui dire « je ne t'aime pas Standford. Mais je pars pas tant que t'es dans cet état. ».

«  Mais on s'en fout non ? Pourquoi tu pleures ? »

Ça avait le mérite d'être clair, direct, et indélicat. Avec une pointe indifférence en surface, mais un vrai sérieux dans les yeux.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Avery C. Standford
Ecume
avatar

Messages : 347
Date d'inscription : 16/10/2012
Âge du personnage : dix NEUF ans
Section : écume
Classe : h

MessageSujet: Re: et mes rêves s'accrochent à tes phalanges ▇ tony   Lun 30 Déc - 15:41

OH LIGHTS GO DOWN IN THE MOMENTS WE'RE LOST AND FOUND.
«  Tiens. C'est là. La constellation du cancer. » Il avait levé son doigt, avec un pansement dessus parce que Tony avait toujours des pansements sur lui, des petites blessures par-ci, par-là, et s'il n'avait pas eu l'air si renfrogné, on aurait juste pu croire qu'il était très maladroit et qu'il passait sa vie à tomber dans les escaliers. Et juste pour cette fois, juste pour aujourd’hui, Tony serait simplement tombé dans les escaliers.

Le regard brouillée de l'adolescente suivit la direction indiquée : non, ça ne ressemblait pas vraiment à des pinces ou à quoi que ce soit d'autre d'ailleurs. Mais, elle n'aurait jamais su et Tony, avait, pour la première fois depuis qu'elle avait entendu parlé du petit voyou de son année, l'air de savoir beaucoup plus de choses qu'il ne voulait bien le laisser paraître. Peut-être que lui aussi, ça lui faisait un peu de bien de se vider la tête à bord d'une fusée imaginaire et de se raconter pleins d'histoires en se disant que l'Univers c'était quelque chose de tellement grand qu'il faudrait plus d'une centaine de vie pour en faire seulement le tiers.

«   Mais on s'en fout non ? Pourquoi tu pleures ? » Avery sentit le regard du garçon sur elle, détournant soudain les yeux vers un objet à l'autre bout de la salle. Elle porta une nouvelle fois la manche à ses yeux. Elle aurait voulu avoir la force de se lever et de courir, courir à en perdre ses jambes. Pourtant, elle n'avait attendu que ça, quelqu'un. Quelqu'un pour la réconforter, pour lui dire que ce n'était pas grave ces choses là. Quelqu'un. Mais, pas Tony Ruiz. Parce qu'au fond, qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire les états d'âme de la cadette Standford? Qu'est-ce qu'il faisait encore là quand sa voix sonnait comme s'il n'en avait rien à faire ?

Les choses se brisaient entre ses doigts non ?

« C'est compliqué, pas ton genre de truck...» Av souffla, laissant un long moment de silence. Elle avait nerveusement entrecroisés ses doigts, sentant une nouvelle vague de larmes sur le point de se barrer explorer l'Univers. Il y avait cette boule dans sa gorge et cette peine dans son cœur, comme s'il se déchirait lentement en deux. Il y avait toutes ces étoiles au-dessus d'eux. Il y avait cette petite fille morte de trouille qui ne savait plus bien parce que tout partait en vrille, son monde, son corps, elle-même.

« Hey Ruiz, si tu savais, qu'est-ce que ça changerait ? J'veux dire, qu'est-ce que tu ferais de toutes façons pour...» Elle avait tourné les yeux vers lui, pour le regarder en face avec ses yeux bouffies et son nez qui coule, hésita un peu avant de rajouter : «...quelqu'un comme moi ? »

Pourrie de l'intérieur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tony Ruiz
Ecume
avatar

Messages : 440
Date d'inscription : 22/12/2013
Age : 21

MessageSujet: Re: et mes rêves s'accrochent à tes phalanges ▇ tony   Lun 30 Déc - 19:07





Elle ne comprenait pas.
Son regard suivait le doigt de Tony pour venir se perdre dans les étoiles qui éclaboussaient le plafond, et elle ne voyait pas, ou ne faisait pas l'effort de voir sa constellation, au milieu de ses larmes. Il s'en foutait, un peu au fond, qu'elle y croie ou pas. L'important, c'était qu'elle oublie un peu les raisons de ses larmes. C'était une tactique comme une autre, parler de choses aussi futiles que l’astrologie.
Pour pouvoir ensuite poser la question fatidique.

Pourquoi tu pleures, Avery ?

« C'est compliqué, pas ton genre de truc..»

C'était une peine de cœur. Ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. Il y avait ce ton dans la voix qui avait perdu toutes ses couleurs. Un tremblement, une boule dans la gorge. Il reconnaissait le chagrin d'amour. Il l'avait vu dans les films, il l'avait lu dans les livres. Et évidement, les chagrins d'amour, ça pouvait pas être son genre de truc. Après tout, qu'est ce qu'elle en savait, Standford, ce qui était son genre de trucs, hein ? Les gens croyaient toujours que Tony était en acier. Que rien ne pouvait le toucher. Qu'on pouvait dire n'importe quoi, qu'il pourrait vivre toute sa vie sans jamais ressentir de peine. Et ben ils avaient tort.

« Hey Ruiz, si tu savais, qu'est-ce que ça changerait ? J'veux dire, qu'est-ce que tu ferais de toutes façons pour...quelqu'un comme moi ? »

Elle tourna vers lui ses grands yeux de noyée. Il n'arrivait pas à en voir la couleur, dans la pénombre. Il voyait juste les larmes qui brillaient dedans. Il fronça les sourcils. Durcit son expression. A force d'essayer d'oublier qu'il n'aimait pas Avery, il avait oublié qu'elle non plus ne l'aimait pas.

« Ce que ça changerait ? Rien du tout. Pour moi en tout cas. Qu'est ce que tu veux que je fasse après tout ? C'est pas mon genre de truc. »

Il répétait l'expression mot pour mot. Avec l'expression boudeuse, la seule que la plupart des gens lui connaissaient.

« Et c'est censé vouloir dire quoi, quelqu'un comme toi ? Tout le monde est comme toi. Ou alors personne ne l'est. Faut voir. »

Ça changeait quoi ? Qu'elle soit Avery ou quelqu'un d'autre, Tony ne pouvait pas supporter de voir quelqu'un pleurer.

« Tu peux dire ce que tu veux, de toutes façons. Je ferais semblant de pas écouter, si tu préfères. »

Il était près à parier qu'il s'agissait de Sidney Carter. Qui d'autre pouvait mettre Avery dans cet état ? Personne d'autre. Sa vie gravitait autour de ce mec comme la Lune autour de la Terre. Il se cala au fond de son siège, et leva les yeux.
Il attendait de voir une étoile filante.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Avery C. Standford
Ecume
avatar

Messages : 347
Date d'inscription : 16/10/2012
Âge du personnage : dix NEUF ans
Section : écume
Classe : h

MessageSujet: Re: et mes rêves s'accrochent à tes phalanges ▇ tony   Lun 30 Déc - 22:07

FOR THE REST OF OUR LIVES.
«  Ce que ça changerait ? Rien du tout. Pour moi en tout cas. Qu'est ce que tu veux que je fasse après tout ? C'est pas mon genre de truc. » Avery détourna une nouvelle fois les yeux vers le sol, se recroquevillant un peu plus : elle sentit qu'elle l'avait froissé. Peut-être que ce n'était pas Tony qui cassait les choses entre ses paumes finalement mais, bien elle. Elle qui faisait tout voler en morceaux dès qu'elle avait le malheur de poser les yeux dessus. L'adolescente entoura ses genoux de ses bras pour y perdre sa tête. Oh, si elle regardait Tony, elle pourrait le casser lui aussi, oh si elle regardait les étoiles, elle allait les éteindre. Et elle ne se sentait plus le courage de l'affronter, d'affronter quoi que ce soit.

« Hey Tony, tu veux vraiment savoir ? Je suis une idiote et la reine des salopes. » Elle avait utilisé son prénom, peut-être pour la première fois depuis qu'elle l'avais appris. Elle serra le tissu entre ses doigts, les enfonça dans la chair jusqu'à atteindre les os. La tête en vrac, le cœur en bazar et le vide de l'intérieur. Son front toujours collé contre ses bras pour laisser s'échapper au creux de son corps ses morceaux de cristal.

« Et tu sais le pire dans tout ça ? C'est que c'est un connard. Un putain de connard que j'aime à en crever. Il pourrait juste être un connard, comme un autre, comme tous les autres, je sais pas... Mais, lui, c'est le connard le plus extraordinaire que je connaisse. Et j'ai cru que...que...mais, il est juste tellement con ! Tellement tellement con ! Et je l'aime quand même. J'aime quand il me sourit et sa fossette, j'aime ses yeux, j'aime son air concentré quand il arrive pas à jouer un morceau et qu'il est capable d'y passer toute la nuit et quand il décroche toujours à 3 heures du matin et quand il prend ma main dans la sienne et quand on s'enfile des barbe à papa jusqu'à en être malade et quand il est là parce qu'il est toujours là ! J'aime quand...Mais, il a tout gâché. Il a tout gâché. Parce que c'était Elle. Et je l'ai toujours su, à partir du moment où il m'a dit pour elle, je le savais que c'était elle. Et je...j'ai juste failli tout casser. J'ai juste fait une bêtisé. Et je suis désolée. Tellement tellement désolée de tout. Si tu savais. Et ça fait tellement mal. Je croyais pas que tout ça faisait tellement mal ! » Tout avait explosé comme un feu d'artifice. Les mots étaient sortis d'eux-mêmes, comme une cascade sans qu'on puisse les arrêter. Av pleurait, toutes les larmes qu'elle pouvait encore produire, à en relever la tête pour ne pas s'étouffer avec et à en mettre les mains devant ses yeux pour les retenir. Son cœur battait à lui déchirer la chair et sa tête tournait comme si elle avait fait des montagnes russes trois à  la suite. Elle était secouée par la violence des sanglots qui s'entrechoquaient à l'intérieur et ça faisait des éclats, des éclats de sentiments éparpillés un peu partout sur le sol.

Et Avery, elle ne savait pas, elle ne savait plus pourquoi elle disait tout ça. Elle ne pouvait plus s'arrêter, ça explosait dans l'air tout seul. Elle ne pouvait que se presser la poitrine, les yeux, la tête. Elle pleurait comme si c'était la fin du monde, la fin de sa vie, comme s'il n'y avait plus rien après. Et Tony, Tony il n'en avait sûrement rien à faire, Tony, il voulait qu'elle arrête de pleurer mais, elle pleurait comme une enfant. Elle pleurait tellement qu'elle allait finir par les noyer dans le planétarium.

« Mais, je pourrais jamais lui pardonner ! Je pourrais jamais lui... »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tony Ruiz
Ecume
avatar

Messages : 440
Date d'inscription : 22/12/2013
Age : 21

MessageSujet: Re: et mes rêves s'accrochent à tes phalanges ▇ tony   Mar 31 Déc - 9:36




« Hey Tony, tu veux vraiment savoir ? Je suis une idiote et la reine des salopes. »

Électrochoc. Avery a l'air de se briser en milliers de petits morceaux à la seconde où elle prononce ces mots. Parce qu'elle les pensait. Et ça faisait mal. Ça lui faisait mal, à Tony, d'entendre ça, lui le premier à dire, la veille peut-être, qu'Avery était une idiote. Une salope, éventuellement. Si il était de mauvaise humeur. Mais de l'entendre dire ça, elle même, c'était horrible. De l'entendre se détruire elle-même avec ses propres mots, et se recroqueviller sur son siège pour s'achever.

« Arrête » dit Tony. Mais pas assez fort. Il avait soufflé ça, instinctivement, pour qu'Avery se taise. Mais même lui ne s'entendait pas.

Et elle commença. Des flots de mots s'échappaient de ses lèvres, et des flots de larmes de ses yeux, et il sentait sa détresse s'échapper de tout son être et venir dégouliner sur le sol en moquette du planétarium. Et Tony, il avait l'impression que son cœur venait de heurter un iceberg, et qu'il sombrait dans les abysses tellement elle se faisait mal, tellement elle pleurait, à parler de Sidney, Sidney, Sidney, Sidney, et Tony se sentait écrasé par cette avalanche de mots lourds de chagrin.
Et il se détestait, à cette seconde précise. Parce que tout ce qu'il voulait dire sur Sidney, c'était que oui, c'était un gros con, le plus gros con de la Terre, de l'univers et de tous les univers parallèles à ne pas exister, qu'il méritait tout ça et qu'elle le méritait aussi. Que c'était bien fait, qu'ils avaient cherché à être malheureux. C'est ça qu'ils faisaient non ? Courir après leur propre malchance.
Mais ça lui faisait du mal, de l'entendre parler de Sidney comme ça. C'est comme si il était forcé de le regarder à travers ses yeux plein de larmes, forcé de reconnaître que Sidney pouvait être aimé, et d'ailleurs, il était aimé, ce con. Par elle. Et par Effie. Effie la princesse parfaite aux cheveux blonds et à l'impossible douceur. Et il se sentait horrible à le penser, mais comment Avery pouvait-elle bien rivaliser avec une fille pareille ?

Il avait envie qu'Avery la ferme. Il avait envie que son supplice s’arrête, qu'elle arrête de répéter, encore et encore, qu'elle le détestait, mais qu'elle l'aimait, mais qu'elle le détestait. Mais il n'était pas là pour ça. Il avait fermé les yeux. En les ouvrant à nouveau, il vit qu'il avait agrippé le bord de son siège à s'en faire blanchir les phalanges. Il avait la tête qui tournait, un peu.
Il voulait dire à Avery d’arrêter de pleurer.

Il respira un grand coup. Prit un air le plus sérieux du monde. Et la voix la plus douce qu'il pouvait prendre.

« Avery. C'est Avery, pas vrai ? »

Elle avait dit Tony, alors il pouvait bien dire Avery, non ? Et faire semblant qu'il n'était pas sûr de ce prénom, juste pour la forme.

« J'ai lu un magasine ce matin. Y avait un article intéressant. » Il laissa quelques secondes de suspense dans l'air. « Apparemment, des scientifiques ont découvert que le monde ne tournait pas autour de Sidney Carter. Plutôt incroyable non ? »

Il tenta un sourire, qui ressemblait plus à une grimace forcée. Cette phrase là, il l'avait gardée pour Effie. Un pansement imaginaire pour un futur coup au cœur. Mais bon. Ça ne pouvait pas faire de mal de l'utiliser maintenant. Il renifla. Il ne savait pas quoi dire. Aucun mot n'allait juste effacer autant de détresse d'un coup.

« S'il te plaît. Retire ça. Enfin, le truc de l'idiote et de la salope. T'es pas une idiote. Et encore moins une salope. Enfin, j'en sais rien. Mais y a un truc que je sais, c'est que tu dois surtout pas t'en persuader. Si tu t'aimes pas, personne le fera à ta place. C'est scientifique. »

Il disait n'importe quoi. En espérant que sa voix n'ait pas trop l'air désespérée.
Il voulait lui dire d’arrêter de pleurer.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Avery C. Standford
Ecume
avatar

Messages : 347
Date d'inscription : 16/10/2012
Âge du personnage : dix NEUF ans
Section : écume
Classe : h

MessageSujet: Re: et mes rêves s'accrochent à tes phalanges ▇ tony   Jeu 2 Jan - 10:46

I'VE BEEN WROND AND I'VBEEN DOWN SO MANY TIMES.
« Avery. C'est Avery, pas vrai ? » A travers deux sursauts, l'adolescente fit un léger hochement de tête. Elle était Avery et lui, c'était Tony. Enchanté. Et si tout avait été différent, si la petite fille à la robe bleue ne pleurait pas un océan à la lune, alors, elle aurait fait son plus grand, son plus brillant des sourires en serrant la main du petit garçon qui tombait toujours dans les escaliers. Ils auraient parlé d'étoiles toute la nuit, ils auraient même pu être amis...

« J'ai lu un magasine ce matin. Y avait un article intéressant. » Une pause. « Apparemment, des scientifiques ont découvert que le monde ne tournait pas autour de Sidney Carter. Plutôt incroyable non ? » Fou. Impensable un monde qui ne gravitait pas autour du type à la basse et aux cheveux nuit en désordre, c'était comme un monde qui aurait perdu un peu de ses couleurs, dont aurait trop dilué les teintes. Parce que Sidney avait toujours été tout, absolument tout, à partir du foutu instant où il lui avait écrasé le pied, où elle avait posé les yeux sur son expression un peu perdue, un peu à côté de la plaque. Il était devenu comme le reste de sa vie : son présent, son futur. Il était devenu ses rêves qui brillent trop forts dans la nuit noire, ses ambitions, ses doutes quand elle ne le voyait plus, ses peurs. Oh Sidney, il s'était lentement installé au fil du temps, petit à petit, si doucement qu'elle s'en était à peine vraiment rendue compte, là où jamais on ne pourrait vraiment le déloger complètement.

« S'il te plaît. Retire ça. Enfin, le truc de l'idiote et de la salope. T'es pas une idiote. Et encore moins une salope. Enfin, j'en sais rien. Mais y a un truc que je sais, c'est que tu dois surtout pas t'en persuader. Si tu t'aimes pas, personne le fera à ta place. C'est scientifique. » Elle pleurait toujours. Mais, ses yeux semblaient s'assécher et ses hoquets s'espacer, comme si ses pleurs s'essoufflaient jusqu'à l'extinction. Tout doucement, ça mourrait comme une bougie. Pare que Tony disait des mots qui ne voulaient plu dire grand chose, Tony était plus gentil qu'il ne voulait bien le laisse croire, il avait comme un masque éraflée derrière lequel se cacher. Oh Av, elle aurait voulu lui dire qu'il se trompait, qu'elle était hypocrite, égoïste et lâche, une petite fille qui n'avait pas le courage d'affronter le Destin toute seule. Elle aurait voulu lui dire qu'il ne savait pas, non, et qu'il parlait sans connaître : il ignorait la centaine de fois où elle s'était mise sur la pointe des pieds pour lui voler un baiser, il ignorait le millième de fois où elle avait refusé de l'écouter, il ignorait comment toute cette histoire n'était finalement le résultat que de sa propre indécision.

Mais, les mots restèrent coincés au fond de la gorge d'Avery Standford qui ne put que mimer vaguement un petit sourire au goût amer parce que Tony avait l'air d'un naufragé, balancé en pleine mer.

« Merci et...j'aimerai le voir, un jour...je veux dire, ce monde sans Sidney.» Elle s'essuya les joues.


LOL LA FIN. JE SUIS DÉSOLÉE J'AI L'IMPRESSION QUE CE POST SERT A RIEN A PART QU'ELLE ARRÊTE DE PLEURER HAHA. LOVE ;w; ♥
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tony Ruiz
Ecume
avatar

Messages : 440
Date d'inscription : 22/12/2013
Age : 21

MessageSujet: Re: et mes rêves s'accrochent à tes phalanges ▇ tony   Jeu 2 Jan - 12:21




Tony était infiniment soulagé de voir les dernières traces de larmes sécher sur les joues d'Avery. Soulagé que ses sanglots s'espacent pour finalement s’arrêter. Il sentit qu'un nœud se lâchait au fond de sa poitrine. Alors il pouvait croiser le regard de la rousse sans se sentir malade.
Les présentations étaient faites, les mots de consolation lancés avec rudesse. Réconforter les gens, ce n'était pas un talent qu'on lui prêtait aisément. Il était trop brusque dans ses méthodes, trop rude, trop méchant. Mais au final, ça marchait, c'était le principal.

« Merci et...j'aimerai le voir, un jour...je veux dire, ce monde sans Sidney.»

Il eut un petit rire. Bien sûr que non, elle ne voulait pas d'un monde sans Sidney. Si ? Il serait si facile pour elle de juste se décider à l'oublier, à faire disparaître son existence, brûler ses photos, le genre de trucs qu'ils font dans les films.

« Moi aussi. T'as pas idée. »

Un monde sans Sidney Carter. Le rêve. Plus du garçon à la basse qui faisait tomber les filles. Sidney Carter dont le seul et unique crime était d'avoir décroché le cœur d'Effie, en écrasant celui d'Avery au passage. C'était bien suffisant pour que Tony le déteste avec passion. Il n'arrivait même plus à discerner la jalousie, dans cet amas de trucs qu'il ressentait quand il voyait Effie lui sourire. Alors qu'il ne pensait même pas être amoureux d'elle. Il n'osait pas imaginer ce qu'Avery pouvait ressentir.
Il se renfrogna, et se cala au fond de son siège. Donnant machinalement des coups au siège vide de devant.

« Je crois que vous vous trompez en tout cas. Votre amour il est pas vraiment tragique. Tragique, c'est quand quelque chose vous empêche de vous aimer. Mais là personne vous empêche. A part vous ». Il fit une pause. « Tu crois que c'est le seul et qu'il n'y aura plus jamais personne. Mais t'as tort. »

Il l'avait cru aussi. Que le premier amour était le dernier. Que celle là, c'était la bonne, la seule, l'unique personne dont on ait besoin dans sa vie. Et quand on la perd, on croit mourir, parce qu'il n'y aura plus personne après. Ça passait. Normalement. En fixant Avery, ses larmes sèches et ses yeux rougis, il se demanda combien de temps ça prendrait.

« En attendant, tu sais, je peux aller lui péter la gueule à ta place. Ça fait longtemps que je me cherche une excuse à vrai dire. »

Mais il ne serait pas responsable d'éventuels dommages définitifs faits au joli visage de Carter. Ni de la garantie qu'elle le reconnaîtrait après. C'était peut-être le remède miracle, remarque.



    lololol c'est court un peu. ♥
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Avery C. Standford
Ecume
avatar

Messages : 347
Date d'inscription : 16/10/2012
Âge du personnage : dix NEUF ans
Section : écume
Classe : h

MessageSujet: Re: et mes rêves s'accrochent à tes phalanges ▇ tony   Ven 3 Jan - 13:15

YOU LIGHT UP THE SKY TO SHOW ME THAT YOU ARE WITH ME
« Effie. Il sort avec Effie. » souffla-t-elle dans un demi-sourire. Depuis le début, le moment où elle avait réalisé que Sidney n'était plus Disneyland, qu'il n'avait plus huit ans mais, bien dix de plus et que, c'était enfin devenu un homme, depuis l'instant où elle lui avait dit, il y avait toujours eu Effie. Sa petite silhouette d'ange si difficile à détester mais, si douloureuse à aimer, qui pesait sur leurs cœurs, il y avait son ombre dans chaque baiser, chaque regard et chaque mot. Toujours, Effie restait là comme un petit goût amer à leur bonheur qu'on ne pouvait pas faire disparaître, se faisant parfois plus présente que d'autres. A peine l'avaient-ils perdus, qu'elle réapparaissait avec ses douces boucles d'or et ses sourires tendres, juste derrière eux, juste là où on ne pourrait jamais l'oublier.

« Et maintenant, c'est Elle qui compte...» Elle la plus importante, Elle qui brillait plus fort que tout, Elle à qui il n'avait rien dit, Elle qu'il avait retenue. Trois ans plus tôt, ça aurait été Avery, il l'avait juré que ça serait Standford pour la vie et qu'ils seraient toujours ensemble, peu importe le reste. Mais, Av s'était réveillée trop tard, elle avait loupé le train et elle s'était  misérablement cassée la figure sur les quais quand elle avait crû que tout pouvait se rattraper. Et au final, Sidney, il n'avait pas été cap de rester pour toujours.

« Et moi je...suis pas assez forte pour l'attendre mais je...j'ai peur...» Parce que Av, elle était déjà fatiguée d'attendre, Av elle n'avait pas le courage de Sidney de rester à attendre pendant des années que peut-être, par miracle, il finirait par changer d'avis. Av elle aurait aimé être héroïque, forte et la plus courageuse des petits filles mais, elle restait cette pleurnicheuse qui avait peur d'avancer toute seule. Parce que toute sa vie, il y avait eu Sidney derrière pour lui prendre la main, lui sourire et lui donner la bravoure qui lui manquait. Oh, est-ce qu'elle pourrait s'en sortir dans un monde sans Carter ? Parce qu'il n'avait pas été le premier et vraisemblablement, il avait choisi de ne pas être le dernier mais, il avait été son plus fort, son plus grand amour de toute la vie, même avant que ce soit une sorte d'amour qui fasse mal. Elle l'avait toujours, toujours aimé.

« Je...un jour j'irai là-haut...peut-être que je le trouverai ce monde sans Lui. » L'australienne baissa le ton, leva les yeux au plafond et eut un autre sourire, un peu moins gris que les précédents : c'était un secret. Un secret entre eux, un secret d'enfant, que personne d'autre ne pourrait comprendre, que Tony finirait sûrement par oublier lui aussi. Mais, pas Avery, parce qu'elle avait envie de croire le garçon aux pansements malgré ses yeux toujours un peu embués et son cœur en peine, elle avait envie de croire très fort qu'il y avait un autre monde sans Sidney, sans Effie, qu'elle pourrait remplir d'étoiles pour le rendre tout aussi brillant que l'ancien. Elle ajouta, un peu comme une promesse : « Et peut-être même qu'un jour, s'tu lèves les yeux, tu me verras passer dans ma fusée...»

« En attendant, tu sais, je peux aller lui péter la gueule à ta place. Ça fait longtemps que je me cherche une excuse à vrai dire. »

Elle parut ensuite réfléchir quelques minutes, en jouant avec une de ses mèches et se mordillant la lèvre de son expression la plus concentrée malgré son visage encor bouffi par le torrent salé qui s'asséchait doucement sur sa peau à coups de manches.

« Je crois que...ça serait pas une bonne chose...et puis, il aurait aucune chance contre Tony Ruiz mais...c'est l'une des plus gentilles choses que l'on aurait faite pour moi. » Elle renifla longuement, pour retenir un nouvel assaut de sanglots et tenta un sourire crispé pour retenir le nouveaux flux : elle aurait voulu user ses dernières larmes pas pour Sidney mais, pour la gentillesse cachée de Tony.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tony Ruiz
Ecume
avatar

Messages : 440
Date d'inscription : 22/12/2013
Age : 21

MessageSujet: Re: et mes rêves s'accrochent à tes phalanges ▇ tony   Ven 3 Jan - 15:47




« Effie. Il sort avec Effie. »

Oui, grande nouvelle, merci beaucoup. Tony leva les yeux au ciel, tache difficile dans la mesure où il regardait déjà le plafond. Il tapa encore dans le siège de devant d'un air maussade.
Évidement qu'il n'y avait qu'Effie. Il ne pouvait y avoir qu'Effie. Effie était l'étoile la plus brillante du ciel. Quand elle parlait, c'était comme si une armée d'ange était venue masser collectivement le dos des gens qui écoutaient sa voix divine. La plus belle couleur était celle des yeux d'Effie. La plus douce matière celle des cheveux d'Effie. La meilleure odeur était celle d'Effie. C'était une vérité universelle.
Il se laissait bercer par la voix d'Avery, qui continuait sur sa lancée, disait qu'elle n'était pas assez forte, pas assez forte pour égaler Effie, et ça peinait Tony, de ne pas pouvoir la contredire, alors que lui-même avait monté Effie sur un piédestal, si haut que personne au monde ne pouvait l'atteindre.

« Je...un jour j'irai là-haut...peut-être que je le trouverai ce monde sans Lui. Et peut-être même qu'un jour, s'tu lèves les yeux, tu me verras passer dans ma fusée...»

Ses yeux redescendirent sur Terre, et il sourit à Avery. Se demandant si elle voulait vraiment aller dans l'espace, ou si il s'agissait juste d'une très belle métaphore. Si s'en était une, il voulait bien une petite place dans sa fusée. Et en attendant d'aller voir les étoiles, il aurait bien voulu d'abord faire de tour de la Terre.

« Ouais. J'espère que tu vas y arriver. Enfin, bonne chance. »

Il ne pensait pas vraiment qu'elle allait le trouver, son monde sans Sidney. Elle l'avait trop dans la peau. Ça se voyait. Ça faisait de la peine, un peu à Tony. Qu'aucun d'entre eux n'allait être heureux sans qu'un autre ne le soit pas. Les triangles amoureux, dans les films, c'était toujours des trucs glamour, mais dans la vraie vie, y a rien de plus triste.
Et le voilà en train d’espérer sincèrement qu'elle allait passer à autre chose. Quelques années plus tôt, il aurait pensé que c'était inconcevable. Et puis pouf. Effie.
Tony soupira, et repartit perdre son regard dans les constellations. Il n'avait pas toujours été intéressé par le ciel. Loin de là.

« Je crois que...ça serait pas une bonne chose...et puis, il aurait aucune chance contre Tony Ruiz mais...c'est l'une des plus gentilles choses que l'on aurait faite pour moi. »

Tony sourit. Doublement. Pour l'insinuation sur la force physique de Sidney, et aussi pour la dernière remarque. Si il avait su que les filles aimaient qu'on propose de frapper l'amour de leur vie... il écrirait un livre là dessus.

« T'as raison. Je vais pas y toucher, à Carter. Après ce sera de ma faute encore. Et tu sais quoi, j'ai même plus trop envie de le frapper aujourd'hui. » Et en voyant Avery retenir de nouveaux pleurs. « Eh. Avery. C'est normal ce que je fais, ok ? Garde tes larmes pour quand tu en auras vraiment besoin. »

Autre sourire. Un peu plus coincé, mais aussi un peu plus sincère. Tony ne déteste plus du tout Avery.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Avery C. Standford
Ecume
avatar

Messages : 347
Date d'inscription : 16/10/2012
Âge du personnage : dix NEUF ans
Section : écume
Classe : h

MessageSujet: Re: et mes rêves s'accrochent à tes phalanges ▇ tony   Lun 10 Mar - 20:15

THERE'S MAGIC EVERYWHERE YOU GO
« T'as raison. Je vais pas y toucher, à Carter. Après ce sera de ma faute encore. Et tu sais quoi, j'ai même plus trop envie de le frapper aujourd'hui. » Un sourire se dessina sur les lèvres de l'adolescente, un peu tordu par le nouvel océan retenu aux portes de ses yeux, mais, un sourire tout de même de ceux qui relèvent la commissure, pincent les lèvres pour retenir un éclat, un de ces sourires complices qui réchauffent de l'intérieur comme un soleil. C'était doux comme du chocolat, comme du coton, doux comme des pansements arc-en-ciel qu'on aurait appliqué un peu maladroitement sur ses plaies et ses égratignures, c'était doux à s'en faire, pour une fois, du bien.

« Eh. Avery. C'est normal ce que je fais, ok ? Garde tes larmes pour quand tu en auras vraiment besoin. » Il semblait gêné un peu, mal à l'aise avec son sourire un peu coincé : depuis le début, c'était comme si Tony ne savait plus vraiment sur quel pied danser avec elle. Tony la brute, Tony le voyou, le bandit, le malfrat, le hors-la-loi...finalement, Tony c'était juste un super-héros qu'on ignore, un super gentil caché par son air belliqueux. Et Avery ne voulait plus embarrasser Tony avec ses élans de larmes et son cœur en noyade, son esprit en dérive : elle voulait devenir elle aussi une héroïne, au moins un peu, pour au moins quelques minutes. Parce que Tony ne pouvait pas effacer tous les souvenirs, tous les maux, les écorchures et les larmes en un claquement de doigts, il n'était pas magicien, mais, il semblait faire du mieux qu'il pouvait.

Alors, elle hocha la tête docilement comme pour dire d'accord, d'accord je comprends, d'accord j'arrête, d'accord tu as raison, comme une petite fille avec des petits morceaux d'étoiles toujours brillants au fond des yeux. Elle s'essuya une énième fois le visage de sa manche et renifla un peu, elle en avait le nez rouge d'un clown à force puis, l'adolescente lui assena une timide pichenette sur la joue avec un sourire un peu plus grand, un peu plus droit.

« Hey monsieur super Tony, j'sais pas si on te l'a déjà dit mais, c'est beaucoup mieux quand tu souris. Tu devrais le faire un peu plus souvent. » Avery aurait voulu avoir huit ans pour toujours et Tony aurait été son héros, avec sa cape dans le vent et sa culotte fluorescente par-dessus ses collants moulants, celui qui lui tapote gentiment les cheveux en lui promettant que tout irait bien. Elle lui ferait alors un grand sourire pour qu'il retourne sauver le monde. Elle n'était pas vraiment sûre de comment il le prendrait, elle se sentait un peu hésitante comme deux amis qui commencent à s'apprivoiser...

Mais, elle était sûre d'une chose : l'humanité se trompait sur le véritable Tony Ruiz et elle avait tort parce que c'était un type bien, sacrément bien.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tony Ruiz
Ecume
avatar

Messages : 440
Date d'inscription : 22/12/2013
Age : 21

MessageSujet: Re: et mes rêves s'accrochent à tes phalanges ▇ tony   Sam 29 Mar - 15:30





Il se tendit, imperceptiblement, quand la main d'Avery s’approcha de son visage, pour se relâcher une fois la pichenette reçue. Il était surpris, un peu. Et content, qu'Avery ait essuyé pour la millième fois ses yeux encore rouges et humides, et tenté un sourire timide. C'était agréable. Plus que quand les larmes coulaient sur ses joues.

« Hey monsieur super Tony, j'sais pas si on te l'a déjà dit mais, c'est beaucoup mieux quand tu souris. Tu devrais le faire un peu plus souvent. »

Remarque qui ne manqua pas de le faire froncer les sourcils, comme à chaque fois qu'on lui demandait de sourire. Mais c'était pas très grave. Il n'était pas fâché, même par rapport au ton un peu enfantin qu'elle utilisait, le surnom ridicule, la pichenette … C'était étrange, un peu comme si il y avait une complicité entre eux, alors qu'il lui avait parlé pour la première fois quelques minutes auparavant. C'était étrange, mais il aimait bien, alors il sourit encore une fois, en s'appliquant. On remonte les coins des lèvres, et on montre même un peu ses dents. Là. Voilà. Un sourire pour toi, Avery Standford. Après tout, un sourire pouvait guérir toutes les blessures, non ? A moins que ce soit le temps. Il savait plus. Mais ça faisait pas de mal d'essayer. Dans les pharmacies, ils avaient pas de rayon spécial chagrin d'amour.

Il se redressa un peu, tenta d'étirer son sourire encore un peu, esquissa un geste pour lui rendre sa pichenette, mais se ravisa, comme si elle pouvait voler en éclat au contact de son doigt. Au dernier moment, il posa sa main sur l'épaule d'Avery et serra doucement. Merci, de rien, ne t'inquiète pas. Petit signe pour dire que tout ira bien.

« Qu'est ce que tu vas faire maintenant, Avery Standford ? »

Le nom avait fusé tout seul, un peu formel, mais tellement naturel à utiliser. Tony était nul, avec les noms. Il appelait ses amis par leur prénom. Les gens qu'il n'aimait pas par leur nom de famille. C'était Effie, c'était Misha, et puis Carter. Mais Avery, il ne savait pas. Elle n'était plus Standford, mais pas encore juste Avery. Alors il tentait un mélange des deux.
Qu'est ce que tu vas faire, Avery Standford ? Laisser tomber ? Trouver ton rayon chagrin d'amour dans la pharmacie ? Ou alors te battre, montrer à Sidney Carter que les sentiments ne sont pas des jouets ? Tony avait la tête lourde et fatiguée. Il n'était même plus sûr de pourquoi il se souciait des problèmes de cœur d'Avery, mais en tout cas, il le faisait.

Puis il dit, si doucement qu'il n'était même plus sûr de vraiment l'avoir dit :

« Toi aussi, t'es mieux quand tu souris. »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Avery C. Standford
Ecume
avatar

Messages : 347
Date d'inscription : 16/10/2012
Âge du personnage : dix NEUF ans
Section : écume
Classe : h

MessageSujet: Re: et mes rêves s'accrochent à tes phalanges ▇ tony   Lun 28 Avr - 20:22

SO TELL EVERYBODY I'M ON MY WAY
Tony sourit à en dévoiler ses dents blanches et Avery malgré son cœur un peu lourd, elle aurait voulu pouvoir rester toute la vie comme ça à sourire en essayant de relever ses commissures le plus haut possible, comme si c'était la chose la plus importante au monde. Sourire à s'en faire des crampes pas possible à la mâchoire sous les étoiles, c'était peut-être ça la clé du bonheur, le secret dont on ne parlait pas dans les films ou les chansons. Puis, le garçon posa sa main sur l'épaule de l'adolescente comme signe de réconfort : c'était étrange un peu parce que quand il était rentré, elle aurait voulu disparaître et ne jamais le croiser mais, maintenant, elle se sentait presque capable de le suivre jusqu'au bout du monde pour la petite chaleur bienveillante qu'il lui apportait. C'était timide, c'était maladroit comme deux gosses mais, c'était doux, sincère comme un rayon de soleil sur la peau.

« Qu'est ce que tu vas faire maintenant, Avery Standford ? » La cadette Standford prit un air un peu plus sérieux, plus vague, elle balaya le ciel comme si elle cherchait une réponse: à vrai dire, elle n'en savait trop rien. Elle avait décidé que pour ne plus embarrasser Tony, elle ne pleurerait plus ou du moins, elle essayerait vraiment très fort. Mais, pour Sidney, y avait-il vraiment quelque chose qu'elle pouvait faire en y réfléchissant? Il tenait toujours la main d'Effie, il avait toujours Effie près de lui pour le consoler et lui dire des mots d'amour alors qu'elle se retrouvait à pleurer dans un planétarium obscur. Lui irait probablement bien alors, elle aussi, elle avait le droit de trouver sa propre fin heureuse ou quelque chose...

« Je sais pas trop. Je...Je crois que je vais essayer de trouver mon...propre bonheur. J'pas vraiment le choix je crois. Et...je peux toujours tenter un truck avec ma guitare, en attendant...ça peut être bien. » Elle tenta un petit sourire, à moitié convaincue. Maintenant qu'il ne fallait plus que Sidney soit au centre de sa vie, cela faisait un grand vide: un peu comme quand on décide de ranger ses tiroirs et qu'on met de côté toutes ces choses accumulés au fil du temps de côté pour faire de la place, ça fait du vide. Du vide pour accueillir les nouvelles babioles et les nouveaux souvenirs.  

« Erm sinon je vais y aller je pense...eh salut alors.» fit-elle un peu gênée, sentant qu'il était peut-être temps d'achever ce moment magique avant qu'il ne se fane. Elle se releva mal à l'aise, pas vraiment sûre de la marche à suivre en se mordillant nerveusement la lèvre inférieure. Avery fit un signer de la main raide et engagea deux pas vers la sortie avant de s'arrêter nette. Elle se tourna après une hésitation, revint vers Tony et l'enlaça le plus maladroitement du monde, en essayant de ne pas l'étouffer.

« Merci. » Puis, elle écourta rapidement le contact avant de lui laisser le temps de répondre quoi que ce soit ou d'avoir le temps de regretter ce qu'elle venait de faire et s'éloigna brusquement avec l'impression d'un véritable incendie au niveau de ses joues. Avery quoi que toujours bien trop raide prit le temps de se retourner vers le garçon en lui décochant son plus grand sourire et de crier :

« Hé Ruiz celui-là il est pour toi, alors t'as intérêt à me le rendre au centième la prochaine fois qu'on se croise okay?!! » L'adolescente se faufila par la porte. Elle se sentait mieux, beaucoup mieux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tony Ruiz
Ecume
avatar

Messages : 440
Date d'inscription : 22/12/2013
Age : 21

MessageSujet: Re: et mes rêves s'accrochent à tes phalanges ▇ tony   Sam 31 Mai - 12:00




Il écoutait Avery répondre, un peu hésitante, parler de ce qu'elle allait faire, trouver son propre bonheur, la musique, toutes ces belles choses sous le faux ciel étoilé et il avait l'impression d'être dans un film tellement c'était niais. Sauf que le truc, c'est que les films niais, il aimait bien. Et quand ça arrivait dans la vraie vie, c'était encore mieux. Alors il ne pouvait pas s’empêcher de sourire parce que merde, il avait réussi à faire en sorte qu'elle s’arrête de pleurer, et venant de lui, c'était fort quand même. Vous savez, Tony la brute, tout ça. Peut-être qu'il n'avait jamais autant souri de toute sa vie, parce que ça commençait à faire mal aux joues, ces conneries là.
Il ne disait rien, parce qu'il ne voulait pas la couper dans son élan, elle avait les yeux qui brillaient quand elle parlait de sa guitare et même si Tony n'y comprenait rien, il trouvait ça trop classe. Il était sûr qu'Avery devait être super cool. Enfin, quand elle ne pleurait pas à cause de ce con de Sidney Carter.

Et puis le moment était fini, elle se leva, maladroitement, fit mine de partir, et revint étouffer Tony dans un câlin tout aussi maladroit et sincère, mais carrément inattendu, qu'il ne sut pas trop comment lui rendre.

« Merci. »

Ben, de rien, il faillit dire. Mais ça aurait été super nul, alors il ne dit rien du tout. Et puis concrètement, il avait rien fait, à part balancer tout ce qu'il savait sur l'astrologie et ressortir des conseils qu'il avait vu dans un film. Formule testée scientifiquement et efficace à 98 %. Tous nos patients approuvent.
Et il eut même pas besoin de trouver quoi répondre en fait, parce qu'Avery l'avait laché et lui souriait avec les joues rouges comme le fauteuil sur lequel il était assis.

« Hé Ruiz celui-là il est pour toi, alors t'as intérêt à me le rendre au centième la prochaine fois qu'on se croise okay?!! »

Rendre quoi ? Le câlin ? Le sourire ? Il était un peu perplexe, mais la partie de la phrase où ils se recroisaient lui plaisait bien. Ça fait comme si ils étaient devenus amis pendant ce petit moment, et c'était cool. Il vit Avery sortir comme un courant d'air, et cria au dernier moment :

« Hey, Avery Standford, ma proposition de casser les genoux de Carter pour toi tient toujours, ok ?! »

Mais la porte était déjà fermée.
Tony eut un petit rire. Il venait de gagner une sorte d'amie à la vie trop tragique, et elle venait de gagner quelqu'un sur qui pleurer si jamais les choses se compliquaient. Une bonne affaire, non ?
Il reporta son regard sur la voûte étoilée et se dit qu'il était vraiment trop niais.
Il souriait toujours.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: et mes rêves s'accrochent à tes phalanges ▇ tony   

Revenir en haut Aller en bas
 

et mes rêves s'accrochent à tes phalanges ▇ tony

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Mains sèches et crèmes
» Gondor vs Isengard
» 4000 pts Nécrons versus 4000 pts garde/squats le retour
» Mon mini rally et modif a venir (revomania)
» Fruits de Bardane + 2ème Photo

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: L'Académie - Akuriru Gakuen :: 2ème étage :: Planetarium-